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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Vidéo des commentaires en malgache à propos de ce parti Hvm

Madagascar: Politisation de l'Etat avec le parti HVM

Suivant les traces du Psd, de l’Arema, de l’Undd et du Tim, voilà que le super président de tous les pouvoirs vient de transformer l’assocation Hvm (« Hery vaovaon’i Madagasikara ») en un parti politique. Si le président Tsiranana, lui, avait créé son parti social démocrate bien avant l’indépendance, Didier Ratsiraka, Zafy Albert et Marc Ravalomanana ont mis sur pied leur parti respectif une fois élus. Décidément, Hery Rajaonarimampianina ministre était mieux que Hery Rajaonarimampianina président.

Madagascar: Politisation de l'Etat avec le parti HVM

En tout cas, à bien y voir, cette démarche pour tenter de consolider un pouvoir absolu dans un régime semi-parlementaire, n’est rien d’autre qu’une politisation de l‘état qui ne dit pas son nom. Qui sont les membres de ce 39è parti politique légalement inscrit au ministère de l’Intérieur sur un total de 233 ?

Madagascar: Politisation de l'Etat avec le parti HVM

Président national : Rivo Rakotovao (photo), ministre d’État chargé des Infrastructures, de l’Équipement et de l’Aménagement du Territoire

Secrétaire général : Henry Rabary-Njaka, directeur de Cabinet de la présidence de la république

Secrétaire général adjoint : Paul Rabary, ministre de l’Education nationale

Membres du bureau national : Kolo Roger, Premier ministre et ministre de la Santé ; Ulrich Andriatiana, ministre des Transports et de la Météorologie ; Jaobarison Randrianarivony et Mohamed Rachid, conseillers spéciaux du président de la république ; Herisoa Razanadrakoto, Secrétaire général de la présidence de la république ; Hugues Ratsifehera, Directeur général d’Air Madagascar ; James Andrianalisoa, Directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

« On craint beaucoup pour la neutralité de l’Administration en égard à la composition du bureau national du parti HVM », dixit l’ami Eugène Rajaofera dans Midi Madagasikara de ce 31 mai 2014. Et il poursuit plus explicitement : « Les ministères de la Santé et de l’Education nationale sont deux départements de prédilection de la politisation de l’Administration étant donné que non seulement ils comptent le plus grand nombre des agents de l’Etat, mais aussi ils sont représentés jusqu’aux petits recoins de l’île ».

Madagascar: Politisation de l'Etat avec le parti HVM

En effet, l’objectif à court terme pour le parti Hvm demeure les élections municipales et communales. Lorsque l’on sait ce qui s’est passé avec les Tim-Fahasalamana et Tim-Fanabeazana (Tim Santé et Tim Education, pour ne prendre que ce qui est près des générations actuelles), du temps de Marc Ravalomanana, il n’y a vraiment pas de quoi applaudir. L’argent, les pressions et les menaces d’affectation vont remonter à la surface, malgré les belles déclarations entendues ce 30 mai 2014 à l’hôtel Carlton Anosy.

Madagascar: Politisation de l'Etat avec le parti HVM

Avec Hery Rajaonarimampianina -ayant dépêché sa femme Voahangy au Carlton-, les Malgaches ont-ils vraiment les dirigeants qu’ils méritent ? Bah, on peut tromper quelqu’un une fois mais on ne peut tromper le monde entier tout le temps. Quoi qu’il fasse ou dise, son temps est compté.

Jeannot Ramambazafy – 31 mai 2014

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

Antenimierampirenena, Tsimbazaza, 09 May 2014. Misy ny «Malagasy» tsy mino fa tena namangy fahoriana ireo Malagasy mahantra eto Madagasikara tokoa ilay Praiminisitra Kolo Roger, ary koa niteny frantsay satria tsy mafa-fehy ny teny Malagasy ofisialy. Io ary ny porofo ka samia mandini-tena daholo e! Ary resa-bola foana no mba fantany fa tsy mijery ny tena zava-misy marina. Tsy ireo roalahy ireo akory no hampandroso an'i Madagasikara. Ny Tantara, Tompoko, tsy azo foronina fa hitsara ny tsirairay avy any aoriana any...

Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

MAMAN LA PLUS BELLE DU MONDE

Maman tu es la plus belle du monde
Aucune autre à la ronde n'est plus jolie
Tu as pour moi, avoue que c'est étrange
Le visage d'un ange du paradis

Dans tous mes voyages
J'ai vu des paysages
Mais rien ne vaut l'image
De tes beaux cheveux blancs

Tu es, Maman, la plus belle du monde
Et ma joie est profonde
Lorsqu'à mon bras
Maman, tu mets ton bras

Maman tu es la plus belle du monde
Car tant d'amour inonde tes jolis yeux
Pour toi, c'est vrai, je suis malgré mon âge
Le petit enfant sage des jours heureux

J'avais fait des rêves
Où l'on m'aimait sans trêve
Mais les rêves s'achèvent
Et toi seule m'est restée

Maman tu est la plus belle du monde
Et lorsque tout s'effondre autour de moi
Maman, toi tu es là !

LUIS MARIANO

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Premier vol Aibus A340-300 d'Air Madagascar du 11-12 avril 2012, reliant Paris (Roissy) et Antananarivo Ivato. A ce moment-là, Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du Budget de la Transition, était un homme franc, jovial et sincère. Dieu que le pouvoir absolu corrompt absolument les hommes !...

