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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Après sa rencontre avec la présidente Dilma Rousseff le 10 juillet 2013, le Chef RAONI d'Amazonie, Brésil a adressé un message aux dirigeants de tous pays

Le 10 juillet 2013, le Cacique Raoni, célèbre dans le monde entier pour sa lutte en faveur de la préservation de la forêt amazonienne, était enfin reçu, après plusieurs annulations, avec une délégation de représentants indigènes par la présidente du Brésil Dilma Rousseff, à l'origine de la reprise, sous la présidence de Lula Da Silva, du projet de barrage de Belo Monte.

Un texte a été remis ce jour-là par le Cacique et la délégation à la chef de l'état brésilien (la traduction intégrale du document est disponible sur www.raoni.com). Les principales violations des droits des indigènes y sont rappelées et il y est fait état de leur très forte inquiétude à propos de dispositifs législatifs, proposés, votés ou sur le point de l'être sous la présidence de Dilma Rousseff, ceux-ci visant à revoir à la baisse leurs droits fondamentaux, à réviser les frontières de leurs territoires, fussent-ils démarqués et à faciliter la possibilité de développer des projets miniers ou énergétiques (grands barrages) en terre indigène sans consultation préalable.

La présidente du Brésil a apposé sa signature au document et affirmé qu'elle soutenait les indiens dans leur lutte pour la préservation de leurs droits et de la forêt amazonienne. Toutefois le Cacique Raoni n'est pas dupe, les paroles n'étant pas suivi des actes depuis le début des trois années de gouvernance de Dilma Rousseff. Les signaux envoyés pendant les 1000 premiers jours par cette administration (autorisation illégale de début de travaux pour le barrage de Belo Monte, révision du code forestier...) ont au contraire démontré que sa vision de l'expansion économique du Brésil passait obligatoirement par une exploitation forcenée et irraisonnée de la forêt amazonienne, sans souci des dommages collatéraux irréversibles (destruction de la biodiversité, ethnocides, violations aux droits de l'Homme...).

Un scandale humanitaire et écologique est en marche. Le Cacique Raoni en ayant conscience, a tenu à saisir l'opportunité de cette rencontre marquée par la signature du document par la présidente pour enregistrer, quelques jours plus tard, sur une crête surplombant à l'entrée de son village le fleuve Xingú tant menacé; un message filmé à destination des dirigeants du monde entier. Les citoyens de tous pays sont en effet directement concernés par le sort de la forêt amazonienne. Si celle-ci venait à disparaître les conséquences en seraient effroyables et la vie de chacun d'eux s'en trouverait bouleversée, à jamais. Le Cacique Raoni garde l'espoir qu'ils se sentiront également concernés par le devenir de son peuple, et de tous les peuples indigènes d'Amazonie menacés, car ils sont les garants de la préservation du plus grand "poumon vert" de la planète...

Lettre publique des peuples indigènes du Brésil à la présidente de la République Dilma Rousseff

À votre Excellence

Dilma Rousseff

Présidente de la République Fédérative du Brésil

Brasilia - District Fédéral

Nous, représentants indigènes de divers peuples et organisations indigènes des différentes régions du Brésil, réunis en cette occasion historique avec votre Excellence au Palais du Planalto, bien qu'en nombre restreint, mais suffisamment informés et connaissant profondément, plus que quiconque, les problèmes, les souffrances les nécessité et les aspirations de nos peuples et communautés, manifestons par la présente, après une si longue attente, les considérations et les revendications suivantes, qui, nous l'espérons, seront comprises par votre gouvernement comme le début du règlement de la dette sociale de l'État Brésilien envers nous, après des siècles d'une interminable colonisation marquée par des politiques et des pratiques violentes, l'extermination, la spoliation, le racisme, les préjugés et la discrimination.

Nous sommes une petite mais expressive manifestation de la diversité ethnique et culturelle du pays, formée par 305 peuples indigènes différents parlant 274 langues distinctes et composée d'une population d'approximativement 900 mille habitants, selon les données de l'IBGE (Institut Brésilien de Géographie et Statistiques).

C'est au nom de ces peuples que :

1 - Nous réitérons notre refus d'être considérés comme un frein au développement du pays, ce qui caractérise un manque total de considération de notre contribution à la formation de l'État National brésilien, par la préservation d'un patrimoine naturel et socioculturel enviable, en incluant la préservation des frontières actuelles du pays.

2 - Nous revendiquons les mêmes procédures pour la PEC 237/13 qui prétend légaliser la location de nos terres, du PL 1610/96 de l'activité minière en Terres Indigènes, du PL 227/12 qui modifie la démarcation des Terres Indigènes, parmi tant d'autres initiatives pour limiter nos droits constitutionnels.

3 - Le gouvernement doit fortifier et donner toutes les conditions nécessaires pour que la Fondation Nationale de l'Indien (Funai) remplisse son rôle dans les démarcations, la protection et la surveillance de toutes les Terres Indigènes, dont le passif est encore immense dans toutes les régions du pays, même en Amazonie où le problème est prétendument résolu. Nous n'admettons pas que la Funai soit disqualifiée, ni que l'Embrapa (Entreprise Brésilienne de Recherches Agricoles), le Ministère de l'Agriculture et d'autres organismes, ignorants de la question indigène, soient habilités à évaluer et à contribuer aux études anthropologiques réalisées par la Funai, dans le seul but de répondre aux intérêts politiques et économiques, ainsi que l'avait fait le gouvernement militaire en instituant le groupe du MIRAD pour "discipliner" la Funai et "évaluer" les demandes indigènes.

4 - Pour la démarcation des Terres Indigènes, nous proposons la création d'un Groupe de Travail, avec la participation des peuples et organisations indigènes, dans le cadre du Ministère de la Justice et de la Funai pour établir la cartographie et définir les priorités et les objectifs concrets des démarcations.

5 - Nous n'acceptons pas la proposition de création d'un Secrétariat qui réunirait la Funai et le Secrétariat Special de Santé Indigène (SESAI), ce qui porterai préjudice aux rôles différenciés de chacun de ces organismes.

6 - Nous exigeons la révocation de toutes les ordonnances qui menacent nos droits originaires et l'intégrité de nos territoires, la vie et la culture de nos peuples et communautés :

6.1 - L'ordonnance 303 du 17 juillet 2012, une initiative du pouvoir exécutif par l'intermédiaire de l'Advocacia Geral da União (AGU), qui étend de manière équivoque l'application à toutes les Terres Indigènes des conditions établies par le Suprême Tribunal Fédéral (STF) dans le jugement du cas Raposa Serra do Sol (pétition 3.388/RR) qui n'a pas encore été définitivement jugé.

6.2 - L'ordonnance 2498 du 31 octobre 2011, qui détermine l'intimation des unités fédérées afin qu'elles participent aux processus d'identification et de délimitation des Terres Indigènes, vu que le décret 1.775/96 établit déjà le droit d'argumentation contradictoire.

6.3 - L'ordonnance interministérielle 419 du 28 octobre 2011 qui restreint le délai pour que les organismes et les entités de l'administration publique émettent plus rapidement les autorisations environnementales des projets d'infrastructure qui atteignent les Terres Indigènes.

6.4 - Le décret nº 7.957 du 13 mars 2013 qui crée le Cabinet Permanent de Gestion Intégrée pour la Protection de l'Environnement, réglemente l'action des Forces Armées dans la protection environnementale et altère le décret nº 5.289 du 29 novembre 2004. Avec ce décret "de caractère préventif ou répressif", a été créée la Compagnie des Opérations Environnementales de la Force Nationale de Sécurité Publique dont l'une des attributions est "d'aider à la réalisation d'études et de rapports techniques sur les impacts environnementaux négatifs". Dans la pratique, cela signifie la création d'un instrument d'état de répression militarisée contre toute action des peuples indigènes, des communautés et des mouvements sociaux qui s'opposeraient aux projets qui affectent leurs territoires.

