Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
jeannotramambazafy.overblog.com

jeannotramambazafy.overblog.com

Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Malala Yousafza is Nobel Peace Prize laureate: she issues a powerful call to action from balcony among 193 youth representatives carrying solar powered blue lanters

Arrival of His Holiness Pope Francis at the United Nations

Ban Ki-moon (UN Secretary-General) meets His Holiness Pope Francis

His Holiness Pope Francis addresses the UN General Assembly, 3rd plenary meeting, 70th Session.

His Holiness Pope Francis Greets United Nations Staff

IMAGINE (John Lennon). Musical Performance by Shakira, UNICEF Goodwill Ambassador, at the Opening ceremony of the Sustainable Development Goals Summit at the General Assembly, 70th session.

AFRICA. Musical Performance by Angelique Kidjo, UNICEF Goodwill Ambassador, at the Opening ceremony of the Sustainable Development Goals Summit at the General Assembly, 70th session.

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy
FRANCE 24-Les Observateurs. Vidéo de Jean-Pierre tabassé publiée

Un leader d’un syndicat étudiant a été violemment frappé par des gendarmes venus l’arrêter dans l’enceinte de son université, dans la capitale malgache, avant d'être condamné à six mois de prison avec sursis, début septembre. Pour notre Observateur, cet incident est révélateur de la crispation du pouvoir en place vis-à-vis des étudiants, qui se mobilisent actuellement pour exiger la reprise des cours à l’université, interrompus en raison d'une grève des enseignants-chercheurs.

Le 1er septembre, plusieurs gendarmes ont fait irruption dans l’enceinte de l’université de Tananarive, sur le campus d'Ankatso. Sur les images tournées par un cameraman du site Internet Madagate, on voit une dizaine d'entre eux rouer de coups Jean Pierre Randrianamboarina, l'un des meneurs du mouvement étudiant, avant de le traîner sans ménagement à l’extérieur de l’université. Les gendarmes l’ont ensuite mis à l’arrière d’un pick-up – alors qu’il était visiblement à moitié inconscient – avant de placer un banc au-dessus de lui, sur lequel ils se sont assis.

Des médecins ayant examiné l'étudiant après son arrestation ont indiqué qu'il présentait plusieurs traumatismes au niveau des côtes et du crâne, ainsi que diverses fractures.

Le 2 septembre, Jean Pierre Randrianamboarina a comparu devant un tribunal, accusé notamment de troubles à l’ordre public, de manifestation sans autorisation et d’atteinte à la sureté de l’État. Deux jours plus tard, il a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Depuis deux mois environ, les enseignants-chercheurs de l'université font grève pour réclamer l'application de plusieurs décrets signés en 2009, portant sur le versement d'indemnités et des augmentations de salaires. Privés de cours depuis des semaines, les étudiants se mobilisent donc pour réclamer la reprise des enseignements.

"Les étudiants malgaches sont très souvent réprimés quand ils se mobilisent";

Par Jeannot Ntsumbu

Jeannot Ramambazafy est le rédacteur en chef de Madagate.

En principe, les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’entrer dans l’enceinte des universités, même si ça s'est déjà produit dans le passé. Mais cette fois, ça a été particulièrement violent. D'ailleurs, les gendarmes en avaient sûrement conscience, puisqu'on entend l’un d’eux dire “Ne prenez pas de photos !” dans une autre vidéo prise par un confrère de la chaîne de télévision Viva.

Pourtant, le Général Florens Rakotomahanina, de la gendarmerie de Tananarive, a indiqué que les gendarmes avaient arrêté Randrianamboarina selon la procédure habituelle ... [La gendarmerie nationale a toutefois annoncé qu’une enquête avait été ouverte, reconnaissant un “manque de retenue” chez certains agents, NDLR.]

À la suite de cette arrestation, il y a eu très peu de réactions au niveau international. Seule l'ambassade des États-Unis a réagi pour dénoncer la violence des forces de l'ordre et défendre le droit des étudiants à manifester. [Leur communiqué indique notamment : "Nous nous sentons concernés par cet incident qui apparait comme étant un usage excessif de la force par certains membres des forces de l’ordre lors de l’arrestation [de] Jean Pierre Randrianamboarina", NDLR.]