Premier vol Aibus A340-300 d'Air Madagascar du 11-12 avril 2012, reliant Paris (Roissy) et Antananarivo Ivato. A ce moment-là, Hery Rajaonarimampianina, ministre des Finances et du Budget de la Transition, était un homme franc, jovial et sincère. Dieu que le pouvoir absolu corrompt absolument les hommes !...

VIDEO DANS L'AIRBUS ICI

Le candidat n°3, Hery Rajaonarimampianina, a été élu démocratiquement premier Président de la IVème république de Madagascar. C’est un fait, personne ne pourra le contester. Mais le monde entier et la postérité doivent savoir comment il a été élu et comment il s’est comporté en seulement 100 jours de pouvoir. Déjà, la Constitution sur laquelle il a prêté serment, indique clairement que le pays sera régi par un régime semi-parlementaire (ou semi-présidentiel). C’est-à-dire un pouvoir partagé entre le législative et l’exécutif. Hélas. Condensé de démarches allant en contre-sens de la notion même d’état de droit et de démocratie.

Je ne m’appesantirai pas sur cette histoire minable de plagiat du discours de Nicolas Sarkozy, quoi que ce départ ne présageait rien de bon pour le peuple malgache… De toute façon, tous les détails de ce dossier se trouvent dans les archives de www.madagate.com

A PROPOS DU PREMIER MINISTRE

Le Palais de la Primature à Mahazoarivo Antananarivo

Le Palais de la Primature à Mahazoarivo Antananarivo

En matière de nomination du premier Premier ministre de cette IVème république, le premier alinéa de l’article 54 de la Constitution est on-ne-peut-plus explicite : Le Président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l'Assemblée nationale. Ainsi, la loi fondamentale prend en compte, non pas les député en tant que personne physiques mais le parti ou groupe de partis en tant qu’entités considérées comme personnes morales. Pour les élections législatives du 20 décembre 2013, 41 entités ont présenté 2054 candidats parmi lesquels 691 s’étaient présentés en tant qu’indépendants.

Ci-dessus le graphique du résultat officiel obtenu par les dix premières entités (parti ou groupements politiques). Y-a-t-il encore des commentaires à faire ? Le Mapar est arrivé en tête (49 députés), suivi de la mouvance Ravalomanana (20 députés). La Pmp (Plateforme pour la majorité présidentielle) et les particules qui ont suivi n’existaient pas (Udi et compagnie…). C’est pourquoi, le Mapar a présenté le nom d’Haja Resampa. Il ne restait plus qu’au nouveau président de le nommer selon les termes de l’article 54 de la Constitution. Hélas, certains intellectuels et juristes en mal de renommée sont montés au créneau des interprétations aussi fantaisistes les unes que les autres, à propos de la notion de majorité.

Le 17 février 2014, à la suite d’une requête formulée par le président du Conseil supérieur de la Transition (CST), la HCC publie l’avis suivant :

Article premier.- La présentation du Premier Ministre revient au parti ou groupe de partis légalement constitué lors du dépôt des candidatures et ayant obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives.

Article 2.- Le Président de la République nomme le Premier Ministre formellement présenté par les députés issus du parti ou groupe de partis majoritaire.

Peu satisfait de ce qui est aussi limpide que de l’eau de roche, le nouveau président pousse le dernier Premier ministre de la Transition à formuler une autre requête auprès de la HCC. Cette fois-ci, celle-ci publie une décision considérée comme irrévocable, le 18 février 2014:

Article premier.- Il n’y a plus lieu à statuer sur la demande en interprétation de l’article 54 alinéa premier de la Constitution présentée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, laquelle a déjà fait l’objet de l’avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 de la Cour de céans.

Démocratie "naissante". Laissez-moi rire...

Démocratie "naissante". Laissez-moi rire...

Cette fois-ci, le nouveau président, très contrarié décide de passer le turbo. Lors du conseil des ministres du 27 février 2014, il menace les journalistes, d’abord, comme au bon vieux temps de la révolution de Didier Ratsiraka, puis, usant de sa prérogative inscrite dans l’article 114 de la Constitution, il nomme expressément trois nouveaux membres de la HCC. Entre-temps, la Pmp est mise en place. A travers cet artifice gros comme une corde de pendu, toutes les dispositions constitutionnelles seront inversées. Le 11 avril 2014, la HCC remodelée (ou HCC Rakotoarisoa) publie un avis qui jette à la poubelle le caractère irrévocable de l’avis du 17 février 2014 :

Avis du 11/04/2014. Article 3.- Les avis de la Haute Cour Constitutionnelle, non revêtus d’effet obligatoire, n’en possèdent pas moins une haute valeur juridique ainsi qu’une grande autorité morale.

Et voilà. Pour le nouveau président, le tour est joué et il se persuade qu’il n’a pas violé la constitution. Mais le pire va encore arriver. Sachant pertinemment la nature corruptible des politiciens malgaches, les collaborateurs du premier cercle du nouveau président vont réussir à « persuader » certains députés du Mapar et des indépendants qui ne vont pas hésiter à retourner leur veste pour grossir les rangs de cette Pmp dont la structure de base est constituée de députés qui, logiquement, devraient se ranger directement dans l’opposition. Et miracle mon ami : cette opposition n’existe pas officiellement jusqu’en ce moi de mai 2014 ! Et cette Pmp, contraire aux dispositions de l’article 54 va s’amuser à proposer des noms de Premier ministrable !