7 - Nous revendiquons également des politiques publiques spécifiques de la part du gouvernement brésilien, qui soient effectives et de qualité, dignes de nos peuples qui, depuis des temps immémoriaux exercent le rôle stratégique de protection de la Mère Nature en limitant la déforestation et en préservant les forêts, la biodiversité et tant d'autres richesses présentes dans les territoires indigènes.

- La santé : la réalisation du Secrétariat Spécial de Santé Indigène et des Districts Sanitaires Spéciaux Indigènes afin de résoudre les divers problèmes de gestion, de manque de professionnels, et pour établir des concours spécifiques pour les indigènes, des plans de carrières et de salaires, et mettre en service une assistance de base aux villages, entre autres.

- L'éducation : que la législation qui garantit l'éducation spécifique et différenciée soit respectée et implantée avec les ressources suffisantes et que soit appliquée immédiatement la Loi 11.645 qui traite de l'obligation d'un enseignement sur la diversité dans les écoles.

- Le domaine de la soutenabilité : l'installation d'un Comité de Gestion de la PNGATI et d'autres programes spécifiques pour nos peuples, avec un budget propre.

- Pour la normalisation, l'articulation, le contrôle et l'implantation d'autres politiques qui nous concernent, la création immédiate du Conseil National de Politique Indigéniste (CNPI) dont le projet de loi (3571/08) n'a toujours pas été approuvé par la Chambre des Députés.

8 - Nous revendiquons aussi du gouvernement le respect des accords et des engagements assumés dans le cadre de la Commission Nationale de Politique Indigéniste (CNPI), en relation avec l'approbation du Statut des Peuples Indigènes par le Congrès National.

9 - Considérant que cette réunion avec votre excellence a lieu dans un contexte de nombreuses protestations dans tout le pays, nous manifestons notre solidarité avec les autres luttes et causes sociales et populaires qui visent, comme nous, un pays différent, pluriel et réellement juste et démocratique. Nous sommes également en faveur de la régularisation et de la protection des terres quilombolas, des territoires de pêche et d'autres communautés traditionnelles, ainsi que pour la non urgence du projet de loi de la nouvelle réglementation de l'activité minière, afin d'assurer la participation de la société civile dans la discussion de ce thème hautement stratégique et délicat pour la nation brésilienne.

10 - Nous réaffirmons donc notre détermination à fortifier nos luttes, à rester vigilants et nous sommes disposés à un affrontement politique, même au risque de nos vies, mais nous réaffirmons également notre disposition au dialogue ouvert, franc et sincère, en défense de nos territoires et de notre Mère Nature et pour le bien des générations actuelles et futures, autour d'un Plan de Gouvernement pour les peuples indigènes avec des priorités et des objectifs concrets établis avec nous.

11 - Enfin, nous appelons nos parents, les représentants, les peuples et les organisations, ainsi que nos divers alliés, à l'union pour qu'ensemble nous évitions l'extinction programmée de nos peuples.

Brasilia - District Fédéral, le 10 juillet 2013.

- traduit du portugais par Chico Libri -

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

Bien qu’en vacances comme tout travailleur qui se respecte sur cette planète, le Président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina, a bien voulu répondre à quelques questions pour le journal l’Express de l’île Maurice, le 26 août 2013.

QUESTION : Pourquoi vous vous êtes plié à l’ordre de la Cour électorale spéciale (CES) malgache qui a invalidé votre candidature ?

En tant Président de la Transition, il est de mon devoir de chercher et de trouver des solutions à crise que traverse Madagascar depuis quatre ans. Je suis un homme de droit qui respecte la loi. Si la CES a validé ma candidature, j’ai accepté, et si la CES n’a pas accepté ma candidature, j’étais prêt et j’ai accepté cette décision pour pouvoir débloquer la situation pour aller vers les élections à Madagascar, et en même temps pour terminer la transition qui n’a que trop duré.

QUESTION : Est-ce les pressions locales et internationales qui vous ont convaincu ?

Ce qui dicte mes actions, c’est surtout le souhait du peuple, de la population : j’entends, j’écoute et je vois. Car la population a demandé, à maintes reprises qu’on en termine avec la transition et qu’il faut aller vers les élections. C’est tout cela qui m’a amené à voir et à trouver une solution pour terminer cette crise. Il n’y a jamais de mort politique en politique. La situation politique n’est pas, statique ; la politique est en perpétuel mouvement et je me pose en tant que solution pour Madagascar aujourd’hui et je suis convaincu, je suis persuadé que je serai encore une solution pour Madagascar demain. C’est-à-dire que je reviendrai, tôt ou tard, pour le peuple malgache. Parce qu’aujourd’hui, bon nombre de citoyens compte sur ma candidature ; compte voter pour moi ; et je peux vous assurer que c’est la majorité qui souhaiterait me voir candidat. Mais c’est l’intérêt supérieur de la Nation qui prime, par dessus tout et aussi qui dépasse mon ambition d’être candidat à la course présidentielle.

QUESTION : Les observateurs disent que les hommes du Président sont fortement représentés sur la liste électorale. Que répondez-vous ?

Ce n’est pas tout simplement les hommes du Président, comme on dit. Je pense que les mouvances confondues sont largement représentées dans ces élections. Certes, les candidats ne reflètent pas parfaitement les souhaits et à l’attente de la population, mais les mouvances sont représentées parce que si l’on parle de la mouvance de l’ancien Président, il y a son ancien ambassadeur qui était en Suisse qui est candidat, qui était avant cela Président du Sénat (Note de madagate.com : il s’agit de Guy Rajemison Rakotomaharo) ; il y a l’ancien ministre des Finances de l’ancien Président (Note de madagate.com : il s’agit de Benjamina Radavidra Andriamparany)… il y a beaucoup d’hommes de l’ancien pouvoir qui est représenté parmi ces candidats. Mais ceci dit, nous aussi nous sommes fortement représentés par rapport à ceux qui ont la même vision que moi.

QUESTION : Qui sera votre candidat ? Edgard Razafindravahy, Hery Rajaonarimampianina ou Camille Vital ?

Parmi ces candidats que vous avez cité, il y a le Président de la Délégation Spéciale d’Antananarivo (Edgard Razafindravahy) qui a été proposé par notre parti, lors du Congrès national. Il y a aussi le ministre des Finances que vous avez cité tout à l’heure (Hery Rajaonarimampianina) qui a fait les efforts nécessaires et qui a été reconnu par le Fmi et la Banque mondiale qui a pu « tenir », en ce qui concerne les finances à Madagascar. Il ne faut pas oublier que, durant quatre ans, Madagascar n’a pas reçu l’aide internationale ; on n’a pas eu de subventions ni d’aides mais nous avons pu gérer l’économie et les finances normalement. Ceci dit, pour résumer, il n’y avait pas eu d’inflation, je peux dire qu’il n’y a pas eu l’utilisation de la planche à billet comme cela s’est passé dans le temps, et nous avons pu même garder l’économie de manière normale. Tous ces hommes que vous avez cité tout à l’heure, surtout les deux que je viens d’énumérer, je pense qu’ils ont leur poids qui pèsera surtout sur les élections à venir.

QUESTION : Ne sortez-vous pas gagnant de ce processus, car vous évincez la mouvance Ravalomanana ?

Le gouvernement que nous avons mis en place, actuellement, est déjà un gouvernement d’union nationale parce que chaque mouvance, chaque signataire de la feuille de route y est présent, y compris l’opposition. Gérer cette transition n’a pas du tout été facile pour nous, parce qu’on a pas forcément la même vision, les mêmes objectifs mais nous avons pu tenir et nous avons pu, surtout, éviter l’affrontement et la guerre civile à Madagascar. Maintenant, comme la feuille de route l’a bien précisé, si un des ministres sort du gouvernement, ce ministre est remplacé par un autre ministre candidat qui sera de la même mouvance d’appartenance que celui qui sort.

