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jeannotramambazafy.overblog.com

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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar n'est plus un fromage, Monsieur Hollande

SADC, UA, UE, OIF. Vous commencez sérieusement à démontrer vos capacités de colons et d’esclaves mouchards, en ce Troisième millénaire. Il faut donc chasser le naturel qu’il y a en vous pour qu’il revienne au galop ?

Exécution sans forme de procès de Rainandriamampandry et du Prince Ratsimamanga, en 1896, icônes de l'unité nationale quoi qu'on dise

Exécution sans forme de procès de Rainandriamampandry et du Prince Ratsimamanga, en 1896, icônes de l'unité nationale quoi qu'on dise

Le 6 août 1896, la France a annexé Madagascar puis l’a colonisé comme bon nombre de pays d’Afrique. Gallieni est arrivé et a crée l’antagonisme hauts-plateaux/côtiers comme s’il s’agissait des Hutus et des Tutsis. Il a pris le soin de privilégier les Merina avec des écoles (médecine, enseignement limitée au CAE -Certificat d’aptitude à enseigner-…) mais a laissé les gens de la côte emprisonnés par des coutumes ne suivant pas le cours du temps.

Les ancêtres d’Abdou Diouf qui, à présent, « s’inquiète »… En haut, leur "exploit"

Les ancêtres d’Abdou Diouf qui, à présent, « s’inquiète »… En haut, leur "exploit"

En 1947, le gouvernement socialiste de Vincent Auriol (16ème président de la République française du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954) a envoyé des troupes pour réprimer durement les Malgaches épris de liberté. Appuyées par des tirailleurs sénégalais. Ceux-là même qui, quelques années plus tôt, combattaient au côté de Malgaches pour libérer la France du joug du nazisme. Et par deux fois même : 1914-1918 et 1939-1945. Prétexte : l’attaque du camp français de Moramanga, le 29 mars.

La statue de Gallieni à cheval, qui trônait devant les grilles du parc d’Ambohijatovo, a été enlevée, en 1973

La statue de Gallieni à cheval, qui trônait devant les grilles du parc d’Ambohijatovo, a été enlevée, en 1973

En 1960, Madagascar a retrouvé son Indépendance d’avant le 6 août 1896. Mais quelle indépendance ? L’économie était aux mains d’intérêts français. Une des causes du mouvement estudiantin de mai 1972. A ce moment, la France avait déjà distillé le spectre du tribalisme. Qui n’a jamais eu lieu.

Le Père jésuite Rémi Ralibera, journaliste de « Lakroan’i Madagasikara », interviewé sur le campus d’Ankatso, en mai 1972. Il a fait partie des 400 déportés au bagne de Nosy-Lava. Il a été président de l’Ordre des Journalistes de Madagascar, de 1977 à 1991. Il est décédé le 21 novembre 2008

« Dès qu’il y a des problèmes à Madagascar, on soulève toujours ce lièvre, on soulève toujours ce problème. On dit qu’il y aura guerre tribale, qu'il y aura lutte ethnique. Vraiment, je crois qu’il y dix ans ou quinze ans ce serait possible, peut-être. Maintenant non. Et nos jeunes viennent de démontrer que chez eux il n’y a plus ce problème. Les adultes, eux aussi, ont dépassé cela, dans le sens que le problème n’est plus là. Seulement, à l’échelle internationale, et en France en particulier, on revient toujours là-dessus. Dès qu’il y a quelque chose, on revient là-dessus. A l’ambassade de France on revient là-dessus dès qu’on parle de cela. Je crois connaître davantage les Malgaches que ceux de l’ambassade. (…) ».