Se basant donc sur cette affirmation d’avis « non revêtus d’effet obligatoire », le nouveau président va mettre tout le peuple malgache devant le fait accompli. Le 11 avril 2014 même ; il convoque toute la presse nationale et internationale au palais d’Iavoloha. Il va présente le premier Premier ministre de la IVè république, après trois mois de manœuvres qu’il considère comme des « négociations ». Et c’est le nom de Kolo Roger qu’il sort de son chapeau de grand manipulateur, indiquant que ce nom émane de 93 députés formant sa majorité. Or, durant le point de presse suivant ce choix, le président Rajaonarimampianina a refusé de divulguer l’entité politique ayant proposé Roger Kolo dans la course à la Primature. Ce n’est que tard dans la soirée que le service de communication la présidence a envoyé un mail douteux aux journalistes. On y lit un ensemble hétéroclite de partis qui aurait proposé Kolo Roger : PATRAM + Indépendants (30 députés), VPM-MMM (14 députés), PSD (1 députés), Leader Fanilo (5 députés), Harena (1 député), ADHEM FIZAFA, MTS (1 député), FFF (2 députés), Zanak’i Dada (1 député), MDM (1 député), Parti Vert (2 députés), les AS (1 député). Mais cela ne fait que 59 députés. Et jusqu’au jour d’aujourd’hui, ce « miracle des 93 députés » n’a pas été révélé… comme si de rien n'était.

Fait du prince doublé d’un fait accompli, personne n’y peut rien, étant donné que le nouveau président « élu démocratiquement », a déclaré lui-même, « qu’à Madagascar c’est lui qui décide ».

A PROPOS DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Tsimbazaza, Antananarivo: l'Assemblée nationale de Madagascar

Tsimbazaza, Antananarivo: l'Assemblée nationale de Madagascar

Lors du conseil des ministres du 12 janvier 2014, voici ce qui a été décidé, concernant la nouvelle Assemblée nationale :

II°- Adoption de Texte réglementaire

Adoption du Décret portant convocation de l’Assemblée Nationale en Session spéciale.

Ainsi, conformément aux dispositions des Articles 76 et 78 de la Constitution, l’Assemblée Nationale est convoquée en Session spéciale en son siège à Tsimbazaza Antananarivo à partir du Mardi 18 Février 2014 à 10h.

L’ordre du jour de cette Session spéciale se portera uniquement sur :

-la constitution du Bureau de l’Assemblée Nationale

-la formation des Commissions

Christine Razanamahasoa

Christine Razanamahasoa

CLIQUEZ ICI

Le 18 février 2014, à Tsimbazaza, Christine Razanamahasoa, Député de Madagascar, élue à Ambatofinandrahana sous l'étiquette Mapar, et magistrat de premier grade, a aussi été élue, par vote secret -mais avec urne transparente-, Présidente de l’Assemblée nationale, par ses pairs par 77 voix contre 69 pour Jean Max Rakotomamonjy qui a récolté 69 voix. Car sur les 147 votants, il y a eu un bulletin blanc. Une élection dans les normes démocratiques, retransmise en direct sur les ondes de la Rnm et à la Tvm couvrant l’ensemble du territoire. Et, dans L'Histoire politique de Madagascar, Christine Razanamahasoa devient la première femme, Président de l'Assemblée nationale malgache. A l’époque, le président Rajaonarimampianina a même félicité chaudement Mme Razanamahasoa. Hélas, les démons du pouvoir absolu sont venus titiller l’esprit de nouveaux vainqueurs sans péril…

Aussi brusquement qu’un voleur pénétrant dans votre demeure, le 27 mars 2014, la HCC Rakotoarisoa publie une décision qui remet en cause un processus pourtant évident. Mais il est dit que la loi est faite pour être piétinée par ceux qui l’ont faite.

Article premier.- Le contrôle de constitutionnalité du règlement intérieur de chaque Assemblée, avant sa mise en application prévue par l’article 117 alinéa 4 de la Constitution, concerne le règlement intérieur considéré dans son intégralité, et ses amendements.

Article 2.- Un règlement intérieur non soumis à la Haute Cour Constitutionnelle pour contrôle de constitutionnalité est inapplicable.

Article 3.- L’Assemblée Nationale adoptera son règlement intérieur, à soumettre au contrôle de constitutionnalité de la Haute Cour Constitutionnelle.

Article 4.- En vertu du principe constitutionnel de continuité de l’Etat, les organes de l’Assemblée Nationale élus les 18 et 19 février 2014 restent en place, jusqu’à l’élection des nouveaux organes organisée en application des dispositions du règlement intérieur définitif.

Les termes « nouveaux organes » sont si flous que personne n’y prêtent grande attention. Surtout pas l’intelligentsia malgache qui avait, pourtant, mis la majorité de l’article 54 à toutes les sauces. Mais c’est Hery Rajaonarimampianina qui décide à Madagascar, n’est-ce pas ? Lors du Conseil des ministres de la Transition du 18 avril 2014, avec celui-ci sort de son chapeau dictatorial, l’ordonnance n° 2014-001, portant loi organique fixant les règles relatives au fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Cette ordonnance sera entérinée par la HCC Rakotoarisoa dans sa décision du 18 avril 2014 :

Article premier.- L’ordonnance portant loi organique fixant les règles relatives au fonctionnement de l’Assemblée Nationale, est déclarée conforme à la Constitution.