QUESTION : Quelle sera la possibilité d’un futur gouvernement d’union nationale ?

Vous savez, je n’ai pas à dicter ce que la mouvance de l’ancien Président doit faire. Chacun a eu l’égalité de chance de proposer un candidat de substitution ; la mouvance de l’ancien Président ne l’a pas fait. Pourquoi ils ne l’ont pas fait ? Ils ont leur raison mais je pense que la politique de la chaise vide n’est pas une bonne solution en politique.

QUESTION : Que ferez-vous après les élections, quand vous ne serez plus Président ?

Là, vous avez l’exclusivité pour demander ce que j’allais faire dans les années à venir. En tant que patriote, en tant qu’homme d’Etat, il est de mon devoir de toujours veiller au développement de Madagascar. Comme vous le savez, Madagascar est un grand pays qui a beaucoup de potentiels. Il est de mon devoir de participer au développement de notre pays. A ce sujet, je vais travailler avec les plus grands consultants de ce monde pour pouvoir établir et écrire un programme sur les vingt ans à venir, sur Madagascar dans tous les domaines : l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la sécurité… et c’est ce que je vais faire dans les prochains mois les prochaines années.

Propos recueillis par Abdoolah Earally - L’express mauricien

Transcription : Jeannot Ramambazafy - www.madagate.com

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

Discours du Président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina

Televiziona Malagasy -TVM-

Vendredi 23 août 2013, 20 heures

Ry Malagasy Mpiray Tanindrazana,

Amin’ny fo feno fitiavana no iarahabako anareo rehetra isan-tokan-trano manerana ny Nosy.

Manoloana ny fivoaran’ny toe-draharaha eto amin’ny Firenena, amiko dia rariny sy hitsiny àry Zo fototra ananan’ny Malagasy ny misafidy malalaka ny olona izay tena tiany hitantana an’i Madagasikara.

Amin’ny maha-Filoha Mpitondra an’i Madagasikara ny tenako, sy amin’ny maha-Tompon’andraikitra voalohany ahy eto amin’ity Nosy ity, dia adidiko ny mitady sy mitondra vahaolana eo anatrehan’ny toe-draharaha lalovantsika, àry tsy maintsy ny tombotsoa ambonin’ny Firenena sy ny hetahetan’ny Vahoaka Malagasy no mibaiko ahy hatrany.

Ny fitiavako ity Tanindrazantsika ity no lehibe sy mavesa-danja lavitra, mihoatra noho ny hambom-poko sy ny faniriako hilatsaka ho fidiana ho Filoham-pirenena, araky ny efa nambarako ombieny ombieny rahateo.

Tsapako fa miandrandra fifidianana fatratra ny Vahoaka Malagasy.

Noho izany dia manaja ny fanapahan-kevitry ny Fitsaràna manokana momba ny Fifidianana (na ny “C.E.S”) ny tenako, ary manainga ny Olom-pirenena rehetra tsy ankanavaka, sy ireo Tompon'andraikitra isan-tsokajiny manerana ny Nosy, mba hiara-hisalahy hanatontosa ny fifidianana ao anatin'ny filaminana sy fandriampahalemana, araky ny daty nofaritan’ny CENIT, mba hahafahana mamarana ny Tetezamita.

Averiko indray fa i Madagasikara no jerentsika ary ny mahasoa ny Vahoaka Malagasy no banjinintsika.

Tsy tiako ho tafarotsaka ao anatin’ny vela-pandrikin’ny fampiadiana ny samy Malagasy isika toy ny hita any amin’ny tany hafa, tsy azo ekena izany ary tsy ekeko.

Tsy mila intsony isika, olona na dia iray aza, hamoy ny ainy nohon’ny tsy fitovian-kevitra ara-pôlitika.

Mipetraka ho vahaolana ho an’ny Firenena ny tenako androany ary ho vahaolana ho an’ny Firenena rahampitso.

Ny fiainana sy ny Mpitondra dia mandalo fa ny atao dia mijanona sy mitoetra ho Tantara.

Noho izany, ny fahendrena sy ny fandeferana no lova sy ohatra tsara apetratsika ho an’ny Taranaka faramandimby.

Mila olona tena manana fitiavan-tanindrazana ny Firenena, olona manam-panahy, itoeran'ny fahendrena, ary indrindra indrindra matahotra an'Andriamanitra.

Koa vonona ny tenako ny hanao famindram-pahefana milamina sy ara-demokratika ao aorian’ny fifidianana izay hirosoantsika.

Izany no fomba anehoako ny fitiavan-tanindrazana ho anao ry Malagasy Namako.

Nametraka fitokisana tamiko ianao. Koa aza manahy na malahelo, fa miaraka mijery lavitra sy mibanjina ny ho avy isika.

Ho tanteraka anie ny sitrapon’Andriamanitra.

Mamiko ary Mamintsika loatra i Madagasikara.

Masina ny Tanindrazana.

Misaotra Tompokolahy, mankasitraka Tompokovavy.

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Le Président de la Transition de Madagascar à la TVM, le 23 août 2013 à 20 heures

Le Président de la Transition de Madagascar à la TVM, le 23 août 2013 à 20 heures

TRADUCTION LIBRE

Malagasy mes Compatriotes,

C’est avec le cœur empli d’amour que j’adresse mes salutations à tous vos foyers à travers la Grande île.

Face à l’évolution des affaires nationales, j’estime qu’il est juste et loyal de permettre à chaque Malagasy d’user de son droit fondamental de choisir en toute liberté les personnalités qu’il aimerait vraiment voir diriger Madagascar.

En tant que Chef de l’Etat Malagasy et en tant que Premier Responsable de la Nation, il est de mon devoir de chercher et d’apporter des solutions au regard de la situation que nous sommes en train de vivre, et cela, toujours guidé par l’intérêt supérieur de la Nation et les aspirations du Peuple Malagasy.

L’amour que je porte à notre Patrie commune est à la fois plus grand et plus important que mon orgueil et mon désir de me porter candidat à la prochaine élection présidentielle, comme je vous l’ai souvent déclaré.

Je suis persuadé que le Peuple Malagasy attend les élections avec une impatience retenue.

Et c’est dans ce contexte que je respecte la décision de la Cour Electorale Spéciale (ou C.E.S), et que je lance un appel à tous mes Concitoyens, ainsi qu’à tous les Responsables à tous les niveaux et sans exclusive, à travers toute la Grande île, de se donner la main pour l’organisation des prochaines élections dans le calme et la sérénité, selon le calendrier électoral qui vient d’être révélé au public par la CENI-T. Cela, pour mettre un terme à la période de Transition.

Je ne le répèterai jamais assez : « l’avenir de Madagascar reste notre objectif et l’intérêt du peuple Malagasy demeure notre priorité ».

Je ne voudrai pas que nous tombions dans le piège fratricide comme le vivent certains Peuples ailleurs. Nous ne pouvons pas nous le permettre et je ne peux pas l’accepter.

Nous ne devons plus accepter que, ne serait-ce qu’une seule personne perde la vie pour des idées politiques divergentes.

Aujourd’hui, je me pose en tant que solution, et je serai une solution pour la Nation de demain.

La vie et les Dirigeants passent mais ce que nous entreprenons restera et constituera un héritage pour la postérité et des archives pour l’Histoire.

Ainsi, la Sagesse et l’Humilité constituent les meilleurs des héritages et des exemples pour tous ceux qui nous succèderont.

La Nation a besoin de Patriotes, de personnalités pieuses et emplies de sagesse, et surtout qui ont la crainte de Dieu.

Aussi, je suis prêt à faire une passation démocratique à l’issue de ces élections, dans une ambiance sereine et paisible.

Ce sera là, mes amis Malagasy, ma façon de vous démontrer mon patriotisme.

Vous m’avez toujours donné confiance. Aussi, ne soyez pas tristes, mais gardez cette confiance car je serai omniprésent à vos côtés, pour que nous nous tournions toujours vers notre avenir commun.

