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jeannotramambazafy.overblog.com

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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Au premier plan, de g. à dr.: Fleury Lezava, Voninahitsy Jean Eugène, Saraha Rabaharisoa épouse Georget, Lahiniriko Jean

Au premier plan, de g. à dr.: Fleury Lezava, Voninahitsy Jean Eugène, Saraha Rabaharisoa épouse Georget, Lahiniriko Jean

Il est clair que les politicards malgaches ne prendront jamais des leçons de leurs propres turpitudes et il est navrant que certains journalistes des médiaboliques de l’actuelle génération, ignorants de l’Histoire, deviennent de dangereux porte-parole pour le lectorat. Si ces pisse-copies prenaient la peine de s’informer avant d’informer les autres, ils sauront que ce collectif des 19 candidats a eu un précédent et que leur démarche est d’avance vouée à l’échec car jamais des concurrents à une quelconque épreuve ne pourront s’entendre à Madagascar. Surtout pas dans le domaine de la politique.

Lors l’élection présidentielle de décembre 2006, pour tenter de faire bloc contre Marc Ravalomanana, dix candidats -au départ- avaient formé une « alliance ». Rappelons qu’à l’époque, 14 candidats étaient en lice. Il s’agissait de : Marc Ravalomanana, Lahiniriko Jean, Norbert Lala Ratsirahonana, Herizo Razafimahaleo, Pety Rakotoniaina, Jules Randrianjohary, Daniel Rajakoba, Ny Hasina Andriamanjato, Philippe Tsiranana, Ferdinand Razakarimanana, Monja Roindefo, Manandafy Rakotonirina.

A l’époque, il s’agissait de refuser la date du 3 décembre 2006 pour le premier tour de la présidentielle et Marc Ravalomanana, président en exercice, était également candidat. Personne n’a crié au loup à l’époque. Il faut se rappeler aussi que cette date du 3 décembre avait été très critiquée en application de l'article 47 de la Constitution qui stipulait que cette date aurait du se situer entre le 22 décembre 2006 et le 22 janvier 2007. Cependant, le gouvernement de l’époque, faisant fi de la loi fondamentale, avait considéré la date de l’auproclamation du 22 février 2002 comme le début du mandat de Marc Ravalomanana qui se croyait indéboulonnable.

  Photo prise le samedi 25 novembre 2006 au stade d'Alarobia. Rien que des curieux et des oisifs

Photo prise le samedi 25 novembre 2006 au stade d'Alarobia. Rien que des curieux et des oisifs

Un grand meeting avait été organisé au stade d’Alarobia, pour le samedi 25 novembre 2006. Mais une fois le jour-J, ceux qui prétendaient être « unis pour la défense de la légalité, de la Constitution et de la démocratie », n’étaient plus que six : Monja Roindefo, Philippe Tsiranana, Ny Hasina Andriamanjato, Daniel Rajakoba, Ferdinand Razakarimanana, Pety Rakotoniaina. Six, face un stade quasiment vide. La population d’Antananarivo s’était complètement désintéressée du comment et du pourquoi de ces stupides candidats. La semaine suivante, vint la grande déclaration : « Nous allons sillonner les provinces, et patati et patata ». Au final ? Peine perdue : rien ne s’est passé selon leurs calculs « en commun » et Marc Ravalomanana a été élu au premier tour. Je ne sais plus quand mon ouvrage sur l’Histoire des élections présidentielles sortira, mais voici les résultats de cette élection de décembre 2006, pour vous donner une idée :

Madagascar politique: le Collectif des Cornards

En ce mois de juin 2013, après Julien Razafimanazato, l’ingrat, c’est Lahinirko Jean qui joue au porte-parole et lance la campagne électorale car « c’est la date du 24 juillet 2013 est officielle » car il n’y a pas de texte de report officiel. C’est comme la malgachisation de l’enseignement de Manandafy, en 1972, sans outils didactiques, sans professeurs formés, sans programme précis. On connaît l’effet de cette malgachisation : la floraison d’écoles « d’expression française », à la grande joie de l’ancienne puissance colonisatrice.

Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona qui assène des histoires de rencontre à 4 à présent. C'est çà le rôle de l'église de nos jours ?

Mgr Odon Marie Arsène Razanakolona qui assène des histoires de rencontre à 4 à présent. C'est çà le rôle de l'église de nos jours ?

A la même époque, Mgr Odon Razanakolona avait fait des déclarations aux antipodes de ce qu’il débite actuellement. « Les candidats doivent se comporter comme des « raiamandreny » ». A l’adresse de la population, il a exhorté celle-ci à « exercer son droit de vote puisque c’est une grande responsabilité. J’affirme cela pour éclairer les citoyens sur certaines idées véhiculées par certaines personnes, disant que si on ne soutient pas de candidat, on ne votera pas. Il appartient à chacun de peser le pour et le contre du choix du candidat qui pourrait améliorer la situation du pays ». Et encore :« Le rôle de l’Eglise se limite à rappeler aux citoyens qu’il est de leur droit et devoir d’aller aux urnes, et de choisir le candidat avec une grande réflexion pour éviter les remords après le scrutin ».
Ah bon ? Il a donc beaucoup changé le Monsignore Odon en 7 ans alors. Le poids de l’âge, sans doute.