Puis, étant donné qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud, le 2 mai 2014, la HCC Rakotoarisoa publie une décision à propos d’un arrêté portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale :

Article premier.- L’arrêté portant règlement intérieur de l’Assemblée Nationale n’entre pas en violation des dispositions constitutionnelles, sous réserve de reformulation des dispositions des articles 12 alinéa 3 et 13 alinéa 9.

Madagascar: le pouvoir dictatorial (de) Rajaonarimampianina

Premier vol Aibus A340-300 d'Air Madagascar du 11-12 avril 2012, reliant Paris (Roissy) et Antananarivo Ivato. Jean Max Rakotomamonjy, ministre du Tourisme de la Transition. Un triste individu au physique jovial mais à l'esprit fourbe qui fait se retourner Herizo Jossicher Razafimahaleo dans la tombe

Le tour est encore joué ici et tout se précipité comme si le pouvoir en place avait le diable aux trousses. Et, le 3 mai 2014 -une samedi-, une nouvelle élection à la présidence de l’Assemblée nationale est organisée. Et, de manière totalement anti-démocratique, Jean Max Rakotomamonjy est élu à 100% contre lui tout seul. 111 députés sur 111 ont voté pour lui ! Qui dire sinon, bravissimo ! Le lendemain dimanche 4 mai 2014, même schéma. La plupart des députés qui ont insulté celui qui décidé à Madagascar sont « élus » vice-présidents de l’assemblée nationale sans aucun adversaire. Tout cela retransmis en direct à la Rnm et à la Tvm.

Et, effectivement, en 100 jours, Hery Rajaonarimampianina a réussi un exploit : faire d’une régime semi-parlementaire un pouvoir absolu et totalitaire. Ses propos, lors de l’émission "l'invité du zoma" du 9 mai 2014, ont confirmé sa volonté d’être un homme fort de toutes ses faiblesses. Et il n’a pas hésité à démontré qu’il est également un mégalomane, en osant affirmer que c’est grâce à sa présence que les députés Mapar ont été élus dans les régions ! Une insulte profonde vis-à-vis du peuple malgache.

Aussi, en mon âme et conscience, je laisse les couards à leur couardise, les lâches à leur lâcheté mais je pourrais jamais rester les bras croisés et faire comme si de rien n’était. Si j’ai survécu sur deux siècles, et si j’ai connu toutes les dérives présidentielles depuis Philibert Tsiranana, ce n’est pas un Hery Rajaonarimampianina qui va me faire fuir devant mes devoirs de citoyen et face à mes responsabilités de journaliste. Dussè-je être le seul à faire face à ses idées style Corée du Nord. Il a fait ce qu’il fait et il fera pire encore pour rester le plus longtemps possible au pouvoir. Mais tôt ou tard, il commettra une erreur comme tous ses prédécesseurs élus. A ce moment-là, le peuple malgache sera impitoyable (terme qu’il a même utilisé) suivi du tribunal de l’Histoire.

Pour l’heure, il est confronté à une formidable force d’inertie qu’il ne supportera pas bien longtemps. Désormais, son ennemi c’est lui-même. Que ceux qui me prennent pour un fou continuent à ricaner. C’est comme en 2005 où j’avais déjà écrit que Marc Ravalomanana finira mal. On m’avait rit au nez, me traitant de tous les noms possibles. Or, j’avais voté deux fois pour Ravalomanana. Comme j’ai voté pour Hery Rajaonarimampianina qui suit inexorablement, hélas, les traces de son prédécesseur. En mode turbo, car il n’aura jamais la conscience tranquille, malgré ses airs d’être trop poli pour être honnête. Déjà, il dort mal, en se triturant les méninges pour trouver un moyen de m’empêcher de me manifester. Il a le choix entre l’entretien « à l’amiable » -ceux qui me connaissent vraiment savent que je suis incorruptibles- ; les menaces -j’en ai déjà fait l’objet- ; le chantage –sur qui, sur quoi ?- ; la fermeture de ce journal -on verra l’impact- ; l’emprisonnement –j’ai déjà été l’otage des fédéralistes à Diego, avec coups et blessures-. Alors ? Irait-il jusqu’au meurtre ? Bah, mourir à 60 ans dans l’exercice de mes fonctions, c’est plus qu’honorable, n’est-ce pas ? "Izay mahasahy ihany no mifono lambamena". Mais je reviendrai en fantôme hanter toutes les nuits qu’il lui reste dans sa vie. Il est prévenu.