Certains prient vraiment pour cela arrive. Mais entre Malgaches…

Certains prient vraiment pour cela arrive. Mais entre Malgaches…

En fait donc, le tribalisme, la prédiction de troubles, de guerre civile, est un outil d’exploitation politique pour recoloniser économiquement le pays. Depuis l’après Indépendance. Mais quelles sont les réalités ? 1972, 1991, 2002, 2009. Il n’y a jamais eu de « guerre civile » à Madagascar, malgré les efforts déployés, et ce n’est pas en cette année 2013 que cela se produira. Malheureusement, il existe des ignares, des idiots et des imbéciles qui jouent le jeu des colons et des anciens esclavagistes. Particulièrement certains médias qui ne se sont jamais gênés pour mettre à leur Une ce spectre du tribalisme déguisé, actuellement, en guerre civile. Et de faire une relation avec ce qui se passe sur le continent africain. « Ivoirisation » et que sais-je encore. Déjà, nous sommes une île et donc n’avons pas de frontières terrestres.

Abdou Diouf semble avoir oublié le sort de ses ancêtres pour défendre la France… Puis ils ont été utilisés dans la répression de 1947-1948 à Madagascar

Abdou Diouf semble avoir oublié le sort de ses ancêtres pour défendre la France… Puis ils ont été utilisés dans la répression de 1947-1948 à Madagascar

Dernier hibou de mauvais augure en date, le Sénégalais Abdou Diouf, Secrétaire général de l’OIF qui tiraille (comme tout tirailleur sénégalais ?) en prétextant qu’il est « profondément inquiet ». Mais qui s’est inquiété du sort de milliers d’Africains devenus esclaves ? Il semble que M. Diouf reste trop longtemps dans son bureau parisien pour se souvenir que, sur l’ile de Gorée, au large de Dakar, dans son pays même, une maison d’esclave (esclaverie) a été construite en 1776 par les Hollandais.

Que connaît cette fille de la perdide Albion sur les problèmes réels à Madagascar ? Nothing…

Que connaît cette fille de la perdide Albion sur les problèmes réels à Madagascar ? Nothing…

De son côté, en ce week-end de Pentecôte, Catherine Ashton prend-elle les chrétiens malgaches (en majorité) pour des crétins ? L’esprit malsain a pénétré son cerveau pour renvoyer la balle à l’UA (Union africaine) formée d’anciens pays colonisés. Et personne ne pense à ce système machiavélique qui consiste à diviser pour régner à la manière de Gallieni.

Et Béatrice Atallah met, à présent, de l’eau dans le moulin d'un chantage pécunier éhonté de la part d'une partie de ces anciens colonisateurs

Et Béatrice Atallah met, à présent, de l’eau dans le moulin d'un chantage pécunier éhonté de la part d'une partie de ces anciens colonisateurs

Rien n’a été encore officialisé mais voilà aussi que Béatrice Atallah, présidente de la Ceni-T, joue leur jeu en avançant que « les bailleurs de fonds vont suspendre leurs aides financières pour les élections à venir si trois candidats à l’élection présidentiel du 24 juillet 2013 ne se retirent pas ».

Ils parlent d’ « ivoirisation ». Or que les Ivoiriens sont appuyés par des journalistes patriotes, eux. Et non par des médias, porte-parole de politiciens véreux, pour quelques ariary de plus

Ils parlent d’ « ivoirisation ». Or que les Ivoiriens sont appuyés par des journalistes patriotes, eux. Et non par des médias, porte-parole de politiciens véreux, pour quelques ariary de plus

Mais que demande le peuple malgache - « olom-pirenena » citoyen - et non le « vahoaka », foule au nom de laquelle le premier politicard venu parle- à l’heure actuelle? Tout simplement un retour à l’ordre constitutionnel qui ne peut se faire sans des dirigeants élus, après quatre années de transition. L’être humain étant lui-même imparfait seuls les couillons finis clament des élections parfaites, reconnues de et par tous. C’est qui le « TOUS » ? De leur côté, certains « politiciens », malgaches de surcroît, sales opportunistes et profiteurs comme tout incapable atteint de logorrhées verbales, adoptent une conduite d’intellectualisme (parler pour ne rien dire, pour meubler le temps) pour mieux tromper leur cour : « C’est moi la plus belle, c’est moi le plus beau, les autres ne sont que des connards ».