Que la Volonté de Dieu soit faite !

Je chéris et nous chérissons tellement Madagascar.

La patrie est sacrée.

Mesdames et Messieurs, merci.

Traduit par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagasikara Fifidianana 2013: Ny marina, marina ihany ary tokana foana

Dia izay izany fa ho tontosaina ny faha-25 Oktobra 2013 ny fifidianana ny ho Filoha voalohan’ny Repoblika faha-IV eto Madagasikara. Ary ny 20 Desambra 2013 ny fiodinana faharoa (raha misy) hatambatra amin’ny fifidianana ny Depiote. Raha mikasika ny fifidianana Filoham-pirenena dia eo no hampiasaina voalohany ilay biletà tokana izay efa nangatahina tamin’ny andron’i Marc Ravalomanana nefa nahemotra lava…

Mitodika any amin’ny Filohan’ny Tetezamita, Andry Rajoelina, daholo ny vahoaka iray manontolo sy izao tontolo izao, miandry izay fanambarana ataony androany zoma 23 Aogositra 2013. Maro ireo manao kajikajy, miala avy amin’ny toerana misy azy tsirairay, ny fihetsem-pony, ny antoko misy azy, sns. Nefa misy lojika ao ary ny fahamarinana dia iray sy tokana ihany. Fampahatsiahivana ny zava-nisy.

Tena nataon-dry Ravalomanana mivady sorona tokoa i Bebe Razay

Tena nataon-dry Ravalomanana mivady sorona tokoa i Bebe Razay

Efa nanambara ampahibemaso, ho ren-tany sy ho ren-danitra fa tsy hilatsaka ho kandida ny tenany. Izany dia talohan’ny firotsahan’i Lalao Ravalomanana. Ity farany ity anefa nanao sonia fa rehefa miverina eto an-tanindrana izy dia tsy hanao politika fa hikarakara ny reniny, Bebe Razay, izay mandroso taona ka manomboka mora anderan’ny aretina. Jereo eo ambany izany fifanarahana izany. Ny mahagaga dia toa ny sonian’i Marc Ravalomanana no tazana ao… Jereo tsara.

Madagasikara Fifidianana 2013: Ny marina, marina ihany ary tokana foana
Madagasikara Fifidianana 2013: Ny marina, marina ihany ary tokana foana
Madagasikara Fifidianana 2013: Ny marina, marina ihany ary tokana foana
Madagasikara Fifidianana 2013: Ny marina, marina ihany ary tokana foana

Ny mahazendana dia efa fantatr’i Lalao Ravalomanana fa tsy mahafeno ny fepetra ho kandida mihitsy izy raha ny lafin’ny fipetrahana teto nandritra ny enim-bolana tsy niato ary indrindra ny mikasika ny resaka hetra. Fa an an an. Napetrany ihany ny dosie-ny. Izany hoe efa tsy ara-dalàna tam-boalohany ny mikasika ny maha kandida azy. Tamin’io fotoana io moa dia nilaza ny Sadc fa avelao halalaka ny firotsahana ka afaka milatsaka daholo mba hafahan’ny Malagasy misafidy malalaka. Nisy tolona anefa tao, nahatonga izao tetezamita izao sy ny fahasahiranana niterany satria olona tsy voafidy no mitondra. Ary efa mihoatra ny efa-taona be izao.

Amin’ny fomba ahoana moa no anekena olona naloan’ny vahoaka dia hiverina hilatsaka ho fidiana indray ? Satria i Lalao Ravalomanana, na tiana na tsy tiana dia olona iray amin’I Marc Ravalomanana ihany. Resabe ny sisa. Tapak’hevitra ny Filoha Rajoelina fa hilatsaka ihany koa. Ary nametraka ny dosie-ny ihany koa, na dia efa tara amin’ny fotoana ara-dalàna aza. Ingahy Didier Ratsiraka moa dia aleho tsy resahina eto fa mahalala ny vahoaka e !

Dia nivoaka tokona ny lisitra voalohany, ny 3 May 2013, ka 41 no isan’ireo kandida ary tafiditra tao izy telo mianaka ireo dia: Didier Ratsiraka, Lalao Ravalomanana sy Andry Rajoelina. Fanapahan-kevitra politika io fa tsy dia ny lalàna loatra no narahin’ireo mpikambana tao amin’ny CES voalohany. Mba tsy hisy tombony sy ala fa dia samy mahazo milatsaka na ny ara-dalàna na ny tsy ara-dalàna satria ireo kandida 41 ireo no mitaratra fa voasolo daholo ny antoko politika matanjaka misy eto Madagasikara. Tamin’io fotoana io koa tsy nisy niteny, na ny teto an-toerana, na ny any ivelany. Ary nisy solontenan’ny vondrona iraisam-pirenena mihitsy no tonga nanatrika ny fitsapana ny filaharan’ireo kandida eo amin’ilay biletà tokana, ny 8 May 2013. Taty aorian’io dia taitra tampoka ny Lafrantsan’i François Hollande fa hoe tsy ara-dalàna ny firotsahan’ireo kandida telo ireo. Misy tokoa ny fahamarinan’izany fa tsotra ilay izy: na milatsaka daholo na tsy misy milatsaka daholo ireo tsy ara-dalàna rehetra. Dia nandeha ny andro, nifandimby ny ora. Nisy lisitra vaovao indray navoakan’ireo mpikambana vaovao ao anatin’ny CES, ny alin’ny 17 Aogositra 2013, nahitana kandida miisa 32. Dia nanomboka nitabataba ny firehana Ravalomanana satria hoe “baikon’ny vahiny”. Tsy nisy tohiny anefa izany.

Ny alin’ny 21 Aogositra 2013 dia namoaka lisitra farany i François Rakotozafy, Filohan’ny CES vaovao. Ary lasa 33 no isan’ireo kandida. Ny ampitsony dia namoaka daty vaovao ny CENI-T ka ny 25 Oktobra 2013 no hotontosaina ny fiodinana voalohan’ny fifidianana izay ho Filoha voalohan’ny Repoblika faha-IV, ary ny 20 Desambra 2013 ny fiodinana faharoa hatambatra amin’ny fifidianana izay ho Depiote. Raha izany, dia alohan’ny Krisimasy 2013 izany dia hisy Filoham-pirenena vaovao voafidy eto Madagasikara.

Eto amin’izay no mipetraka ny fanontaniana hoe: inona no ho lazain’ny Filohan’ny Tetezamita rahariva, eo anatrehan’izany rehetra izany? Tsy mpaminany akory aho na koa mpimasy fa amiko dia hanaraka ny lojika izy. Izany hoe, hankato ny ara-dalàna satria tokoa tsy nisy ao anatin’ilay lisitra farany ny anaran-dry Didier Ratsiraka sy Lalao Ravalomanana (izay Marc Ravalomanana ihany) ary ny azy. Raha izay dia be ny hiteny indray fa “namadika ny tolona izy”. Tokony hisaina amin’ny saina ny olona mihevitra izany fa tsy misaina amin’ny fo. Efa mihaotra ny efa-taona no tsy nisy filoham-pirenena voafidy nitondra eto. Ny fiverenana amin’izany hoe “ordre constitutionnel” (niniako natao teny frantsay io) dia tsy misy afa-tsy ny fifidianana ihany. Ka eken’ny Malagasy sy izao tontolo izao. Mila taperina koa ity Tetezamita ity. Be no efa nilaza fa hoe “teteza-mihitatra” izy ity…

Mino aho fa ny tian’ny Filoha Rajoelina dia ny hamarana azy rahampitso dia rahampitso. Kanefa mora ny miteny fa mila làlan-kizorana maty paika izany. Mila mandresy lahatra ny vahoaka Malagasy izy fa tombontsoan’ny firenena iray manontolo ny fanatontosana ireo fifidianana ireo amin’ireo daty voatondro farany ireo. Mila mandresy lahatra ihany koa izy fa tsy namadika ny tolona. Ka ny tsy famadihanana ny tolona dia ny mandroso hatrany. Ny fiainana mbola hitohy ary efa nanambara izy fa ho eo izy amin’ny taona 2018… Ny fampihavanam-pirenena dia tsy hitsahatra akory fa mbola hitohy aorian’ny fifidianana. Tombontsoa ho an’ny vahoaka tokoa ve raha sanatria tsy tanteraka ireo fifidianana ireo ka hitohy tsy hisy farany ity tetezamita ity ? Ary inona marina izany no tadiavina eto amin'ny firenena ? Ny lasa tsy hiverina intsony fa ny taranak'ireo maty tamin'ny tolona rehetra teto Madagasikara dia mendrika fiainam-baovao ao anaty filaminan-tsaina ny fahasambarana, araka ny hiraina ao anatin'ny "Ry Tanindrazanay Malala ô".