Ce n'est ni en 5, 10 ou même en 15 ans que les choses vont bouger pour ces compatriotes. Ils étaient et sont si loin des préoccupations immédiates des tenants du pouvoir passés et présent

Ce n'est ni en 5, 10 ou même en 15 ans que les choses vont bouger pour ces compatriotes. Ils étaient et sont si loin des préoccupations immédiates des tenants du pouvoir passés et présent

Madagascar: le pouvoir dictatorial (de) Rajaonarimampianina

Enfin, ce n’est pas un homme en colère qui réagit mais un citoyen qui pense sincèrement que le développement réel de Madagascar n’est pas pour cette première moitié de ce troisième millénaire. Les choses ne bougeront jamais tant que les nantis, les intellectuels, la société civile, l’église, etc. -imbus de leur petite personne et de leur confort personnel- réagiront comme des souches mortes. Donc, s’il n’en reste qu’un seul, face à la catastrophe politico-sociale qui menace encore Madagascar, mon pays où je serai enterré, je serai celui-là. Et une seule lectrice ou un seul lecteur suffira à semer la situation véridique qui prévaut dans la Grande île de l'océan Indien en cette journée dominicale.

Jeannot Ramambazafy - 11 mai 201

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
La photo du Premier ministre Kolo Roger est en noir et blanc, dans le cadre des condoléances présentées à tous les Malgaches atteints de pauvreté…

La photo du Premier ministre Kolo Roger est en noir et blanc, dans le cadre des condoléances présentées à tous les Malgaches atteints de pauvreté…

Assemblée nationale de Madagascar, à Tsimbazaza, le 9 mai 2014. C’est le début d’un autre drame. Certes, le français est aussi reconnu comme langue officielle avec le malgache. Mais après la révolution de 1972, combien de Malgaches, actuellement, comprennent le français ? Grande première et fait inédit alors, ce 9 mai 2014, à l’Assemblée nationale de Madagascar. Invoquant des « raisons techniques », le Premier ministre choisi, Kolo Roger, s’est exprimé en… français. Quelle honte pour un pays censé être souverain ! A se demander s'il s'est adressé plus aux bailleurs de fonds étrangers qu'aux représentants du peuple malgache. Très insultant, non? S'il s'amuse à prendre cet exemple, le Premier ministre français, Manuel Valls, né à Barcelone, va-t-il aussi s'exprimer en espagnol à l'Assemblée nationale française ? Olé ! Un terme très technique...

En l’ayant écouté attentivement, et en ayant relu aussi attentivement ce que certains appellent « discours-programme », il y a plus de constats archi-connus depuis Didier Ratsiraka II, que d’actions concrètes à réaliser techniquement.

Et cette minute de silence, en se levant, pour tous les Malgaches souffrant de pauvreté (« ianjadian’ny fahantrana » ) est… irréelle, pour ne pas dire plus. Car c’est tout simplement une scène déplacée du « mamangy amin’ny fahoriana » (présentation de condoléances). Il est prouvé, ici, que le Premier ministre Kolo Roger ignore complètement les us et coutumes de Madagascar. Par ailleurs, ce n’est pas tout ce ramassis de politiciens, imbus d’eux-mêmes, qui attendra le bus et ne mangera pas de la viande à la sortie de ce cirque rajaonarimampien qui ne cesse d'accumuler toutes les bévues possibles, comme pour concourir au record mondial des âneries politocardes. Et dans cette compétition, il est en très bonne position depuis le 25 janvier 2014... Enfin, puisqu’il faut laisser des archives pour l’Histoire, voici le texte intégral de cette littérature archi-connue. A vous d’apprécier.

Mais je vous garantis que, traduit en malgache, ce texte va être encore plus incompréhensible pour mes compatriotes des régions hors Antananarivo. Et re-bonjour les interprétations à la gloire du président « élu démocratiquement par le peuple malgache ».

En tout cas, entre le dire et le faire, qui vivra verra. Les intentions sont, certes, louables, mais la grogne populaire n’en est qu’à ses débuts, la répression pointe à l’horizon et on connaît la finalité de ce genre de bras-de-fer…

Jeannot Ramambazafy

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Le PM Kolo Roger insulte doublement le peuple malgache...

Malgaches doublement pauvres en effet. 1. De l'être monétairement et spirituellement; 2. D'avoir hérité d'un Premier ministre qui s'exprime en français à propos de l'avenir même de leur pays. Madagascar, avec le régime Rajaonarimampianina, n'est pas sorti de l'auberge de l'amateurisme politique dans toute sa splendeur. Fera-t-il long feu ?...

ENONCE DU PROGRAMME DE MISE EN OEUVRE DE LA POLITIQUE GENERALE DE L’ETAT

Andriamatoa Filoha,

Ramatoa sy Andriamatoa isany Solombavambahoaka

Miangavy antsika rehetra aho mba hiara-hitsangana. Hanokana iray minitra fahanginana ho

an’ireo Malagasy abiaby ianjadian’ny fahantrana (Ndlr: littéralement: souffrant, atteint par la pauvreté).

Misaotra anareo !

Tompokolahy sy Tompokovavy,

Araky ny voalazan’ny Lalampanorenana, andininy 99, dia anjarako, Praiministra, Lehiben’ny

Governemanta no manolotra anareo ny fandaharan’asa ho fanatanterahana ny Politika

Ankapoben’ny Fanjakana arak’izay nofaritan’ny Filohan’ny Repoblika.

Tena marary ny Firenentsika. Nefa tsy mbola very fanantenana isika.

Inona ary no tsy maintsy atao hitsaboan-tsika malaky ity Firenena ity?