“Les étudiants veulent éviter une année blanche”

Depuis le début de la mobilisation étudiante, des incidents se produisent presque chaque jour. Les forces de l'ordre utilisent des gaz lacrymogènes contre les étudiants, qui restent généralement "retranchés" dans l'enceinte de l'université et répliquent en leur jetant des pierres. Le 24 août, Jean Pierre Randrianamboarina avait d'ailleurs déjà été arrêté, mais en dehors de l’université et beaucoup moins brutalement. Il avait été interpellé au moment où il se dirigeait vers des journalistes, après avoir parlé dans un mégaphone mais il avait été relâché quelques heures plus tard.

Les étudiants soutiennent les revendications des enseignants-chercheurs, mais ils sont privés de cours depuis des semaines... Du coup, ils veulent que l’État trouve rapidement une solution avec leurs professeurs, pour éviter une année blanche. Ça serait problématique, notamment pour les étudiants issus de milieux modestes, comme Jean Pierre Randrianamboarina. Il a eu son baccalauréat en 2005, mais a dû travailler à la campagne pendant des années avant de pouvoir s'inscrire à la faculté de lettres pour la première fois cette année.

“Le gouvernement garde sûrement en mémoire les événements de 1972”

Les étudiants malgaches sont très souvent réprimés quand ils se mobilisent. En janvier dernier, un autre leader étudiant, Berija Ravelomanantsoa, a également été arrêté brutalement par les forces de l'ordre, puis condamné à une peine de deux mois d'emprisonnement avec sursis. Les étudiants faisaient grève uniquement pour réclamer le versement de leurs bourses.

En fait, je pense que le gouvernement garde en mémoire les événements de 1972. Cette année-là, les étudiants ont organisé une grève massive, avec le soutien de plusieurs secteurs de la société. Dans la nuit du 12 au 13 mai, près de 400 étudiants ont été arrêtés sur le campus. Dès le lendemain, des milliers de jeunes sont alors allés manifester dans le centre-ville, pour réclamer leur libération. Les forces de l'ordre ont tiré sur eux, des bâtiments ont été incendiés… Le pouvoir a été complètement dépassé. Cinq jours plus tard, le président de la République a confié les pleins pouvoirs à un général, avant d'être déchu. Le gouvernement actuel n'a sûrement pas envie de voir un tel scénario se répéter...

Cet article a été écrit en collaboration avec Chloé Lauvergnier (@clauvergnier), journaliste à France 24.

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Sandy Solofonirina. Vehivavy malagasy voalohany "Observateur de rallye" manerana ny Afrika

Tsy asian-tsika resa-be fa isaorana eto ny gazety Jejoo nampanfantatr an’i Sandy Solofonirina, vehivavy malagasy voalohany eran’ny kontinanta afrika misahan izany hoe « observateur de rallye » izany. Fa i Sandy koa no Filohan’ny WIM (Women in Motorsport) eto Madagasikara.

Sandy Solofonirina. Vehivavy malagasy voalohany "Observateur de rallye" manerana ny Afrika

Fa manao asa soa ihany koa i Sandy. Jereo ny vidéo eo ambony.

ETO NY LAHATSORATRA HAFA MIKASIKA AN'I SANDY SOLOFONIRINA

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Samedi 5 septembre 2015. Au centre, en chemise à carreaux rouge et blanc, tel un conquérant, Marc Ravalomanana sur le terrain appartenant à la CCIAA, à Ankorondrano, Antananarivo

Samedi 5 septembre 2015. Au centre, en chemise à carreaux rouge et blanc, tel un conquérant, Marc Ravalomanana sur le terrain appartenant à la CCIAA, à Ankorondrano, Antananarivo

Décidément, l’ancien président démissionnaire fuyard de Madagascar est un extra-terrestre. Vraiment. Il oublie qu’il suffit d’une saute d’humeur de l’actuel président de la république, Hery Rajaonarimampianina, pour que sa condition d’homme « libéré », conditionnée -justement- par un simple accord politique, se retransforme en homme condamné, par contumace, aux travaux forcés à perpétuité, le 28 août 2010 (ICI compte-rendu du journal Le Monde).