Raha aminy maha-olomp-pirenena ahy manokana dia resy lahatra koa aho fa tsy ho mora ny hitondran’io fotoam-piasana voalohan’ny repoblika faha-IV io. Tsy hisy mihitsy aloha izany fampandrosoana izany fa fanarenana aloha. Tsy tanisaiko eto koa ireo fangatahana maro tsy maintsy hitobaka… Ny marina dia asa raha hahavita “mandat” izay filoha vaovao voafidy eo. Izany ny zava-misy ary hisy, fa tokony tsy variana manao fanambarana etsy sy eroa tsy hamaha olana velively fa hanatara ny firosoan’ny firenena. Be no mba vita tao anatin’izay efa-taona mahery izay. Mbola bebe kokoa anefa no ho tontosa any aoriana any… Fa mila firenena milamina aloha. Ary indrindra, mila mpanao politika manana fijery vaovao fa tsy ny an’ny tena foana no hibahana.

Ny faniriako aloha dia ity: rehefa lany izay ho Filoha voafidim-bahoaka izay, dia sambany amin’ny tantaran’i Madagasikara no hahita Filoha roa manao fifamindram-pahefana. Tsy nizy izany teo amin’i Philibert Tsiranana sy Didier Ratsiraka; tsy nisy izany teo amin’i Didier Ratsiraka sy Zafy Albert ary tsy nisy izany teo amin’i Didier Ratsiraka sy Marc Ravalomanana. Koa samia misaintsaina tsara satria ny lojika, lojika ihany ary ny marina iray sy tokana hatrany. Tsy hijanona eto akory ny fiainam-pirenena fa ny aina no mahatezà. Ka dia miandry ny fanambarana ataon’ny Filohan’ny Tetezamita, Andry Rajoelina, rahariva isika mianakavy. Andresy ve ny lojika ny sy fahamarinana sa…?

Jeannot Ramambazafy – 23 Aogositra 2013, 11h30mn

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ILAY FIFANARAHA AMIN'NY TENY FRANTSAY TSY NARAHIN-DRY RAVALOMANANA MIVADY

Ad para 1

Considérant la demande de S.E Ancien président Marc Ravalomanana pour que son épouse et ancienne première dame Lalao Ravalomanana puisse se déplacer à partir de son Etat de résidence actuel en Afrique du Sud vers Madagascar afin de rendre visite à sa mère malade, les parties se sont ainsi convenues de se qui suit :

Ad para 2

Que les Autorités de Transition (ci-après dénommés TA) dirigé par le Président Andry Rajoelina en sa qualité de Président de la Transition, donne par la présente son accord à ladite demande que l’ancienne première dame Mme Lalao Ravalomanana ait l’autorisation de rendre visite à sa mère malade à titre humanitaire et de compassion.

Ad para 3

Par ailleurs, conformément à l’esprit de la Feuille de Route de la SADC, dans l’intérêt de la paix et de la stabilité, ainsi que dans la protection des progrès réalisés jusqu’à ce jour dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de Route, et après consultations entre le Président de la Transition et le Président de l’Organe Troïka de la SADC, toutes les parties ont consenti et se sont convenues sur les conditions dans la lettre en date du 28 Février 2013 adressée par le Président Jakaya Kikwete à l’ancien Président Marc Ravalomanana, et laquelle inclut :

  1. Que la visite ne devrait pas être politisée. Car cela pourrait aller à l’encontre de son objectif qui à titre humanitaire.
  2. La SADC et les Autorités Malgaches devront organiser un vol spécial pour emmener Mme Lalao Ravalomanana à Madagascar. Qu’au départ de Madagascar vers l’Afrique du Sud, les membres de délégation/représentants suivants puissent voyager à bord :
  • Mme Olga RAMALASON
  • Mme Razafimanantsoa Lobo Hanitriniaina
  • Commandant Rabenjamina Thierry

Qu’au départ de l’Afrique du Sud vers Madagascar, Mme Lalao Ravalomanana puisse être accompagnée par les membres de délégation/ représentants suivants :

  • Mme Ravalomanana Lalao
  • Mr Radavidra Thierry
  • Mme Ramalason Olga
  • Mme Razafimanantsoa Lobo Hanitriniaina
  • Commandant Rabenjamina Thierry
  1. Durant son séjour à Madagascar, elle est libre de communiquer et rencontrer qui elle veut, mais doit s’abstenir de faire des déclarations politiques et d’organiser des rassemblements politiques.
  2. Le Gouvernement d’Union Nationale de Transition de Madagascar sera responsable de lui fournir du transport et de la sécurité durant son séjour, des privilèges qui doivent lui être accordées en tant qu’ancienne Première Dame.
  3. La durée de séjour de Mme Lalao Ravalomanana ainsi que la date de son départ seront déterminés par les circonstances et conditions de sa mère malade à Madagascar.

Modalités

La date de départ pour cette visite sera convenue par toutes les parties du présent accord, et qu’elle puisse avoir lieu aussitôt qu’il soit raisonnablement possible après la signature du présent accord.

Qu’à son arrivée, Mme Lalao Ravalomanana puisse être accueilli par un maximum de 12 membres de sa famille qu’elle désignera elle-même. (Voir annexe A)

Que les membres des Institutions de Transition et personnalités politiques ne fassent partie du comité d’accueil afin de préserver l’intégrité et l’esprit de cet accord, que cette visite soit à uniquement à titre de compassion et humanitaire.

La durée de la visite de l’Ancienne Première Dame sera déterminée selon les circonstances et conditions suivantes :

  • L’état de santé de la mère de l’ancienne première dame, telle qu’indiqué en point 5, et certifié par les experts médicaux au sein de l’établissement où elle est hospitalisée.
  • Respect de cet accord

Que l’ancienne Première Dame puisse retourner en Afrique du Sud après que la visite soit terminée.

Ad para 4

N.B : les signataires du présent accord ont la pleine autorité légale par délégation et mandat pour représenter S.E Président Kikwete, Président de l’Organe Troïka de la SADC, S.E Président de la Transition Andry Rajoelina, et S.E Ancien Président Marc Ravalomanana, si toutefois une ou toutes les parties suscitées ne signent pas cet accord en personne.

Président de l’Organe Troïka de la SADC – S.E Président Jakaya Mrisho Kikwete

Président de la Transition de Madagascar – S.E Andry Rajoelina

Ancien Président de Madagascar – S.E Marc Ravalomanana

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Palais des Sports de Mahamasina, 12 août 2013. Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la Jeunesse, Ntsay Christian, Représentant de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Madagascar, a organisé une conférence-débat sur le thème : « L’emploi des Jeunes et les défis de migration ». Notons que Ntsay Christian avait à ses côté, le ministre de la Jeunesse et des Loisirs, Andriantiana Jacques Ulrich.

