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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Sans commentaires

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Seuls les intellectuels ignares et incompétents -ils sont malheureusement encore nombreux- osent dire n’importe quoi à propos des récentes déclarations des responsables du Fonds monétaire international ou FMI. Car ils ne savent même pas de quoi il retourne exactement. Quant à la presse dite « internationale », elle pèche aussi par un manque total de culture dans le domaine financier ou alors, elle s’en fout complètement, faisant partie du système capitaliste mondial.

Ainsi, le 10 janvier 2013, Le FMI a annoncé qu’il est « dans l’impossibilité de travailler à Madagascar. La situation de crise politique et économique dans la Grande-Île engendre un retard conséquent de 43 mois dans la procédure de consultation du Fonds ». Très bien. Mais en quoi consiste exactement le fameux « travail » du FMI, à travers le monde ? Tout simplement à aider les pays pauvres, dont les dirigeants sont déjà pauvres d’esprit, à s’endetter pour l’éternité.

Madagascar est membre du FMI depuis le 25 septembre 1963. Et, depuis cette date, le pays ne fait que rembourser des dettes plus le taux d’intérêts de ces dettes, quel que soit le dirigeant. En fait, le taux d’intérêts de l’argent emprunté -et non donné par le FMI ou la Banque mondiale-, augmente sur place (même sans aucun emprunt supplémentaire donc) au seul profit de ces banques et de leurs créanciers. Et le peuple reste pauvre (dans le sens de désargenté, avec un pouvoir d'achat quasi inexistant, au fil des années).

Aucune aide du FMI depuis décembre 2008

Il faut se rappeler que c’est le FMI qui a, lui-même, suspendu ses « aides » à Madagascar, en décembre 2008, à la suite de l’achat d’Air Force One II par Marc Ravalomanana. Il y a de l’amnésie dans l’air. Et les responsables de ce FMI, le 10 janvier 2013, ont « oublié» de révéler à l’opinion publique ce qu’il en est de la dette publique malgache depuis 2008 : elle n’a cessé d’augmenter sans même que le FMI n’ouvre le moindre petit robinet. Depuis donc 4 ans. Voici les chiffres exacts du montant annuel du taux de cette dette que doit payer la population malgache :

2008 : 128.841.000 dollars

2009 : 284.485.000 dollars

2010 : 277.717.000 dollars

2011 : 273.376.000 dollars

(Source : FMI)

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En moins de quatre années, sans le moindre effort, le taux d’intérêts de la dette que doit Madagascar au seul FMI a augmenté de plus de 100%. Même si le pouvoir de transition en a tout de même épongé une partie. D’où la légère baisse entre 2009 et 2010.

Dans ces conditions, le FMI peut se permettre d’utiliser ses termes grandiloquents comme « un retard conséquent de 43 mois dans la procédure de consultation du Fonds ». Il faut savoir qu’aucun pays au monde n’a jamais été en mesure de s’acquitter totalement de sa dette publique. Le pays le plus endetté au monde reste les Etats-Unis d’Amérique. La procédure de consultation du FMI est triennale et c’est après qu’il est décidé si on peut ou non effacer la dette d’un pays. Encore une procédure de dupes. En effet, une dette n’est jamais effacée mais est réutilisée par le FMI, par exemple pour l’achat de 4X4, les voyages en avion, la location d’immeubles de haut standing… Comme on dit en malgache : « Ny vola-ntsika ihany no hajainy antsika ». Seuls les imbéciles ne sont pas au courant. Par ailleurs, si le FMI octroie un crédit, il l’accompagne toujours par des mesures qui dépassent souvent l’entendement comme l’ajustement structurel qui a fait pas mal de dégâts…

Les pays non-membres du FMI

Andorre, Corée du Nord, Cuba, Liechtenstein, Monaco, Naru, Swaziland, Vatican. Certains de ces pays sont pauvres, les autres super riches. Alors ? FMI à quoi tu sers, effectivement ?

Le pouvoir de transition dirigé par Andry Rajoelina a prouvé que, sans le FMI (dont les intérêts de la dette s’accumulent encore et toujours même sans autres emprunts, je ne cesserai de le rappeler, depuis décembre 2008), Madagascar peut s’en sortir avec ses propres ressources naturelles, à conditions de revoir tous les contrats. Miniers surtout. Extraits de son discours du 9 janvier 2013 :

" Il est de mon devoir, mes Amis Malagasy, de vous faire part du combat que nous devons mener, actuellement, pour protéger nos ressources nationales. Saviez-vous alors que l’exploitation du nickel et du cobalt -qui font partie du trio de tête de nos richesses-, ne rapporte au peuple Malagasy que 1% sur les véritables bénéfices engrangés ? Cette exploitation rapporte annuellement 15 milliards de dollars. Or, seulement 15 millions de dollars reviennent au peuple Malagasy. Cela sur un investissement total initial de 5 milliards de dollars officiellement publié. En faisant un rapide calcul mental, après seulement 3 ou 4 ans, le prix de revient est largement recouvert et les bénéfices seront pharaoniques pour les sociétés qui exploiteront durant des années encore après. Est-ce que cela est juste et équitable, selon vous ? Il ne s’agit que d’un exemple concernant les contrats signés par les précédents dirigeants de ce pays ! Et je vous le révèle aujourd’hui: c’est parce que je refuse ce genre de contrat que je fais l’objet de pressions de toutes parts ".