Or, le samedi 5 septembre 2015, voilà que l’homme est revenu pour la seconde fois sur le terrain sis à Ankorondrano, loué au vrai propriétaire qui est la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture d'Antananarivo (CCIAA). Cela, comme si de rien n’était, comme si ce terrain lui appartenait encore, faisant fi de l’autorité de la chose jugée. En effet, le 10 mars 2010, le tribunal de commerce d’Antananarivo a tranché, suite à la requête de la CCIAA : expulsion avec amende de 10 millions d’ariary pour non-paiement de loyers. C’est pour cela que les meetings ont été déplacés au Magro de Behoririka, le terrain d’Ankorondrano ayant été mis sous scellés. Ce qui n’a pas empêché, en passant, un pillage de tous les matériaux restant après l’incendie du 26 janvier 2009.

Quels sont les arguments ravalomananiens, face à ce jugement ? « C’est vrai que le terrain appartient à la Chambre de Commerce mais elle a conclu un contrat de bail emphytéotique de 40 ans avec Tiko. Et puis, la décision du Tribunal commercial prise en mars 2011 qui a donné gain de cause à la Chambre de commerce d’Antananarivo en ce qui concerne la gestion du terrain d’Ankorondrano, a été prise par un régime illégal ». Il oublie que ce régime qu’il qualifie d’illégal a été reconnu par la communauté internationale à l’issue de la signature de la Feuille de route, en septembre 2011. Il feint d’ignorer le principe de la rétroactivité de la loi en matière de jurisprudence constitutionnelle. Mais surtout du principe de l’autorité de la chose jugée. Quelle que soit la juridiction. Il faut le mettre en exergue.

Ainsi, quoi que dise, quoi que fasse Marc Ravalomanana, le terrain d’Ankorondrano, qu’il a déjà commencé à faire déblayer, ne lui a jamais appartenu. Cela dit, il doit également énormément d’argent à l’Etat malgache. Voici les détails.

Sur la tête Marc Ravalomanana, ayant résidé volontairement en Afrique du Sud de 2009 à 2014, plane pas moins de 13 dossiers traitant d’affaires civiles, commerciales et pénales. Pour ce dernier sujet, nous avons la tuerie du 7 février 2009 récemment traitée par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel d’Antananarivo (et actuellement par la justice sud-africaine, l'empêchant de sortir d'Afrique du Sud). Il s’agit du dossier n° 6052-Rp/09/11-Cr/J3/09. L’enquête se poursuivant et comme il existe un lien avec la politique politicienne des assassins (Le terme assassin vient entre autres de l'arabe حَشَّاشِين, haschashin (« les gens qui fument le haschisch, herbe ou cannabis »), je laisserai cela en suspens pour vous révéler les autres dossiers civils et commerciaux.

Pour le dossier n°6 992-Rp/09/16-Cr/J3/09, relatif à l’achat du terrain sis à Andohatapenaka sur la route digue, Marc Ravalomanana a été condamné à 5 ans de travaux forcés. Il avait acquis ce terrain qu’il a fait remblayer avec l’argent de la région Analamanga, des deniers publics donc. Un montant de 3.654.140.000 ariary exactement. Purement et simplement détournés grâce à Fidy Ratsimbazafy alors chef de la région, accusé d’abus de fonction. Concernant le fameux Boeing « Force One II », Marc Ravalomanana a été condamné à 4 ans d’emprisonnement ferme pour avoir fait acheter ce Lear Jet pour un prétendu montant de 60 millions de dollars. Achat réalisé par l’ancien ministre des Finances Haja Razafinjatovo, évaporé dans la nature. Cet argent a été décaissé du port de Toamasina et des assurances Aro.

Venons-en maintenant à l’empire Tiko, société qu’il a fondé et qui s’est agrandie en moins de temps qu’il faut pour le dire. Mais tout a été découvert. En fait, il a utilisé la puissance publique pour laisser des tas de casseroles, inconnues s’il ne s’était pas enfui en Afrique australe. Cela relève des domaines civil et commercial. En juillet 2009, 1.940 tonnes de riz saisis chez la société Magro ont été mis en vente publique. Car cette filiale de Tiko devait à la Direction générale des Impôts, une somme d’impayés chiffrés à 204.075.718,56 ariary. Par ailleurs, les services des Douanes ont révélé le non-paiement de droits et taxes à l’importation d’une valeur de 26.066.764,982 ariary. Cela a été payé in extremis le 10 mars 2010. Pourquoi avoir attendu ? Du côté d’Air Madagascar, les impayés de la société Tiko s’allongent. Nous en sommes actuellement à 1.527.207.964,32 ariary. Et ce n’est pas fini…