La réflexion de ce 12 août 2013 a porté sur quatre grands axes, qui sont :

  1. La structure du marché du Travail et les Jeunes
  2. La migration des Jeunes, ses origines et facteurs endogènes et exogènes
  3. Les défis de la migration des Jeunes face à l’Emploi
  4. Les pistes de solutions à envisager

1. Un marché du travail déstructuré et en défaveur des jeunes

Madagascar fait face à un grave problème de chômage des Jeunes, aussi bien en milieu rural qu’urbain. Un Jeune sur deux est au chômage à Madagascar ; Huit actifs sur dix sont sous-employés.

Le déséquilibre chronique du marché du Travail se trouve à l’origine de cette situation, et ce qui apparaît préoccupant est l’absence de correction en terme politique de l’Emploi venant du gouvernement.

D’une part, l’on sait que la population malgache est jeune, avec 54% de la population ayant moins de 20 ans et la moyenne d’âge nationale de 21 ans. 80% de ces jeunes se trouvent en milieu rural. L’employabilité des Jeunes est sujette à discussion, dans la mesure où l’inadéquation de leur formation par rapport aux besoins de l’économie est des plus criantes, et ce phénomène touche surtout les Jeunes urbains. En milieu rural, le niveau d’instruction reste faible puisque 76% de ces Jeunes ne possèdent qu’un niveau d’instruction de moins de 5 ans et cela handicape pour beaucoup leur employabilité et leur productivité. 83% des primo-demandeurs possèdent une moyenne d’âge de 22,7 ans, ce qui dénote la jeunesse des demandeurs d’emploi. Bref, l’offre sur le marché du Travail présente une faiblesse qualitative la marginalisant structurellement sur le marché du Travail. L’insertion des Jeunes sur ce marché rencontre ainsi de grandes difficultés.

D’autre part, Madagascar fait face à une dégradation sans précédent de ses activités économiques. La croissance de son PIB était de -3,7% en 2009 ; +0,4% en 2010 ; +0,5% en 2011 et 2012. La crise économique mondiale et la crise politique intérieure ont fragilisé davantage l’économie de Madagascar déjà soutenue de façon structurelle et chronique par des emprunts et des subventions de l’extérieur : près de 400.000 emplois détruits, une chute vertigineuse de moitié des investissements directs étrangers et une réduction de ¾ de l’Aide publique au développement. La récession en 2009 et le stagnation de l’économie autour de ½ point de croissance ont grandement affaibli la classe moyenne et accru ainsi la vulnérabilité de la population. 75,4% de la population sont qualifiés de pauvres en 2011, contre 68,7% e 2008 ; 74% des Jeunes sont ainsi considérés comme pauvres dont 80% en milieu rural et 51% en milieu urbain. La politique très fiscaliste de l’Etat depuis 2010 a, certes, favorisé la protection contre une inflation galopante mais a fortement érodé la rentabilité des entreprises et freiné ainsi l’investissement. La création d’emploi est victime des effets à la fois des politiques économiques du pays et des crises économiques dans le monde, ainsi que de la politique intérieure. La demande sur le marché du Travail reste à un niveau quasi-nul depuis bientôt 4 ans et cela constitue un des facteurs importants de la migration des Jeunes.

L’emploi n’a jamais été placé au centre des priorités nationales à Madagascar ; ce qui fait que la croissance n’a jamais été riches d’emplois. En effet, à Madagascar, d’un côté, le secteur des services constitue la locomotive de la croissance pour 60% du PIB, alors qu’il ne renferme que 7% des emplois existants. De l’autre côté, le secteur agricole et rural ne contribue qu’à hauteur de 26% du PIB mais regorge plus de 75% des emplois totaux.

En définitive, les Jeunes sont confrontés à des déséquilibres croissants du marché du Travail avec un chômage très élevé, un important sous-emploi rural et un exode rural caractérisé par une migration interprovinciale de niveau significatif.

2. Une migration des Jeunes comportant à la fois des origines et facteurs endogènes et exogènes

Les Jeunes représentent une part importante des migrations internationales. En 2010, on évaluait autour de 27 millions le nombre de jeunes migrants sur le plan international.

Madagascar ne possède pas de données fiables ni d’informations plausibles dans le domaine de la migration et ceci est un handicap majeur pour pouvoir apprécier le phénomène migratoire dans son ensemble.

Au niveau national, la migration interprovinciale est estimée autour de 15%. Antananarivo est à la fois la première destination et la première source des migrations. Pour la destination migratoire, près de 1 migrant sur 4 habite à Antananarivo. Pour la source migratoire, 41,2% des migrants sont originaires d’Antananarivo. Le regroupement familial est la première raison de la migration nationale pour 58,9% des migrants. Viennent ensuite la recherche d’emploi pour 21,3% et la poursuite des études pou 05,5%.

Sur le plan international, certains économistes estiment jusqu’à 250.000 personnes environ le nombre de Malgaches migrants à travers le monde.

Les déterminants de la migration sont multiples ; la léthargie du marché du Travail, la pauvreté, le chômage, le sous-emploi, les politiques de déflation de la fonction publique et des entreprises parapubliques, les privatisations, les crises politiques à répétition en constituent des principaux facteurs endogènes.

L’élargissement des zones de recrutement international des travailleurs migrants à bas coûts, la mondialisation des réseaux clandestins de recrutement des migrants avec le développement des technologies d’information et de communication sont des facteurs exogènes engendrant la recrudescence de la migration des jeunes.

3. Les défis de la migration des jeunes face à l’emploi

La migration pourrait constituer des opportunités pour les Jeunes et pour le développement des communautés et de la société mais elle comporte également de multiples risques pour les jeunes par rapport aux conditions de vie inacceptables qu’ils pourraient endurer, à l’exploitation de leur force de travail, à la discrimination voire au racisme dont ils pourraient être victimes.

Vu la faiblesse de la monnaie nationale, les revenus de la migration internationale, souvent en monnaie étrangère, sont largement appréciés par les migrants pour des projets familiaux à Madagascar. Il s’agit d’une opportunité importante pour ces jeunes migrants non seulement à travers l’emploi que cela procure mais aussi par le biais des salaires et revenus que cela génère.

Malheureusement, les transferts monétaires sont souvent utilisés et dépensés pour des consommations courantes dans le cadre d’un système chronique d’entraide familiale ou de solidarité communautaire.

Certaines analyses estiment que les transferts monétaires constituent près de 5% du PIB pour Madagascar. Cette part importante de l’économie ne favorise pas forcément une intégration productive pour le pays dans la mesure où Madagascar dépend pour beaucoup des importations des biens et les transferts monétaires apparaissent en fait comme une autre forme de subventions des économies des pays producteurs de ces biens de consommation.

Aujourd’hui, l’on assiste à une montée en puissance de la migration des Femmes et des Jeunes touchés par le chômage et le sous-emploi.

Le nombre de migrants malgaches qui traversent les frontières en quête de travail pourrait augmenter très rapidement au cours des prochaines années si les effets des crises ne sont pas jugulés à très court terme et si la mondialisation continue à grever les déséquilibres de développement entre les pays riches et émergents, d’un côté, et ceux qui sont considérés comme les moins avancés, de l’autre.

Malheureusement, les jeunes migrants deviennent de plus en plus vulnérables avec leur nouveau statut de migrants sans protection sociale ni respect des normes internationales du travail.

La fuite des cerveaux handicape la productivité nationale et comporte un coût socio-économique très élevé pour le pays à travers le recours à l’expertise internationale et à l’assistance technique internationale.

En définitive, l’emploi des Jeunes devrait être placé au centre des préoccupations des politiques et stratégies de développement du pays. Les jeunes malgaches sont devenus de plus en plus des chômeurs pauvres ou des travailleurs jeunes pauvres et sous employés.

L’occasion est offerte en cette Journée internationale de la jeunesse 2013 pour partager des connaissances et des informations issues de la recherche et d'analyses sur les emplois des Jeunes et les défis de la migration afin d’avoir les contributions des acteurs et des jeunes eux-mêmes.

