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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent dit-on. Dans le cas du président de la Transition, dès qu'il a le dos tourné (à peine parti pour Paris), voilà qu'on tente de le saboter.

Il n'y a pas de mot pour décrire ce qui s'est passé au domicile d'Alain Ramaroson, à Andoharonofotsy. Rappels.

Il y a quelques semaines, dans le cadre du décès de Nadine Ramaroson -qui est sa nièce-, Alain Ramaroson, membre du Conseil supérieur de la transition (CST) a cité les noms du général Richard Ravalomanana et du vice-Premier ministre Hajo Andrianainarivelo. Se sentant lésés, ceux-ci ont porté plainte. Par la suite Alain Ramaroson a été convoqué chez les gendarmes une fois. La seconde fois, il n'est pas venu. C'était il y a une ou deux semaine.

Puis, le Président Rajoelina part pour la France pour un combat engageant l'avenir de Madagascar qui, en cette veille de la Nativité aspire au calme et la sérénité. Mais le lendemain même, une escouade de gendarmes armés jusqu'aux dents débarque au domicile d'Alain Ramaroson. Motif : l'amener avec un mandat d'amener, évidemment. M. Ramaroson se sentant traité comme un vulgaire malfrat a prévenu qu'il se défendrait. Flottement dans l'air de la part de cette force qui a suivi des ordres. Mais de qui exactement. En tout cas, on a tout mis sur le dos du Procureur du tribunal de première instance d'Antananarivo

Entre-temps, alerté, des membres du CST sont venus sur place pour s'informer et constater de visu ce débarquement inapproprié. Inapproprié, en effet, si on lit la lettre envoyée par le Président du CST, le général Rasolosoa Dolin, au Procureur en question. Il s'agit de l'immunité parlementaire d'un membre du CST.

En vertu des alinéas......, relative à la mise en place du parlement de la Transition, aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions (irresponsabilité parlementaire) et, en dehors des sessions parlementaires, il ne peut être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau permanent de l'Assemblée dont il est membre, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive.

Points saillants de cette lettre :

(...) Le CST Alain Ramaroson était dans l'exercice de ses fonctions dans le cadre du contrôle de l'action du gouvernement en s'exprimant sur le décès tragique de la Défunte ministre de la Population.

En outre, le CST a mis en place, lors de sa session plénière du 12 décembre 2012, des Commissions d'enquête parlementaires sur les litiges fonciers, le secteur minier, l'affaire des bois de rose, le port de Toamasina, l'insécurité dans le Sud, le redressement de la SIRAMA ainsi que l'affaire concernant Madame la ministre Nadine Ramaroson. Un commission ad hoc chargée de la supervision, du suivi ainsi que l'appui aux travaux de ces Commissions d'enquête a également été instituée et présidée par Monsieur Alain Ramaroson. Ces Commissions d'enquête parlementaires qui constituent le contrôle parlementaire par excellence ont débuté leurs travaux à la clôture de la deuxième session ordinaire du parlement.

Ainsi, les dispositions constitutionnelles sus-visées s'appliquent-elles aux membres de ces Commissions d'enquête qui restent dans l'exercice de leur fonction, particulièrement Monsieur Alain Ramaroson (...).

Et cette énorme bévue à tellement fait de vagues que son impact est parvenu aux oreilles du Président de la Transition. Et c'est de Paris qu'il a lancé un appel à la dignité.

N°200-P.T/SGP/COM.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Appel à la dignité faite par le Président RAJOELINA

De Paris et face à l’évolution de l’affaire Alain Ramaroson, le Président de la Transition, SEM AndryNirina RAJOELINA, lance un appel aux uns et aux autres pour adopter un comportement responsable et digne, étant entendu que le Peuple Malagasy a droit à la sérénité et à la paix notamment en ces festivités de la Nativité et du Nouvel An.

Antananarivo, le 18 Décembre 2012

Le Chargé de la Communication auprès de la Présidence de la Transition

Mais vraiment, comment se fait-il qu'il y a certaines personnalités qui s'assoient ainsi sur la loi que nul n'est censé ignoré ? En plus, en l'absence du chef de l'état qui a bien d'autres soucis. Ben moi j'appelle cela du sabotage tout simplement. Et cela va entraîner de la rancœur pour entamer une nouvelle année 2013. Il y en a qui se croit vraiment tout permis au point de confirmer le texte de la chanson qu'à Madagascar « ce n'est pas la loi qui fait les hommes mais ce sont les hommes qui font leur loi ». Faut-il que ce soit M. Rajoelina qui règle toutes les dérives à caractère politique dans la Grande île ? Mais voilà, le mal est fait et ses adversaires vont en faire tout un roman à épisodes. Comme s'il avait vraiment besoin de çà en ce moment. Un drôle de cadeau de Noël.

En tout cas, si le bras de la justice malgache et ses démembrements armés mettaient autant de zèle pour poursuivre les vrais bandidos de la Capitale, l'insécurité ne serait plus qu'un mauvais cauchemar. Ce qui n'est pas le cas en cette veille de la Nativité.

Jeannot Ramambazafy - 18 décembre 2012

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