Les filiales de Tikoland, Fanampy Rice Sa et Tiko Sa doivent aussi quelque 967.600.000 ariary à la Sonapar qui a eu le malheur de leur avancer cette somme en guise de capital de démarrage. Actuellement, ce dossier n°402-Ap se trouve en appel. Comme l’est le dossier n°41-Ap sur l’argent emprunté à la société d’assurances Aro, d’un montant de 18.187.287.614,40 ariary. Impayés à ce jour. Sûre d’être au-dessus des lois, grâce à son fondateur devenu président de la république, la société Tiko SA s’est permis de ne pas s’acquitter des coûts de prestations médicales pour son personnel dirigeant. Ainsi, le Pavillon Sainte Fleur de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (Hjra) d’Anosy a été obligé de traîner Tiko SA devant le tribunal de Commerce pour le non paiement de 2.082.943,28 ariary. Le dossier est en cours de traitement.

En fin de compte, l’empire Tiko n’aura été qu’un gigantesque conglomérat commercial, protégé par le Président Ravalomanana, qui n’a eu de cesse d’être un très mauvais payeur dans tous les domaines : non paiement des factures de la société Delated & Fils par la société Tiko Oil Products ou Top ; non paiement, par le groupe Tiko, du coût de 40.000 sacs de ciment (soit 680.000.000 ariary) appartenant à la société Seimad ; non paiement, par la société Tiko SA, d’une créance de 200.000 dollars à la société Céréalis Sa (à propos de céréales, c’est évident). Dernière en date : l’expulsion des sociétés Top et Magro du terrain d’Ankorondrano, appartenant à la Chambre de Commerce et d’industrie d’Antananarivo. Les deux sociétés « tikoesques » ne lui avaient pas payé le loyer qui a fini par s’élever à 22.080.000 ariary. Si l’on fait la somme de tous ces impayés, cela nous donne des dettes s’élevant à 250 milliards d’anciens francs arrondis (un euro vaut en moyenne 3.000 ariary et un ariary 5 anciens francs malgaches).

Ces chiffres ne peuvent pas s’inventer. C’est le fruit de longs mois d’investigations. Tout est vérifiable au tribunal d’Anosy et dans les sociétés citées. Que va faire le président Hery Rajaonarimampianina qui lui a permis de revenir au pays, l’a fait emprisonner à Antsiranana puis l’a fait libérer à la suite d’un accord politique signé au Centre de conventions internationale d’Ivato (CCI), début mai 2015 ? En effet, c’est à ce moment-là que le décret qui maintenait Marc Ravalomanana en résidence fixe, a été annulé. Depuis, ce dernier a même eu l’occasion de se rendre à l’île Maurice. Au point où nous en sommes, il est clair Mister Hery Vaovao s’est piégé lui-même. Et Ravalomanana s’est même octroyé le luxe de lui donner des leçons : « Si l’un de vos proches collaborateurs constitue un problème mais non une solution, le mieux est de s’en séparer ». Cela concerne plus précisément le ministre d’Etat Rivo Rakotovao qui fut membre du cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Harison Randriarimanana, sous le régime… Ravalomanana.

Un dossier de Jeannot Ramambazafy – 7 septembre 2015.

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy

Comment 18 tonnes de cristal dans 3 camions, d’une valeur de 7 milliards d’anciens francs malgaches, peuvent-elles «disparaître» de la cour du ministère des mines pourtant gardé ? Seuls des personnages très hauts placés peuvent effectuer cette mainmise inimaginable dans un Etat de droit.

Cela s'est passé -et se passe toujours avec d'autres produits- en septembre 2015, sous la IVème république de Madagascar présidée par Hery Rajaonarimampianina.

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar. Les institutions de l'État servent souvent les intérêts des élites au lieu de ceux de la population en général

Palais d’Etat d’Iavoloha, 12 juin 2015. Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a reçu Cécile Fruman, Directrice à la Banque Mondiale pour le Commerce et la Compétitivité, en visite à Madagascar pour 4 jours. Cette délégation était composée de Coralie Gevers, Représentante résidente de la Banque Mondiale à Madagascar; Satyam Ramnauth, de l’International Finance Corporation à Madagascar; Michael Engman, Senior Economist et Task Team Leader pour le Projet Pôles intégrés de croissance et Corridors 2, et Noro Aina Andriamihaja, Senior Financial Specialist.