Gettysburg, 1863. Voilà ce que souhaitent certains Malgaches même. Or, ils seront les premiers à détaler au premier coup de semonce. Très bavards mais pleutres sans aucune fierté ni sens de l’honneur

Gettysburg, 1863. Voilà ce que souhaitent certains Malgaches même. Or, ils seront les premiers à détaler au premier coup de semonce. Très bavards mais pleutres sans aucune fierté ni sens de l’honneur

Et certains Malgaches ont gardé le réflexe d’esclaves émancipés, à travers cette liberté d’expression qui ne connaît aucune limite. Allez sur certains forums et vous serez effarés par leur capacité à médire des autres et de leur propre pays. Sans apporter aucune solution réelle. Ont-ils eu des parents malgaches un jour ? Le grand problème de Madagascar est que les Malgaches n’ont jamais eu d’ennemi commun à combattre. L’ennemi du Malgache c’est un Malgache comme lui. Les pays développés le sont devenus après avoir traversé des tragédies terribles. France : règne de la terreur ; Afrique du Sud : Apartheid ; U.S.A. : guerre de sécession, massacre des Indiens, ségrégation raciale ; Allemagne ; nazisme ; Rwanda : massacre de 1994 ; pays de l’Est : interdiction d’expression et de parole ; monde asiatique : tsunamis et autres cataclysmes naturels…

François Hollande à l’Elysée, le 16 mai 2013

François Hollande à l’Elysée, le 16 mai 2013

Or, il existe un paradoxe. La solidarité malgache, sur la Grande île, est exemplaire chaque fois qu’une région est ravagée par un cyclone. Et des cyclones, il en arrive tous les ans... Dernièrement, une collecte pour contrer l’invasion des sauterelles, a été organisée. Mais que fait la « communauté internationale » ? Elle attend que tout le monde ici meure. En fait, ce serait l’idéal pour elle. Actuellement, François Hollande, en digne héritier socialiste de Vincent Auriol remet la philosophie de Gallieni sur le tapis. Après avoir déclaré que « les Africains doivent se gérer eux-mêmes » et rappelé que « l’Afrique est un continent à très forte potentialité économique grâce aux richesses minières, naturelles, agricoles… » (14e sommet de la francophonie à Kinshasa), voilà que M. Edam (heu Hollande, pardon, l’edam étant un fromage hollandais, çà prête à confusion) a eu le culot de dire que « la France n’est pas le problème. La France c’est la solution » (Elysée, 16 mai 2013). La solution de quoi ? Il n’y a pas de solution sans problème.

Madagascar n'est plus un fromage, Monsieur Hollande

M. Hollande, Madagascar n’est plus un fromage ! La solution pour les Malgaches c’est d’aller à l’élection présidentielle, le 24 juillet 2013, avec tous ces 41 candidats qui représentent bien toutes les tendances. La guerre civile ? C’est vous qui voulez la créer pour justifier une intervention armée. Comme en 1947, grâce à des nationaux traîtres et fantôches qui finissent toujours comme Judas. Mais pour une fois, tous tombent d’accord, de Marc Ravalomanana à Andry Rajoelina, en passant par Didier Ratsiraka. Respectez, pour une fois aussi, notre souveraineté nationale qui, comme le Général de Gaulle l’avait dit, le 27 mai 1942, « se confond exactement avec la démocratie. La démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, et la souveraineté nationale c’est le peuple exerçant sa souveraineté sans entrave ». Pourquoi en faire une « démoncratie » au moment où le Saint-Esprit plane sur les chrétiens du monde entier ? Il faut en finir au plus vite car vous savez pertinemment, M. Hollande, qu’un gouvernement « d’union nationale » n’a été, n’est et ne sera jamais fiable et viable; Vous l’avez déclaré, le 16 mai à l’Elysée : « Chacun doit être à sa place. Un gouvernement d'union nationale favoriserait les extrêmes ». Donc, ce qui n’est pas une solution pour les anciens colons, l’est pour les pays comme Madagascar, avec la bénédiction des esclaves émancipés de la SADC ? Dès lors, qui a vraiment intérêt à ce que la transition perdure à Madagascar ?

Jeannot Ramambazafy – Lundi de Pentecôte, 20 mai 2013

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