Il n’y a donc eu aucun hasard si, dès le lendemain, le FMI est monté sur ses grands chevaux. Il sait pertinemment que lorsque Madagascar n’empruntera plus chez lui et s’acquittera enfin de toutes ses dettes, grâce à ses propres richesses souterraines, beaucoup d’autres pays pourront suivre l’exemple et le FMI n’aura plus sa raison d’être. Pour empêcher cela, les autres pays de la Communauté des intérêts capitalistes internationaux ne vont pas tarder à suivre le mouvement, croyez-moi…

En un mot, le développement même d’un pays comme Madagascar, est un danger pour le monde capitaliste [occidental]. Quant à la position des U.S.A., il faut se rappeler que le FMI a été créé en juillet 1944, à Bretton Woods dans le New Hampshire (États-Unis). Les 44 gouvernements représentés à la conférence voulaient alors établir un cadre de coopération économique qui permettrait d’éviter que ne se reproduise le cercle vicieux des dévaluations compétitives qui avaient contribué à la grande crise des années 1930. Bref, une « grande » crise ne les concernant qu’eux-mêmes. A l’époque, Madagascar était une colonie française dont les richesses servaient à l’effort de guerre contre le nazisme d’Adolf Hitler. Notons que le Directeur général du FMI est toujours un Européen. Enfin, saviez-vous qu’à présent, les U.S.A rechignent à augmenter leur quote-part pour le FMI ?

Actuellement, tous les médiaboliques malgaches (ne parlons plus des autres) se font les porte-paroles de cette « grande » décision du FMI. Comme si cela ne concernait pas les propres descendants des rédacteurs, les entrainant dans la spirale de la dépendance absolue des damnés de la terre. Encore une fois, comme l’a si bien dit un expert français diplômé d’HEC, « c’est le moment d’adopter une « positive attitude ». La différence de développement entre l’Afrique et l’Asie c’est que l’Asie n’a rien mais elle transforme tout, alors que l’Afrique a tout mais elle ne transforme rien ! Quand vous avez des usines de transformation sur place, c’est vous qui fixez les cours de vos produits, c’est clair ».

Après avoir longtemps diabolisé la Chine, voilà les U.S.A. qui font semblant d’ignorer certains manquements aux droits de l’Homme là-bas, pour que Pékin puisse financer le déficit américain. Ainsi, ces médiaboliques et certains crétins du web ignorent sans doute que le gouvernement chinois est le premier acheteur de bons du Trésor américains pour que Washington puisse faire face à sa dette. Plus : Pékin a proposé aux Européens de les aider en rachetant une partie de la dette des pays membres de la zone euro les plus fragiles.

Moralité : il y a un début à tout. Andry Rajoelina a montré et démontré la seule et unique voie à suivre pour développer réellement Madagascar. Il sera, comme il l’a dit, pressé de toutes parts. Mais un jour viendra où, comme la Chine, la Grande île de l’océan Indien se réveillera. Et tous les imbéciles de l’actuelle époque mourront idiots à force de se comporter comme tels.

Ce ne sera pas une sinécure mais, dès à présent, ouvrez vos yeux et votre esprit car la pauvreté ne doit pas être la destinée des Malgaches. Car le plus dur se situe au niveau de la mentalité, comme l’a bien décrit, Andry Rajoelina, à Iavoloha, le 9 janvier 2013 :

" Effectivement, il existe plusieurs maladies à traiter à Madagascar. Malheureusement, il s’agit de maladies qui minent notre pays, les maladies de certains politiciens, quasi-incurables, comme :

-La maladie mentale fixée sur ses propres intérêts,

-La maladie du coeur qui bat pour chercher tous les moyens pour diviser les Malagasy,

-La maladie du ventre gargouillant de tous les abus de pouvoir,

-La maladie d’estomac de l’égoïsme exécrable,

-La maladie de la vision corruptive (car dès qu’il y a une odeur d’argent, ils deviennent subitement aveugles),

-La maladie du pouvoir absolu (même si elle mène à une mort certaine, elle leur semble irrésistible).

Si, depuis tout ce temps, nous n’avons pas avancé d’un pouce, et que nous continuons à patauger dans un bourbier jusqu’à présent, c’est parce nombreux sont encore ceux qui ne possèdent ni ne connaissent la bonne foi, la sainteté de l’esprit, le patriotisme ".

Enfin, que le FMI ne « travaille » plus chez nous est un moindre mal car il y aura moins de taux d’intérêts de dettes à éponger. C’est tout. Cet article semble simpliste mais il résume la situation qui prévaut depuis des décennies, concernant les pays « pauvres » mais paradoxalement riches comme Madagascar. Attendons les réactions de certains « experts » en mystification.

Jeannot RAMAMBAZAFY – 13 janvier 2013

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