Diagnostique Systématique Pays

Madagascar (Août 2015)

La gouvernance apparait comme une contrainte majeure pour la croissance économique soutenue, inclusive et élevée du pays. La fragilité de Madagascar provient du fait que l’Etat de droit n’est pas systématiquement respecté et que le système judiciaire est incapable de faire appliquer efficacement les lois. Plusieurs éléments structurels et historiques alimentent cette fragilité, selon une analyse récente, y compris:

i) l'État et un système politique qui sert les élites;

ii) le rôle persistant de l'armée dans la dynamique politique; iii) une société fragmentée (géographiquement et socialement);

iv) un processus de décentralisation latent; et

v) les tensions dans l’appropriation des revenus provenant des ressources naturelles du pays (terres et extractions).

En outre, le rapport souligne que la fragilité du pays s’est accentué au cours des dernières années en raison:

1) de la criminalité et de l'insécurité croissantes,

2) de la croissance rapide de l'économie illicite,

3) de la criminalisation d'une partie importante des forces de sécurité du pays, et

4) de la faiblesse du système judiciaire qui est absent dans les vastes zones du territoire, poussant les gens à se faire justice eux-mêmes.

Résumé des défis de gouvernance:

• Les institutions de l'État à Madagascar servent souvent les intérêts des élites au lieu de ceux de la population en général. En partie, du fait que l'Etat ne fournit pas de biens et services publics appropriés.

• Madagascar dispose d’un des taux de ratios recettes/PIB les plus faibles dans le monde et dépense la majeure partie de ses revenus sur les salaires du secteur public et les dépenses de fonctionnement, y compris les subventions régressives de carburants, et il reste donc très peu de ressources pour les services sociaux ou les investissements.

• Les citoyens malgaches ne sont pas satisfaits du gouvernement et ont fini par attendre très peu de la part de ce dernier. La capacité des parties prenantes qui pourraient exiger des comptes au gouvernement (organisations de la société civile, la presse) reste faible.

• Le taux d’investissement (public et privé) est beaucoup plus faible à Madagascar que dans la plupart de ses pairs, freinant ainsi la croissance. Le secteur privé a identifié l'instabilité politique comme principale frein pour leurs activités. Les autres contraintes comprennent l'insuffisance d’infrastructures, en particulier les infrastructures d'électricité, ainsi que les problèmes de gouvernance.

• Une gouvernance faible affecte également la capacité du gouvernement à gérer les vastes ressources naturelles du pays. La faiblesse de gouvernance, associée à une grande richesse en ressources naturelles, peut conduire à une dégradation de l'ordre public comme cela a été remarqué à Madagascar au cours des 5 dernières années.

• Les recommandations pour le renforcement de la gouvernance comprennent des investissements tenant compte de la responsabilité, le renforcement de l'agence de lutte contre la corruption et la poursuite du processus de décentralisation.

Voir les commentaires

Publié le par Jeannot Ramambazafy
 La délégation du FMI dirigé par Georges Tsibouris (à la gauche du Président Hery Rajaonarimampianina sur la photo) au Palais d'État d'Iavoloha, le 18 février 2015

La délégation du FMI dirigé par Georges Tsibouris (à la gauche du Président Hery Rajaonarimampianina sur la photo) au Palais d'État d'Iavoloha, le 18 février 2015

Une mission du FMI (Fonds monétaire international) est prévue arriver à Madagascar, en ce début du mois de septembre 2015. Soit elle a donner des sous au régime Rajaonarimampianina et se laver les mains comme Ponce Pilate, soit elle va réagir comme des personnes douées de bon sens et donner encore un laps de temps à ce régime pour qu’il se conforme à ses belles promesses de «force nouvelle [de développement]» («Hery vaovao»).

Vonison Andrianjato Razafindambo, Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions de Madagascar. Un drôle de zigue, vraiment...

Vonison Andrianjato Razafindambo, Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions de Madagascar. Un drôle de zigue, vraiment...