Mamela ahy ianareo hanohy amin’ny teny frantsay noho ny antony teknika.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Récemment, un ambassadeur d’une nation amie me disait, les malgaches habitent dans un paradis mais ils ne le savent pas. Nous savons que les années qui viennent de s’écouler n’ont épargné personne, les marmites sont vides et le secteur privé est à genou.

Présenté de manière plus détaillée, ce bilan diagnostic nous permet de voir l’état des lieux d’où nous devons partir pour reconstruire le pays et bâtir cette refondation tel qu’il a été préconisé par Son Excellence, Monsieur le Président de la République.

1. Sur la Gouvernance et l’Etat de droit :

Quelle en est la situation pour que le Président de la République ait souligné avec insistance l’importance des mesures à prendre ? En dépit de l’existence d’un arsenal juridique fourni, la puissance publique malgache ne se soumet pas véritablement au droit. Le non- respect de la hiérarchie des normes devient une habitude, l’inégalité devant la loi comme l’absence de l’impartialité de la justice est monnaie courante.

Le double héritage du système féodal d’un côté et colonial de l’autre comporte l’inconvénient de ses avantages sur la République. Il continue à nourrir le culte de la personnalité et la pensée unique ce qui entraîne un grave dysfonctionnement des institutions de la République.

S’il faut y ajouter l’incapacité du Parlement à jouer pleinement son véritable rôle, on ne peut qu’admettre qu’il y a défaillance de l’ensemble des institutions politiques. En effet, le pouvoir législatif propose peu ou pas de lois. Et pour des raisons diverses, la qualité des lois votées laisse parfois à désirer ce qui prête parfois à des interprétations des plus contradictoires.

La mauvaise gouvernance est également constatée à travers l’incapacité des organes de contrôle existants à remplir leur rôle (IGE, BIANCO, SAMIFIN…). Bien que créés dans un souci bien louable, leur efficacité est annihilée par la politisation à outrance de l’administration et des forces de l’ordre, l’absence de transparence dans la gestion des finances publiques et la pseudo-indépendance des organes de contrôle.

Par ailleurs, la mauvaise gouvernance y compris le non-respect de l’état de droit se trouve renforcée par l’insuffisance u dialogue social et de la participation citoyenne. Ainsi le manque de redevabilité sociale manifeste constitue le couronnement de la mauvaise gouvernance.

Enfin, le pouvoir resté entre les mains d’une oligarchie confinée dans la capitale bloque la démocratisation et la décentralisation. Il y a ce qui peut être qualifié d’ « appropriation privées de certains services publiques ». La décentralisation est restée une fiction : après 50 ans d’indépendance, 95% du budget national reste géré au niveau central !

Donc la mauvaise gouvernance a fait en sorte que le citoyen n’a confiance ni à ses semblables encore moins à l’Etat c’est-à-dire ni à l’Administration en général ni à la Justice en particulier. A ceci s’ajoute la perte de crédibilité au niveau international.

2. Sur le plan économique :

L’essentiel des problèmes constatés se résume en quatre points : l’insuffisance de la performance économique globale, un commerce chaotique et désorganisé, un environnement des affaires défavorable et la prédominance du secteur informel.

La performance de notre économie est restée faible durant ces cinq décennies d’indépendance.

En effet, depuis l’indépendance, alors que le taux de croissance démographique s’établit autour de 3% par an, le PIB croît en moyennent de 2% pendant la même période. Ce qui explique la pauvreté structurelle de la majorité des malgaches. Les années où la croissance du

PIB est négative sont plus nombreuses que celles où l’on a pu enregistrer une croissance positive ! Et quand la croissance du PIB se trouvait bien au-dessus de celle de la démographie, aucun impact sur la majorité de population n’a été enregistré.

S’agissant de l’environnement des affaires, il demeure incertain, peu incitatif donc défavorable à l’entreprise privée malgré l’abondance de la main-d’œuvre. L’importante réserve de main-d’œuvre à bon marché est une réalité. Mais les compétences demandées par le marché de l’emploi ne sont pas dispensées par les structures de formation. S’il faut y adjoindre l’existence d’une corruption qui gangrène l’administration avec l’insuffisance de l’épargne et le difficile accès aux financements bancaires, on peut affirmer que le secteur privé ne peut pas ainsi s’épanouir pour remplir son rôle de créateur des richesses.

A côté d’une industrie embryonnaire mais vieillissante, il existe un immense secteur informel.

Il emploie la majeure partie des actifs des grandes agglomérations. Dans l’anarchie totale, il n’est pas connu de l’administration fiscale. Les activités essentielles du secteur informel se trouvent être le commerce. Chaotique et désorganisé, le secteur informel freine le développement.

Dans le monde rural, le développement se trouve également freiné par la technicité trop limitée des acteurs et l’insuffisance des moyens matériels et financiers disponibles. Alors que la majorité de la population vit du secteur primaire, la croissance de la productivité n’y dépasse presque jamais le taux de croissance démographique. Ce qui explique la pauvreté chronique qui y sévit.

Ainsi le maintien du système, de la structure et du rythme de reproduction sociale actuelle va pérenniser les inégalités sous toutes leurs formes. Madagascar va rester un pays sous-développé, fournisseur de matières premières et perpétuellement dépendant.

