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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Le patriotisme. Tel est le thème à retenir du discours du Président de la Transition, en début dé soirée, à l’hôtel de ville de Mahajanga, ce samedi 6 juillet 2013 à graver dans les mémoires.

En prélude, Andry Rajoelina a rappelé que c’est à cet endroit que le pari a été relevé de construire un hôpital aux normes internationales pour la ville de Mahajanga. « L’objectif a-t-il été atteint ? » ; Le « oui » massif de la foule innombrable se passe de commentaires. « Je ne vous trahirai jamais ! ». Il s’agit d’une infrastructure destinée à vous soigner, à vous aider -tous sans exclusif-dans le domaine de la santé et de l’hygiène. « Nombreux sont les dirigeants qui se sont succédés à la tête de cette Nation, mais vous, vous savez qui a vraiment œuvré pour votre bien ».

Bien que n’ayant même pas connu Madagascar sous le régime du président Philibert Tsiranana -le Président Rajoelina a eu la galanterie de présenter Ruffine, la fille de Dadabe Tsiranana, à la foule immense-, l’homme fort de la Transition a rappelé qu’il a fait beaucoup de choses pour cette Cite-des-Fleurs. « C’est lui qui a construit cet Hôtel de ville. Et c’est pourquoi, une stèle avec son buste lui a été dédiée, un monument qui trône juste en face de l’hôtel de ville de Mahajanga. Quant à lui, Andry Rajoelina, il laisse un monument un héritage à la postérité, qui appartient à tous les Majungais sans exception. Il s’agit de l’Hôpital aux normes internationales qui a été inauguré le matin de ce 6 juillet 2013. « Cet hôpital appartient à tous. On ne peut pas le mettre dans sa poche ni le ramener à la maison. Il s’agit d’un établissement public -et non une clinique privée- ouvert et accessible à toutes les couches sociales. Aujourd’hui, 500 garçons ont bénéficié d’une circoncision collective à titre gratuit. Il ne s’agit donc pas d’un monument (littéralement : « tsangambato ») qui m’est dédié mais qui vous appartient. Néanmoins, les femmes qui y accoucheront se rappelleront toujours qui est son maître d’œuvre ».

Et Andry Rajoelina a rappelé que si tous les dirigeants ne feront jamais que passer, les infrastructures, elles, restent.

Concernant les jeunes comme lui, considérés comme les piliers d’un avenir encore incertain pour eux, il a révélé qu’ils ont besoin de « dirigeants jeunes comme eux, ayant la même vision, le même état d’esprit, le même langage qu’eux. Voilà les dirigeants dont ce pays a besoin ». La majorité des nombreux jeunes Majungais pratique le sport et a un souhait : avoir un lieu bien à eux pour développer leur performance. Andry Rajoelina a alors révélé « qu’il a possède un programme spécialement destiné à la jeunesse dans lequel est inclus la construction d’un gymnase couvert aux normes internationales, ici dans la ville de Mahajanga. Des compétitions (de volley, basket, hand-ball) pourront y être organisées et il abritera également des évènements à caractère culturel, comme des spectacles car le nombre de place sera le maximum. Les travaux débuteront incessamment. Lorsque nous entreprenons quelque chose, nous allons jusqu’au bout. Avez-vous confiance ? ». Le « oui » massif se passe aussi de commentaires.

« A mon arrivée en avion (Ndlr : le vendredi 5 juillet 2013), j’ai tout de suite remarqué le nom de l’aéroport : Philibert Tsiranana. Ce dont je me souviens du Président Tsiranana, me ramène au début des années 1960, au moment du retour de notre indépendance. La raison en est simple : ce souvenir a un lien avec ce qui se produit actuellement. En effet, le retour de l’indépendance a marqué la liberté des Malagasy de choisir librement, à travers des élections, les dirigeants qui seront aux commandes de la Nation. Ce retour de l’indépendance signifie que nous Malagasy sommes libres dans nos choix. Personne, aucune entité ne peut empêcher cette pratique d’un droit fondamental de l’homme. Ici, je lance un appel aux politiciens mais surtout à la population : nous devons défendre cette indépendance car il semble que la pratique de la brimade (« sakan-tsakana », pour éviter de prononcer le mot colonisation) est de retour. Il importe que nous soyons solidaires dans la défense de ce droit fondamental de libre choix et de liberté de choisir ».

« En 1960, il s’agissait d’élire le premier président de la première république. Ce fut Philibert Tsiranana. En cette année 2013, il s’agit d’élire le premier président de la quatrième république. SI vous avez confiance en moi, vous avez confiance en l’avenir de Madagascar. Si c’est vrai, levez tous la main pour le démontrer au monde entier (voir dans la vidéo). Mais pourquoi veut-on nous empêcher d’user de notre droit fondamental qui est de choisir celui qui présidera à l’avenir de notre pays ? ». Très diplomate, Andry Rajoelina a évité de dire clairement qu’il y a comme un retour à la colonisation.