Le Général Fidy à l'époque de son "coup de force". Il est réputé être intrépide. On l'a poussé, poussé,poussé. Puis soudain, il n'y avait plus personne derrière lui

Le Général Fidy à l'époque de son "coup de force". Il est réputé être intrépide. On l'a poussé, poussé,poussé. Puis soudain, il n'y avait plus personne derrière lui

Enfin, sur le côté HAMT (Haute autorité militaire de la transition) que le médiabolique de Mamy Rakotoarivelo, Midi Madagasikara, tient de « sources bien informées », l’auteur ignore totalement l’Histoire de son propre pays. Deux semaines avant le scrutin de décembre 2006, le Général Andrianafidisoa, alias Fidy, candidat recalé, avait fait distribuer des tracts annonçant l’avènement d’un « gouvernement de transition dirigé par un conseil militaire ». Le papa de la HAMT de Midi et ses « sources bien informées ». Puis, Fidy est allé à la BANI d’Ivato, espérant le soutien d’une partie de l’armée. Ben, il s’est retrouvé tout seul avec ses maigres partisans. La BANI a été prise d’assaut. Un mort. Fidy s’est rendu et a été emprisonné. Il n’a retrouvé la liberté qu’après l’accession au pouvoir d’Andry Rajoelina.

Lundi 24 juin 2013, en plein Analakely. Voilà comment le candidat Laza Razafiarison -qui fait partie du collectif- fait sa campagne. Entouré de gardes du corps, il n'a pas daigné montrer son nez. S'il est élu président, il sera inapprochable alors ! Au-dessus de tous. Qu'est-ce que les gens n'ont pas rigolé à son passage. Vraiment, le ridicule n'a jamais tué personne...

Lundi 24 juin 2013, en plein Analakely. Voilà comment le candidat Laza Razafiarison -qui fait partie du collectif- fait sa campagne. Entouré de gardes du corps, il n'a pas daigné montrer son nez. S'il est élu président, il sera inapprochable alors ! Au-dessus de tous. Qu'est-ce que les gens n'ont pas rigolé à son passage. Vraiment, le ridicule n'a jamais tué personne...

De ce qui précède, tout n’était que coups d’épée dans l’eau. Et ils veulent rééditer ce fiasco, comme celui d’un film de série Z maintes fois repassé. Ils n’auront jamais compris que les mêmes erreurs conduisent aux mêmes effets ? Ils n’ont aucune chance de passer au second tour. C’est tout. Avec le temps, ils se couvriront encore plus de ridicule. Heureusement pour eux, ce dernier ne tue plus de nos jours. En tout cas, s’ils espèrent être arrêtés pour leurs conneries verbales, ils peuvent toujours courir. La démocratie règne à Madagascar.

En haut, le nocif Brett Bruen; en bas le logo du programme espion américain

En haut, le nocif Brett Bruen; en bas le logo du programme espion américain

De leur côté, les Américains, avec leur programme d’espionnage Prism (qui captent vos conversations téléphones et vos mails depuis 2007), devraient être plus psychologues que semeurs de psychose. Ils se basent sur l’intox et la désinformation, tellement qu’ils sont devenus paranoïaques devant leur impuissance un certain 11 septembre. Tapez ou prononcez « terrorisme » ou « armes chimiques » et vous serez sous surveillance automatique. Par ailleurs, ils ignorent complètement l’identité culturelle malgache. Leur message aura l’effet contraire. Car les forces de l’ordre malgache vont démontrer leur savoir-faire en matière de sécurité urbaine. Enfin, le 26 juin c’est sacré. Comme leur 4 juillet. Ils n’ont qu’à s’emmurer dans leur ambassade-bunker de Liberty Point, les Malgaches s’en balancent. La vie continuera toujours sans eux. Mais dans tout çà, il y a du Brett Bruen quelque part… Ah oui, depuis le massacre des Amérindiens (Mohicans surtout), pour avoir la paix, il faut faire la guerre… de sécession. Ben, qui vivra verra alors !

En tout cas, le Chargé d'Affaires Eric Wong n'est pas sur place et voici, en deux langues, le message du président Barack Obama, en date du 25 juin 2013 :

Ho an’ny vahoaka Malagasy:

Faly miarahaba anareo ny tenako noho ny nahatraranareo ny 26 Jona, daty ahatsiarovana ny nahazoan’ny firenenareo fahaleovantena. Ao anatin’izao asaramanitry ny fahaleovantenanareo izao dia amafisinay etoana ny fahavononanay hiaro ny foto-kevitra milaza fa anjara tokony ho tandrify ny vahoaka Malagasy ny hianoka ao anatin’ny fitondrana voafidim-bahoaka tamin’ny fomba demokratika ary ny fanajana ny zon’olombelona sy ny fanjakana tan-dalàna. Mijoro eo anilan’ny vahoaka Malagasy i Etazonia amin’izao vanin-taona manan-danja izao, ary manantena fa tsy ho ela dia ho tafaverina eto soa aman-tsara ny fanjakana demokratika.

Raiso, tompoko, ny haja feno atolotro ho anareo,
Barack Obama

To the People of Madagascar:

I congratulate you on the June 26 anniversary of your country's national day. As you celebrate your nation's independence, we remain committed to the principle that the people of Madagascar should enjoy the benefits of popularly-elected, democratic government, and respect
for human rights and the rule of law. The United States stands with the people of Madagascar on this important occasion, and hopes for a return to democratic rule in the near future.

Sincerely,
Barack Obama

Jeannot Ramambazafy – 25 juin 2013

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