3. Sur le développement social et le capital humain :

Même si quelques minces succès et parfois instables sont enregistrés, partout, les conditions sanitaires de la population demeure fragile. L’éducation et la formation professionnelle ne répondent pas aux besoins du développement. Le secteur Eau, Hygiène et Assainissement se situe bien en deçà du niveau attendu. Le déséquilibre au niveau territorial caractérise l’accès aux besoins sociaux fondamentaux. L’abandon de plus en plus criant des valeurs culturelles ne fait que renforcer la précarité et le déséquilibre de la société.

Si des réponses concrètes et efficaces ne sont apportés face aux urgences sociales et humanitaires, le fossé entre les riches et les pauvres vont se creuser davantage. Pire des catastrophes sociales sont à craindre. Elles peuvent générer des troubles et provoquer des instabilités.

4. Sur l’environnement et le changement climatique :

Bien que des efforts aient été fournis depuis les années 90, la dégradation de l’environnement continue, l’écosystème est de plus en plus en danger. Parallèlement, on remarque l’insuffisance d’organisations pérennes contre l’effet néfaste du changement climatique.

Ainsi des catastrophes d’origine climatique nous guettent. Si elles ne peuvent pas être évitées, leurs effets peuvent être limités grâce à des mesures concrètes de prévention.

Parallèlement, nos richesses naturelles, auront totalement disparu.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Quelles solutions faut-il apporter et quelle démarche adopter ?

Son excellence, Monsieur le Président de la République veut un changement immédiat et efficace. Dans ses orientations, il exige le rétablissement de la confiance. La confiance entre les citoyens par la réconciliation nationale réelle ce qui seule peut conduire à une véritable concorde nationale, garante de la stabilité et de la cohésion. Il nous faut reconstruire la confiance envers l’Administration y compris la justice. Il exige aussi qu’on rebâtisse les conditions de notre crédibilité vis-à-vis du monde extérieur.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République ordonne qu’on fasse de manière à ce que la croissance soit accélérée, inclusive et durable. Il exige qu’il soit rétablit un environnement de paix, de concorde et de justice de telle sorte qu’une amélioration sensible des conditions de vie de la majorité de la population soit une réalité rapide. Il nous faut se rappeler qu’avec la même structure et le même rythme de croissance ajustée sur les seules offres d’aide au développement traditionnelle, Madagascar restera un pays sous développé.

C’est pourquoi, il nous faut une volonté politique pour parvenir à des objectifs ambitieux en passant par une relance du développement.

Ces objectifs exigent un taux de croissance économique de 7% dès le deuxième semestre 2014 et à deux chiffres en 2015. Pour y parvenir, il faut atteindre un taux d’investissement de plus de 25% du PIB dès 2014, pouvoir créer près de 500 000 emplois à fin 2015. L’incidence de la pauvreté doit être réduite ainsi de 7 à 10 points en 2015.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Pour une meilleure lisibilité, mon programme de mise en œuvre de la Politique Générale de l’Etat va être présenté sur quatre axes qui se classent de la manière suivante :

1. Sur l’Amélioration de la Gouvernance démocratique et de l’Etat de droit ;

2. Sur l’accélération de la croissance inclusive, la promotion de l’emploi et le développement de nos territoires ;

3. Sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et du renforcement du capital humain ; et,

4. Sur la protection de l’environnement et l’atténuation des effets néfastes du changement climatique.

SUR L’AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE DEMOCRATIQUE ET L’ETAT DE DROIT

Pour y parvenir, je préconise des mesures qui doivent nous mener vers une justice impartiale et indépendante, des organes de contrôle efficaces et compétents, des médias libres et responsables, un équilibre des pouvoirs, des acteurs politiques conscients de leurs droits et devoirs avec une administration efficace et intègre au service du citoyen.

La gouvernance ne peut être qualifiée de démocratique que quand la population malagasy dans son ensemble s’épanouit grâce à une décentralisation effective qui lui permet de gérer les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour leur bien-être, avec les dirigeants qu’elle a élus démocratiquement.

Enfin, la bonne gouvernance suppose la restauration et le maintien permanent de la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du pays. Ceci ne peut être considéré comme entièrement réalisé que si l’intégrité et la défense du territoire y compris la zone économique spéciale se trouvent effectivement garantis.

SUR L’ACCELERATION DE LA CROISSANCE INCLUSIVE, LA PROMOTION DE L’EMPLOI ET LE DEVELOPPEMENT DE NOS TERRITOIRES

Pour y parvenir, une bonne gouvernance économique en constitue un préalable. La transparence dans la gestion budgétaire est de règle. L’assainissement et la modernisation de l’environnement des affaires comptent parmi les premières réformes.

Nous devons redynamiser les secteurs productifs notamment agricoles pour augmenter très rapidement les revenus dans le monde rural où se trouvent la majorité de la population. Notre défi n’est autre qu’une croissance partagée. La majorité sinon l’ensemble de la population participe aussi bien aux efforts qu’aux fruits de la croissance.

Une croissance élevée suppose une amélioration qualitative et quantitative des infrastructures: réhabilitations et nouvelle constructions. La croissance par l’augmentation de la productivité doit également être réussie grâce à l’amélioration des méthodes et moyens techniques utilisés. La modernisation et ipso facto la compétitivité de notre économie se conquiert par une transition énergétique notamment par la promotion des énergies renouvelables.

Avec un meilleur cadre légal et une réorganisation appropriée, le secteur minier doit pouvoir trouver un dynamisme pour acquérir sa vraie place de moteur de développement du Pays.

