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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Bien qu’en vacances comme tout travailleur qui se respecte sur cette planète, le Président de la Transition de Madagascar, Andry Rajoelina, a bien voulu répondre à quelques questions pour le journal l’Express de l’île Maurice, le 26 août 2013.

QUESTION : Pourquoi vous vous êtes plié à l’ordre de la Cour électorale spéciale (CES) malgache qui a invalidé votre candidature ?

En tant Président de la Transition, il est de mon devoir de chercher et de trouver des solutions à crise que traverse Madagascar depuis quatre ans. Je suis un homme de droit qui respecte la loi. Si la CES a validé ma candidature, j’ai accepté, et si la CES n’a pas accepté ma candidature, j’étais prêt et j’ai accepté cette décision pour pouvoir débloquer la situation pour aller vers les élections à Madagascar, et en même temps pour terminer la transition qui n’a que trop duré.

QUESTION : Est-ce les pressions locales et internationales qui vous ont convaincu ?

Ce qui dicte mes actions, c’est surtout le souhait du peuple, de la population : j’entends, j’écoute et je vois. Car la population a demandé, à maintes reprises qu’on en termine avec la transition et qu’il faut aller vers les élections. C’est tout cela qui m’a amené à voir et à trouver une solution pour terminer cette crise. Il n’y a jamais de mort politique en politique. La situation politique n’est pas, statique ; la politique est en perpétuel mouvement et je me pose en tant que solution pour Madagascar aujourd’hui et je suis convaincu, je suis persuadé que je serai encore une solution pour Madagascar demain. C’est-à-dire que je reviendrai, tôt ou tard, pour le peuple malgache. Parce qu’aujourd’hui, bon nombre de citoyens compte sur ma candidature ; compte voter pour moi ; et je peux vous assurer que c’est la majorité qui souhaiterait me voir candidat. Mais c’est l’intérêt supérieur de la Nation qui prime, par dessus tout et aussi qui dépasse mon ambition d’être candidat à la course présidentielle.

QUESTION : Les observateurs disent que les hommes du Président sont fortement représentés sur la liste électorale. Que répondez-vous ?

Ce n’est pas tout simplement les hommes du Président, comme on dit. Je pense que les mouvances confondues sont largement représentées dans ces élections. Certes, les candidats ne reflètent pas parfaitement les souhaits et à l’attente de la population, mais les mouvances sont représentées parce que si l’on parle de la mouvance de l’ancien Président, il y a son ancien ambassadeur qui était en Suisse qui est candidat, qui était avant cela Président du Sénat (Note de madagate.com : il s’agit de Guy Rajemison Rakotomaharo) ; il y a l’ancien ministre des Finances de l’ancien Président (Note de madagate.com : il s’agit de Benjamina Radavidra Andriamparany)… il y a beaucoup d’hommes de l’ancien pouvoir qui est représenté parmi ces candidats. Mais ceci dit, nous aussi nous sommes fortement représentés par rapport à ceux qui ont la même vision que moi.

QUESTION : Qui sera votre candidat ? Edgard Razafindravahy, Hery Rajaonarimampianina ou Camille Vital ?

Parmi ces candidats que vous avez cité, il y a le Président de la Délégation Spéciale d’Antananarivo (Edgard Razafindravahy) qui a été proposé par notre parti, lors du Congrès national. Il y a aussi le ministre des Finances que vous avez cité tout à l’heure (Hery Rajaonarimampianina) qui a fait les efforts nécessaires et qui a été reconnu par le Fmi et la Banque mondiale qui a pu « tenir », en ce qui concerne les finances à Madagascar. Il ne faut pas oublier que, durant quatre ans, Madagascar n’a pas reçu l’aide internationale ; on n’a pas eu de subventions ni d’aides mais nous avons pu gérer l’économie et les finances normalement. Ceci dit, pour résumer, il n’y avait pas eu d’inflation, je peux dire qu’il n’y a pas eu l’utilisation de la planche à billet comme cela s’est passé dans le temps, et nous avons pu même garder l’économie de manière normale. Tous ces hommes que vous avez cité tout à l’heure, surtout les deux que je viens d’énumérer, je pense qu’ils ont leur poids qui pèsera surtout sur les élections à venir.

QUESTION : Ne sortez-vous pas gagnant de ce processus, car vous évincez la mouvance Ravalomanana ?

Le gouvernement que nous avons mis en place, actuellement, est déjà un gouvernement d’union nationale parce que chaque mouvance, chaque signataire de la feuille de route y est présent, y compris l’opposition. Gérer cette transition n’a pas du tout été facile pour nous, parce qu’on a pas forcément la même vision, les mêmes objectifs mais nous avons pu tenir et nous avons pu, surtout, éviter l’affrontement et la guerre civile à Madagascar. Maintenant, comme la feuille de route l’a bien précisé, si un des ministres sort du gouvernement, ce ministre est remplacé par un autre ministre candidat qui sera de la même mouvance d’appartenance que celui qui sort.

QUESTION : Quelle sera la possibilité d’un futur gouvernement d’union nationale ?

Vous savez, je n’ai pas à dicter ce que la mouvance de l’ancien Président doit faire. Chacun a eu l’égalité de chance de proposer un candidat de substitution ; la mouvance de l’ancien Président ne l’a pas fait. Pourquoi ils ne l’ont pas fait ? Ils ont leur raison mais je pense que la politique de la chaise vide n’est pas une bonne solution en politique.

QUESTION : Que ferez-vous après les élections, quand vous ne serez plus Président ?

Là, vous avez l’exclusivité pour demander ce que j’allais faire dans les années à venir. En tant que patriote, en tant qu’homme d’Etat, il est de mon devoir de toujours veiller au développement de Madagascar. Comme vous le savez, Madagascar est un grand pays qui a beaucoup de potentiels. Il est de mon devoir de participer au développement de notre pays. A ce sujet, je vais travailler avec les plus grands consultants de ce monde pour pouvoir établir et écrire un programme sur les vingt ans à venir, sur Madagascar dans tous les domaines : l’agriculture, l’énergie, l’éducation, la sécurité… et c’est ce que je vais faire dans les prochains mois les prochaines années.

Propos recueillis par Abdoolah Earally - L’express mauricien

Transcription : Jeannot Ramambazafy - www.madagate.com

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