4. Les pistes de solutions à envisager

Madagascar devrait accorder une importance capitale à la migration des jeunes à cette époque de mobilité humaine sans précédent dans le monde. Pour cela, le pays doit préalablement se doter des instruments juridiques et institutionnels conformes aux conventions internationales. Ces conventions au nombre de quatre sont les suivantes:

-Conventions n°97 et n°143 sur les travailleurs migrants

-Convention n°189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques

-Convention n°166 sur le rapatriement des marins.

Des mesures pratiques mais plus stratégiques devront être envisagées et prises pour que la migration serve davantage les intérêts du développement et que des solutions durables au phénomène migratoire soient mises en place avec un système de gestion transparent et profitable pour les migrants eux-mêmes, pour les pays d’origine et de destination.

De telles solutions pourraient être des programmes de développement visant à offrir des mesures incitatives destinées à mobiliser les compétences et les ressources financières des Malgaches expatriés pour un meilleur investissement et le développement de Madagascar.

Ces perspectives toucheront plusieurs domaines comme la promotion de la Culture d’entreprise et de l’auto-emploi par le développement des micro et petites entreprise, l’amélioration des connaissances et des compétences pour l’emploi, les mesures de sécurité sociale, de sécurité et de santé du Travail, le renforcement du Dialogue social représentatif dans la promotion d’un politique efficace de l’emploi.

En définitive, il y aura lieu de trouver les voies et moyens d’accélérer le taux de création d’emplois décents et la croissance de la productivité, en mettant sur pied un marché de Travail efficace, équitable et unifié garantissant la stabilité économique et une croissance économique durable.

Grand dossier de Jeannot RAMAMBAZAFY - 13 août 2013

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

En marge de cette cérémonie de prestation de serment des 18 nouveaux membres de la Cour Electorale Spéciale (CES) et après les avoir félicité, le Président de la Transition, Andry Rajoelina, s’est volontiers plié à répondre à quelques questions des membres de la presse présente, venus en nombre. D’emblée, le Président de la Transition a insisté sur l’importance de la cérémonie du jour :

« La cérémonie d’installation des nouveaux membres de la CES nous a permis de franchir une étape décisive du processus électoral. Le constat général est que la population malagasy aspire à une élection pour mettre un terme à la Transition. Ils ont prêté serment et se sont engagés à prendre des décisions en toute indépendance et en toute impartialité. Cela, dans le strict respect de la Loi fondamentale et des textes en vigueur. La population est donc confiante dans le fait que que ces nouveaux membres de la CES respecteront leurs engagements ».

Les 18 nouveaux membres de la Cour Electorale Spéciale de Madagascar

Les 18 nouveaux membres de la Cour Electorale Spéciale de Madagascar

Le Président Andry Rajoelina a également expliqué que le temps est venu pour que le régime de transition (temporaire de la IIIè à la IVè république) s’attèle à sa mission originelle qui est l’organisation d’élections pour le retour à l’ordre constitutionnel: « les dirigeants ont le devoir de répondre aux aspirations populaires. Après plus de quatre ans de période transitoire, Madagascar a besoin de dirigeants élus. En tant que Président de cette Transition, il est donc de mon devoir de faire en sorte que les élections soient effectives. Ainsi, la CES aura pour mission de statuer sur les contentieux, avant, pendant et après les élections. D’ici peu, ces nouveaux membres de la CES éliront leur Président nous verrons bien comment ils vont procéder. Je tiens à rappeler et à préciser que mettre un terme à cette période de Transition correspond aux aspirations du peuple malagasy mais ne doit pas être considéré comme une contrainte de la Communauté internationale ».

Recueillis par Jeannot Ramambazafy - Photos : Harilala Randrianarison (12 août 2013)

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

POUR LE REPORTAGE PHOTO COMPLET EN FRANCAIS, CLIQUEZ SUR LE LIEN :

http://madagate.com/reportages/photos/3467-madagatecom-jeannot-ramambazafy-et-le-6-aout.html

Jeannot Ramambazafy: Iza moa i Rasanjy ? -VIDEOS-

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar GIC-M : entre principes et stratégies, où est le piège ?

Il n’y a pas à dire, Joachim Chissano et Ramtane Lamamra (de gauche à droite sur la photo ci-dessus) sont de vrais diplomates. Ils savent dire des choses sans vraiment les dire. Le problème c’est que cela amène à toutes sortes d’interprétations. Pour éviter cela, en ce moment crucial que traverse Madagascar, rien ne vaut des vidéos et leur transcription intégrale. A vos méninges pour tenter de sortir de leur ornière jonchée de principes et de stratégies… Et attention, il doit bien y avoir un piège quelque part. Mais de la part de qui et pour qui exactement ? Là est la question.

Jeannot Ramambazafy

JOACHIM CHISSANO (à gauche), Médiateur pour le Groupe International de Contact dans la crise à Madagascar (GIC-M)

« Nous avons eu des entretiens avec la CENI-T qui va fixer les dates et terminer les consultations au siège des Nations Unies. Mais les dates qui seront fixées visent à tenir les élections, c’est-à-dire le deuxième tour, jusqu’à la fin du mois de novembre. C’est une bonne chose, la communauté internationale va continuer maintenant à faire les efforts pour venir en appui à la CENI-T, mais cela va dépendre -cet appui va dépendre- de ce qui va venir de la nouvelle liste électorale, heu pardon, de la nouvelle liste des candidats qui va être arrêtée par la nouvelle Cour Electorale Spéciale qui est en train d’être créée par la loi qui vient d’être promulguée, hier, par le Président de la Transition ».

« Nous avons eu aussi un entretien avec le Président de la Transition et il nous a assuré sa détermination de tout faire pour assurer que les élections se tiennent cette année. Et, si possible, vers la fin de novembre. Donc, cet engagement du Président et cet engagement de la CENI-T nous rassure, nous donne un optimisme sur ce qui va se passer dans les jours à venir. Je crois que c’est le souhait du peuple malgache, et nous avons appelé au calme pour que tous contribuent pour qu’il y ait des élections, et que les élections se déroulent dans un climat de paix ; d’éviter la prise d’attitudes qui peuvent créer des affrontements, de la violence ».

« Madagascar a besoin d’avoir un climat de paix pour pouvoir résoudre des problèmes difficiles qu’on ne peut pas résoudre d’ici les élections. C’est après les élections, vraiment, que le peuple malgache devra faire la véritable réconciliation, en discutant profondément des problèmes dans un climat de confiance, dans un climat d’acceptation de la différence, et dans un climat de la recherche du plus grand consensus. Donc il faut toujours renouveler l’esprit du « Fihavanana » comme disent les Malgaches. Est-ce que j’ai bien prononcé ? ».

« Le vouloir que les élections se réalisent a prévalu sur les différences entre un candidat et un autre, entre un membre signataire et un autre, mais l’esprit était le même : vouloir que les élections se tiennent et qu’il y ait cette entente dans la famille malgache ».

Madagascar GIC-M : entre principes et stratégies, où est le piège ?

Question : Monsieur le Président (Ndlr : Chissano est un ancien président de la république du Mozambique), vous avez dit tout à l’heure que le Président de la Transition s’est engagé à nous assurer de la tenue des élections avant la fin de cette année… (question coupée par Chissano)

« Il nous a dit sa détermination de tout faire pour que les élections se tiennent cette année ».

Reprise de la question : Cela veut-il dire qu’il se retire de la course présidentielle?

« Ce n’est pas çà. J’ai dit « il va tout faire ». C’est ce qu’il nous a dit. Nous n’avons pas cherché à savoir ce qu’il va faire. Il connaît l’opposition, c’est à lui de savoir comment le faire. Parce que, contrairement à ce que certains Malgaches pensent, nous ne nous substituons pas au Président de la Transition, aux Institutions, aux désirs du peuple malgache. Ce que nous disons, c’est que nous, la communauté internationale, on ne peut pas accepter que les trois candidats se présentent à ces élections ».