Et voilà que le ministre de la Communication, Andrianjato Vonison Razafindambo, vient de «prier» les journalistes malgaches d’écrire des articles pour embellir l’image de Madagascar.

Mais qu’est-ce que ce régime a effectué entre juin 2014 et septembre 2015? PRATIQUEMENT RIEN ! Pour nous prouver dans ses actions qu'il fera de Madagascar cet enfer toujours pavé de bonnes et belles intentions... sur ressorts.

Ce dossier est publié pour les personnes sérieuses pour qu’elles comprennent qu’il n’y a rien à attendre de Hery Rajaonarimampianina, une fois qu’il a été élu président de la république de Madagascar. Tous ses discours n’étaient que du vent et il risque très vite de récolter la tempête populaire. Changer de ministre des Finances et du Budget et caser un copain de l’université des Trois-Rivières au Québec n’a rien fait bouger. Bien au contraire… Et de mémoire de citoyen -avant d’être journaliste de plus de 30 ans de métier-, aucun président malgache élu au suffrage universel n’a été aussi haï de son peuple que lui, en moins de deux ans.

Jeannot Ramambazafy – 4 septembre 2015

RAPPELS

DEMANDE DE DÉCAISSEMENT AU TITRE DE LA FACILITÉ DE CRÉDIT RAPIDE

MADAGASCAR. Le 18 juin 2014, le Conseil d’administration du FMI approuve un décaissement de 47,1 millions de dollars en faveur de Madagascar au titre de la facilité de crédit rapide (FCR)

Madagascar-FMI. Ce que Rajaonarimampianina a promis mais n’a pas fait

RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Contexte et perspectives économiques. Les autorités malgaches sont parvenues à éviter une crise macroéconomique pendant une période difficile marquée par une transition politique et des incertitudes économiques depuis 2009. Cependant, ces perturbations ont limité la croissance et les recettes budgétaires, ce qui s’est traduit par une forte compression de l’investissement public et des dépenses sociales, dont les conséquences ont été graves sur le plan social. Outre l’accumulation d’arriérés de paiement intérieurs, les subventions budgétaires aux prix des carburants et, de façon plus générale, à l’énergie sont devenues onéreuses et ont évincé d’autres dépenses budgétaires prioritaires.

Environ 90% de la population vit actuellement avec moins de deux dollars par jour (après ajustement tenant compte de la parité de pouvoir d’achat), de sorte que la pauvreté est un sujet crucial à Madagascar. Soutenue par de grands projets miniers qui arrivent au stade de la commercialisation, un accroissement de la production de riz et un climat politique moins incertain, la croissance devrait, selon les projections, passer à 3% en 2014. Cependant, l’économie reste vulnérable, d’importants besoins de balance des paiements pouvant, si on ne s’y attaque pas au plus vite, entraver une reprise économique robuste.

Principaux défis. L’objectif immédiat des autorités pour 2014 était d’amorcer une hausse des dépenses sociales et d’infrastructure afin de les ramener à des niveaux plus normaux et créer une base solide pour passer à une croissance plus forte et plus inclusive et réduire la pauvreté. Il faut combler les écarts de financements budgétaires et de balance des paiements élevés pour ne pas compromettre la reprise économique. Les mesures clés à prendre en 2014 étaient notamment les suivantes :

 Améliorer le recouvrement des recettes fiscales et douanières.

 Accroître le financement des programmes d’investissement public et des dépenses sociales prioritaires.

 Mettre fin à l’accumulation d’arriérés intérieurs et apurer progressivement le stock existant.

 S’attaquer à terme à la question des subventions aux prix des carburants, tout en trouvant des mécanismes de soutien aux groupes vulnérables.

Dans ce contexte, les autorités ont sollicité un décaissement au titre de la Facilité de Crédit Rapide (FCR).

Elles ont considéré la FCR comme un tremplin pour d’éventuels accords futurs visant à adresser les défis à moyen terme de Madagascar ainsi qu’à envoyer un signal positif envers les partenaires au développement.

Les services du FMI ont appuyé la demande de décaissement au titre de la FCR présentée par les autorités.