Et pour conforter le rôle essentiel du tourisme dans la croissance et de manière durable, une réorganisation du secteur s’impose.

Enfin, le développement et la diversification des échanges doivent s’inscrire dans un cercle vertueux de croissance inclusive et équitable.

SUR L’AMELIORATION DE L’ACCES AUX SERVICES SOCIAUX DE BASE ET LE RENFORCEMENT DU CAPITAL HUMAIN

L’objectif est simple : chaque malgache participe aux efforts de développement et doit pouvoir bénéficier de la croissance. L’enjeu principal consiste à permettre à tous l’accès à des services sociaux de base de qualité (santé, éducation, …), à renforcer le capital humain, ainsi qu’à mettre en place un environnement favorisant l’épanouissement de l’individu dans la société en passant par de différentes mesures dont la réinsertion et la protection sociales.

L’amélioration de l’accès aux services sociaux essentiels passe par l’ouverture ou la réouverture des 113 Centres de Santé de Base (CSB). Il nous faut aussi renforcer la sécurité alimentaire et l’état nutritionnel. L’accès aux services des infrastructures du secteur Eau,

Hygiène et Assainissement compte naturellement parmi nos priorités. Par ailleurs, au niveau du secteur éducatif, relever le taux d’accès avec celui de rétention à tous les niveaux en constitue un des défis majeurs que mon gouvernement s’est fixé.

En d’autres termes, le renforcement du capital humain passe par une nouvelle approche de l’éducation fondamentale, de l’enseignement secondaire et technique ainsi que de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’objectif consiste à donner à nos jeunes un niveau de compétences en harmonie avec la modernisation de l’économie et des besoins du développement.

Enfin, sans la capitalisation des valeurs culturelles, un pilier essentiel du renforcement du capital humain comporterait un handicap majeur. Le dialogue culturel à tous les niveaux rapproche les concitoyens et milite pour une meilleure compréhension mutuelle et la cohésion ainsi que la solidarité nationale. Une réconciliation en profondeur ne peut que mener ce pays vers la concorde nationale et la stabilité.

SUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ATTENUATION DES EFFETS NEFASTES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Madagascar est souvent considéré synonyme « Exception environnementale ». C’est pourquoi, afin de préserver notre richesse naturelle, des mesures rigoureuses pour renforcer la gouvernance et la protection de l’environnement sont préconisées. Afin d’éradiquer complètement les trafics des espèces protégées, mon gouvernement va présenter une série de mesures dans les jours et semaines qui viennent. Priver nos descendances de ce dont elles ont droit n’est-il pas un crime ? Ce sera la tolérance zéro pour les trafics de bois précieux dont les bois de rose.

Parallèlement, nous allons mettre en place un ensemble de mesures pour permettre d’atténuer les effets néfastes du changement climatique. S’il n’est pas possible de les éviter, il faut s’assurer de pouvoir rendre les incidences du changement climatique moins graves sur la population.

Monsieur le Président,

Mesdames et messieurs les députés,

Avant de terminer, permettrez-moi de vous présenter, en avant-goût, quelques mesures phares parmi les centaines d’actions que mon gouvernement a décidées de réaliser.

1- Mettre en place 3 fonds :

- Un fonds de secours d’urgence et humanitaire,

- Un fonds de solidarité et d’équité,

- Un fonds d’insertion et/ou de réinsertion professionnelle

2- Valoriser le concept de « fihavanana » pour servir de levier au dialogue social et de courroie de transmission entre les institutions afin qu’il y ait une cohérence et une synergie entre les actions des départements ministériels ;

3- Consolider et renforcer le processus de décentralisation effective afin que l’administration de proximité devienne une réalité pour la population aux fins fonds de la brousse qui doivent parcourir plusieurs kilomètres pour accéder aux services publics de base ;

4- Prendre toutes les mesures de manière à résoudre définitivement le problème de délestage dans les trois mois qui viennent ;

5- Intégrer au sein de la fonction publique une première vague d’enseignants FRAM, parmi ceux qui ont la qualification requise ;

6- Mettre fin aux attaques à mains armées sur les principales routes nationales (RN 2, RN 1, RN 4, RN 7, etc.) et démanteler les réseaux de banditisme urbain ;

7- Faciliter la liaison aérienne au niveau régional ;

8- Renforcer le désenclavement en réduisant au maximum l’isolement des localités ;

9- Automatiser l’octroi des pensions des retraités.

Je résume donc l’engagement de mon Gouvernement en :

1. UN PACTE D’ETHIQUE ET DE PERFORMANCE AVEC DES OBJECTIFS ET DES INDICATEURS DE RESULTATS.

2. MESURES URGENTES ET PROGRAMMEES DE REDRESSEMENT ET D’ASSAINISSEMENT.

Je mesure toute l’étendue de cette mission oh combien passionnante et prie pour que la ferveur et l’énergie qui nous anime soient chaque jour raffermies pour l’accomplissement avec succès de notre sacerdoce.

Maintenant, nous sommes à votre disposition pour recevoir vos suggestions.

Enfin et non des moindres, j’aimerais vous dire que les membres du Gouvernement que j’ai l’honneur de diriger s’associent avec moi pour vous présenter nos félicitations les plus chaleureuses pour votre élection à l’Assemblée nationale.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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