« Donc, la CES va se baser aussi sur quelque chose qui a été demandée, qui est une des raisons de sa réforme. Donc, on attend jusqu’à ce que la CES reçoive le communiqué du GIC et peut-être elle posera des questions ».

Question : Vous avez lancé un appel au calme à l’endroit du peuple et vous avez dit et que la réconciliation se fera après les élections, ce qui est contraire à la démarche du FFKM. Est-ce que vous craignez des troubles ?

« Je fais confiance au peuple malgache. Cela fait quatre ans que je viens à Madagascar et je n’ai jamais vu deux personnes qui se bagarrent dans la rue. C’est une référence. Donc, je comprends que le peuple ici est pacifique et j’ai confiance. Mais je sais aussi que dans la politique, il y a parfois des gens qui peuvent « instiguer » à la violence. Mon appel est que personne ne doit suivre les désirs de personnes qui veulent « instiguer » la violence pendant ce processus, ou même après. Parce qu’il y a des gens qui parlent toujours : si çà ne se passe pas comme çà, il y aura de la violence ; si çà ne se passe pas comme ci, il y aura de la violence. Il faut toujours dire à la population : gardez-vous contre çà : les provocations, les incitations ne doivent pas être suivies par la population. Au contraire : renforcez votre esprit de paix et fraternité ».

Joachim Chissano n’a pas répondu à la question touchant le FFKM.

RAMTANE LAMAMRA (à droite), Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'Union africaine

« Il est incontestable que ce sur quoi nous travaillons est dans l’intérêt du peuple malgache et que c’est l’intérêt du peuple malgache de sortir de cette crise et de trouver les voies et moyens de retrouver l’ordre constitutionnel à travers la tenue des élections avant la fin de l’année 2013 ».

« En tant que représentants de la communauté internationale, nous sommes plus que jamais déterminés à aider le peuple malgache à aller aux urnes avant la fin de cette année, et à réaliser les élections libres, régulières et crédibles qui vont restaurer la légitimité et l’ordre constitutionnel du pays ».

« Notre objectif est donc celui-ci : mettre Madagascar en mesure de renouer avec la pratique démocratique pluraliste avec les élections et avec l’ordre constitutionnel. En tant que communauté internationale, notre engagement à travailler dans ce sens avec toutes les parties malgaches est un engagement plein et entier ».

Question : vous aviez posé un ultimatum, comme le retrait des trois avant le 31 juillet. Est-ce qu’il y a, maintenant, un nouvel ultimatum pour le retrait des trois ?

« Nous ne procédons pas par ultimatum, nous sommes ici dans l’intérêt de Madagascar…».

Mais si vous aviez dit le 31 juillet : les trois points des 7 points doivent être appliqués avant le 31 juillet. C’est écrit noir sur blanc.

« Laissez-moi d’abord vous dire que VOUS N’ETES PAS SUPPOSEE CONNAITRE CET AIDE-MEMOIRE ».

Mais çà a été envoyé par la communication de la SADC, officiellement à tous les journalistes !

« Ah bon, la SADC est généreuse ( en fait, l’aide-mémoire, envoyé effectivement en masse par mail à tous les journalistes, est signé par Dr. Salvator Nkeshimana, Chef du bureau régional du département de la paix et la Sécurité de la COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE et non de la SADC)».

« En tout cas (et ici, c’est Joachim Chissano qui continue pour sortir Ramtane Lamamra de l’embarras) ce que nous voulons c’est que les élections se tiennent cette année. Nous aussi, nous allons tout faire qu’elles tiennent cette année car c’est notre responsabilité. Le peuple malgache doit en faire autant. (Puis M. Lamamra poursuit). Laissez-moi vous dire, qu’ajouté à ce qu’à dit le Président (Ndlr : Chissano), le fait que l’évènement que constitue l’adoption, la promulgation de la loi portant réforme et restructuration de la Cour Electorale Spéciale (CES) est in évènement très important, qui est de nature à déclencher une dynamique qui permettrait à l’ensemble des idées qui ont été échangées -et dont l’aide-mémoire ne fait que synthétiser-, que cette dynamique devrait pouvoir se déclencher à la faveur de ce premier point qui est extrêmement important : le point de la réforme de la Cour Electorale Spéciale ».

« Dans le communiqué du GIC du 26 juin à Addis-Abeba, il a été souligné l’importance essentielle de la réforme et de la restructuration de la CES, en vue de mener à bien, à la fois, un exercice de révision et d’assainissement de la liste des candidats, et de gagner en crédibilité, afin de pouvoir se saisir des résultats du processus électoral, avec le maximum d’autorité politique, morale et juridique pour qu’il n’y ait pas de contestations. Donc, cette étape est extrêmement importante dans ces deux directions : la révision de la liste et la crédibilité de la Cour en ce qui concerne la phase des résultats. Nous avons non seulement de l’espoir, mais nous travaillons également d’arrache-pied pour que cette dynamique s’enclenche bien. Et c’est dans cet esprit que la CENI-T, qui est un organe central, la locomotive de la préparation des élections, a eu avec nous une séance de travail, ce matin, et que nous sommes satisfaits des échanges que nous avons eu avec la responsable de la CENI-T, qui est, maintenant, en mesure de fixer des dates qui s’inscrivent bien dans cette perspective de la tenue des élections avant la fin de cette année, et naturellement, de préférence, avant la fin du mois de novembre ».

« Pour nous les choses sont tout à fait claires, et les choses sont prometteuses ».

Madagascar GIC-M : entre principes et stratégies, où est le piège ?

Question : la mouvance Ravalomanana a dit qu’elle ne changera pas de candidat…

« Ecoutez, il y a ce qui relève du principe et ce qui relève de la stratégie politique. Nous sommes, en tant que communauté internationale, tout à fait désireux de promouvoir une situation de pluralisme démocratique électoral de ce pays, qui permettrait au peuple souverain, de choisir entre toutes les sensibilités. C’est pour çà –puisque vous avez lu l’aide-mémoire- qu’il est prévu dans les éléments sur lesquels nous avons discuté dans les éléments du document que nous avons suggéré, que les candidats qui se retireraient volontairement, que les candidats qui seraient amenés à être éliminés, auront la possibilité de continuer à être dans la liste d’attente de la famille politique, à travers un autre candidat ou candidate qui aura été présenté(e) qui aura rempli les conditions. Le reste est une question de stratégie et de choix politique. Pour notre part, nous souhaitons une participation maximale. Il ne s’agit pas simplement de telle ou telle personnalité, il s’agit surtout de famille politique et de sensibilité politique, afin que le peuple souverain puisse avoir un large choix de s’exprimer en toute connaissance de cause. Donc nous encourageons la participation la plus large, aussi bien aux élections au niveau de la liste des candidats, nous avons déjà dit cela ; nous souhaitons surtout que tout cela se passe dans une atmosphère de réconciliation, dans une atmosphère d’apaisement et qu’un certains nombre de problèmes qui ne peuvent pas se régler avant les élections, sera réglé après les élections parce que la réconciliation nationale est un processus ».

Je tire mon chapeau à Ramtane Lamamra pour cet art de présenter les choses ainsi. C’est simple : tout le monde peut se présenter, au nom de la souveraineté du peuple, que ce soit le charbonnier du coin ou le coiffeur, sauf les trois candidats incriminés mais aussi bien d’autres qui n’ont pas rempli les conditions....

Comme le Président de la Transition a promis que les élections auront lieu avant la fin de cette année, que va-t-il proposer en matière de stratégie pour sortir de ce piège, en respectant le principe de "peuple souverain" précisé par Ramtane Lamanra? Attendre et voir comme d’habitude. Et surtout vérifier si le prochain communiqué officiel du GIC-M correspond à ce que Chissano et Lamamra ont déclaré ce 2 août 2013 à l'hôtel Colbert d'Antaninarenina Antananarivo. On se sait jamais...

Transcription : Jeannot Ramambazafy

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