Lettre d’intention

Antananarivo, Madagascar

3 juin 2014

Madame Christine Lagarde

Directeur Général

Fonds monétaire international

Washington, D.C. 20431

Madame le Directeur Général,

1. Les cinq dernières années de transition et d'incertitude ont été difficiles. Cependant, à la suite des élections présidentielles et de la nomination d'un nouveau gouvernement, nous sommes déterminés à commencer à affronter les défis économiques et sociaux urgents de Madagascar.

L'objectif du gouvernement est de créer une fondation solide en vue d’une croissance plus rapide et d’un recul de la pauvreté.

2. Les priorités économiques majeures comprennent la promotion d'un environnement social et politique stable qui soutient la reprise économique et le maintien de la stabilité macroéconomique et financière. Nous œuvrerons également vers l'élaboration d'un plan à moyen terme pour ramener l'économie malgache sur la voie d'une croissance durable. Pour nous aider dans cette entreprise, nous comptons sur le soutien financier de la communauté internationale, qui est nécessaire si nos efforts se doivent de parvenir à l'amélioration substantielle des conditions de vie et des perspectives d'emploi dans les quelques prochaines années. Nous demandons au Fonds monétaire international de fournir un soutien immédiat sous forme de décaissement dans le cadre de la facilité de crédit rapide (FCR) d'un montant équivalant à 25 pour cent du quota, ou de 30,55 millions de DTS qui serait versé à la Banque centrale de Madagascar.

3. Le Mémorandum de politiques économiques et financières (MPEF) ci-joint décrit les politiques que nous prévoyons de mettre en œuvre au cours des six prochains mois. Le gouvernement est convaincu que les politiques et les mesures prévues dans ce Mémorandum contribueront à remédier aux difficultés de la balance des paiements et de faire avancer nos objectifs de réduction de la pauvreté et de croissance. Il consultera les services du FMI à sa propre initiative ou à la demande du Directeur Général du FMI, avant l'adoption de toute mesure supplémentaire qu'il peut juger nécessaire ou en cas de modifications apportées aux politiques énoncées dans ce Mémorandum. Le gouvernement s'engage également à coopérer pleinement avec le FMI pour atteindre ses objectifs en matière de politiques économiques et à ne pas introduire de mesures ou de politiques qui pourraient aggraver les difficultés de balance des paiements de Madagascar. La Banque centrale de Madagascar s’engage à se soumettre à la mise à jour de l'évaluation des garanties par le FMI avant qu’un arrangement subséquent du Fonds ne soit en place.

4. Les autorités malgaches consentent à la publication de cette lettre d'intention (LI) et du Mémorandum de politiques économiques (MPEF) et du Protocole d'accord technique (PAT), ainsi que du rapport des services du FMI relatif à la demande d’un décaissement au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) et de l'analyse de viabilité de la dette. Nous autorisons par la présente leur publication et affichage sur le site web du FMI, après approbation par le Conseil d'administration du FMI.

Veuillez agréer, Madame le Directeur général, l’expression de notre considération distinguée.

/s/ /s/

Monsieur Jean Razafindravonona

Ministère des Finances et du Budget

Madame Vonimanitra Razafimbelo

Ministre Gouverneur (par intérim)

Banque centrale de Madagascar

Mémorandum de politiques économiques et financières

I. Introduction

1. Contexte. Madagascar a traversé cinq années de crise politique durant lesquelles l’économie a souffert de fortes perturbations. L’activité économique a ralenti, les investissements ont stagné et les indicateurs sociaux se sont détériorés. Environ 90 pour cent de la population vit avec moins de 2 USD par jour (ajusté en fonction de la parité du pouvoir d’achat), concourant ainsi à faire de la pauvreté un problème critique pour Madagascar. Le problème de dénuement social est aggravé par la suspension des aides budgétaires qui a contraint les autorités à réduire les dépenses sociales et celles liées à l’infrastructure. En outre, les arriérés intérieurs se sont accumulés.

Toutefois, le gouvernement de transition a pu préserver la stabilité macroéconomique et financière grâce à des politiques budgétaire et monétaire prudentes. Suite aux élections présidentielles et parlementaires de 2013, ainsi qu’à la nomination d’un Premier Ministre et à la formation du nouveau gouvernement en Avril 2014, Madagascar est prêt à s’engager dans un programme de relance économique et de redressement social avec le soutien des partenaires techniques et financiers.