« A présent, si nous nous tournons vers les actualités récentes à travers le monde, nous constatons qu’il y a un cas flagrant des deux poids deux mesures. Prenons ce qui s’est passé en Egypte : une révolution en 2011, comme à Madagascar en 2009 ; une rapide période de transition ; un président élu en juin 2012 mais qui a été rejeté par ses propres électeurs et qui a fini par être victime d’un authentique coup d’état de la part de l’armée régulière égyptienne, le 3 juillet 2013. Or, certains pays ont aussitôt annoncé : « Nous souhaitons que le peuple égyptien puisse choisir librement ses dirigeants et son avenir ». Voilà qui est bien sidérant parce que c’est ce droit fondamental que les Malagasy revendiquent ! Pourquoi ce qui est accepté en Egypte ne l’est pas à Madagascar ? C’est pourquoi je redis : le peuple Malagasy a le droit de choisir librement, à travers des élections, les dirigeants qui seront aux commandes de la Nation. Pourquoi nous brimer, nous donner des ordres sur ce qu’il faut ou ne pas faire encore et toujours ? ».

« Dès le début de cette transition certains ont affirmé que dans six mois, au maximum, le salaire des fonctionnaires ne sera plus payé. A vous de compter combien de mois se sont écoulés jusqu’à aujourd’hui, mais le salaire des fonctionnaires a toujours été payé. Nous avons été terrorisés, contraints. Mais les Malagasy n’ont jamais reculé. Les Malagasy ont toujours avancé et les Malagasy seront toujours victorieux ! Et heureusement qu’il y a un « grand » pays qui a reconnu ceci, concernant Madagascar : « Les crise à répétition à Madagascar sont souvent nées des élections contestées, quand les parties prenantes principales se sentent exclues ». J’ai applaudi à ces déclarations qui reflètent le désir des Malagasy parce que cela indique notre libre choix et notre liberté de choisir nos dirigeants, à travers des élections où tous les candidats peuvent participer, sans aucune exclusion. Et je peux vous dire qu’Andry Rajoelina n’a pas peur de ses concurrents mais ce sont ces concurrents qui ont peur d’Andry Rajoelina ! Andry Rajoelina, avec toute la jeunesse, vaincra et Madagascar en sortira victorieuse ! Avez-vous confiance en cela ? C’est O.K. ? (réponse dans la vidéo). Levez tous la main si vous aimez Madagascar. Nous aimons tous Madagascar, notre pays, qui se relèvera tôt ou tard et quoi qu’il arrive ».

« Et c’est pourquoi je vous demande à tous d’être très soucieux et jaloux de ce libre choix, de cette liberté de choisir parce qu’il s’agit d’un droit fondamental inaliénable qui vous appartient, qui nous appartient. Il est de notre devoir de refuser tout compromis, toute entrave à l’exercice de ce droit fondamental inaliénable. Notre requête est la suivante : dans toute élection, c’est le peuple, l’électorat qui choisit. Et lorsqu’il choisit, c’est lui qui a le dernier mot. Les épreuves passent, ne sont pas durables. Nous tous devons passer par des épreuves, comme la Nation toute entière. Mais un proverbe dit : « Après la pluie, le beau temps ». La nuit n’est pas durable car le lendemain le ciel s’éclaircit. Et la clarté terrasse toujours la noirceur. La lumière terrassera toujours les ténèbres. Les médisances existeront toujours ; les gens dictés par la haine, la jalousie et la poursuite du vent également. Mais il faut applaudir ceux qui œuvrent pour l’intérêt du grand nombre, les aider, les élire ! ».

« Une chanson s’intitule : « laisse parler les gens » ; un proverbe rappelle que lorsque la caravane passe, les chiens aboient. Et Andry Rajoelina passe avec vous, dans tout Madagascar. Mais vous, ici à Mahajanga, vous êtes privilégiés. J’ai un programme conçu pour vous. Lorsque le moment de la campagne électorale arrivera, je reviendrai avec une équipe solide et avec l’appui de tous les jeunes qui voudront travailler avec moi qui suis prêt à travailler avec vous ! Les jeunes de Mahajanga avec Andry Rajoelina et Andry Rajoelina avec les jeunes et toute la population majungaise ! Je vous demande de m’épauler pour défendre ce pays ; de m’aider pour le relever ; d’être solidaire avec moi pour consolider notre unité nationale ; de me donner la main pour ériger un nouveau Madagascar reposant sur la prospérité dans une ambiance sécuritaire pour le plus grand bénéfice de la population majungaise, de notre Nation toute entière. A qui appartient Madagascar ? Aux étrangers ? Non ! Madagascar est aux Malagasy et les Malagasy à Madagascar ! Nous aimons tous ce pays. C’est nous tous, qui formons la Nation Malagasy. C’est pourquoi je vous demande à tous de vous lever pour défendre Madagascar. A vous les jeunes, hommes et femmes, que vous soyez politiciens ou non. Je vous lance cet appel car je suis un jeune comme vous. Je lance également un appel à tous nos aînés sans exclusive : il n’y a aucun combat plus sacré que la défense de notre pays, de Madagascar. Et c’est ce que je vous demande, ici, à Mahajanga. On ne construit pas une maison, tout seul. Nous Malagasy, devons nous donner la main pour relever notre pays et ériger un nouveau Madagascar. Aidez-moi pour que je puisse vous aider. Soutenez-moi pour que je puisse libérer Madagascar. Vive Madagascar qui a le destin de s’en sortir ! »

Jeannot RAMAMBAZAFY - 6 juillet 2013

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