II. Évolutions économiques de 2009 à 2013

2. En 2009, le pays a connu une forte contraction du PIB de 3,5 pour cent en raison du climat d’incertitude qui prévalait et de la suspension des appuis budgétaires des partenaires techniques et financiers. La croissance a continué à stagner du fait de l’incertitude persistante, de la perte d’accès au marché préférentiel, des sorties de capitaux et des catastrophes naturelles. Une modeste reprise s’est amorcée en 2011 avec une croissance moyenne de 2,1 pour cent de 2011 à 2013, soutenue principalement par deux grands projets miniers d’envergure mondiale. Par ailleurs, la majorité des indicateurs sociaux ont également stagné ou se sont détériorés malgré la poursuite de quelques projets à caractère social et humanitaire financés par les bailleurs de fonds. La faible croissance économique combinée avec la détérioration de la situation sociale ont pour conséquence l’augmentation de la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

3. L’environnement économique difficile a eu des effets négatifs sur les indicateurs des finances publiques. Outre le retrait des partenaires techniques et financiers (qui finançaient 40 à 50 pour cent du budget avant 2009), une faiblesse de la performance en matière de recettes fiscales a été constatée. La politique de rigueur budgétaire a été appliquée, entrainant une compression des dépenses. Néanmoins, devant la difficulté de trésorerie, des arriérés ont été accumulés. Des estimations préliminaires, dans l’attente du résultat d’une évaluation plus complète qui est en cours, suggèrent que le stock des arriérés intérieurs du gouvernement central représente 3,8 pour cent du PIB à la fin de l’année 2013. Le stock de dette publique à fin 2013 a atteint 35 pour cent du PIB.

4. La contre-performance des recouvrements des recettes fiscales a été importante comparée aux années antérieures. Le total des recettes fiscales a baissé, passant de 11,8 pour cent du PIB en 2008 à un chiffre indicatif de 9,3 pour cent du PIB en 2013 en tenant compte des obligations de remboursements de TVA (recettes nettes). Ceci reflète la faible activité économique, la part grandissante de l’économie informelle et les défis importants au sein des administrations fiscales et douanières. Pendant cette période, les impôts directs ont progressivement baissé alors que les impôts indirects ont stagné.

5. La réduction des dépenses a été importante et a entraîné une détérioration des indicateurs sociaux et de développement. Dans un contexte de ressources budgétaires limitées, les projets d’infrastructure et les programmes de protection sociale ont dû être restreints, retardant ainsi les avancées par rapport à plusieurs objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ceci a aussi eu un effet significatif sur le fonctionnement du gouvernement, y compris en termes de gouvernance institutionnelle.

6. Dans le but d’atténuer l’impact négatif de l’augmentation des prix mondiaux du pétrole, le gouvernement a gelé le prix des produits pétroliers à la pompe à partir de 2011. Le coût budgétaire de la subvention annuelle y afférente est d’environ 1,5 pour cent du PIB, afin d’indemniser les compagnies pétrolières suite au manque à gagner constaté. De plus, la JIRAMA (la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité) subit des pertes considérables depuis de nombreuses années à cause d’inefficacités opérationnelles, d’un ajustement des prix qui est resté inférieur au recouvrement des coûts, et d’un capital physique en détérioration. Ceci a entraîné une accumulation des arriérés envers les fournisseurs d’électricité en 2011, ce qui a accentué les pressions budgétaires du gouvernement central.

7. Les agrégats monétaires ont en grande partie été sous contrôle et l’inflation est globalement restée à un chiffre pendant cette période. Après un pic à 16,4 pour cent en 2011, la croissance de la masse monétaire (M3) a rapidement baissé à 5,5 pour cent en 2013. Alors qu’une faible demande a permis au crédit au secteur privé d’augmenter en conjonction avec le PIB nominal jusqu’en 2012, il s’est accéléré en 2013 essentiellement en raison des découverts, dont ceux relatifs aux importations de produits pétroliers, et dans une moindre mesure des crédits à moyen terme (équipements) et à long terme (équipements et habitat). Le secteur bancaire est resté raisonnablement rentable et liquide.

8. Le secteur minier est un élément majeur des flux de la balance des paiements. Le déficit du compte courant a atteint un niveau record de 21 pour cent du PIB en 2009 en raison des

importations associées aux biens d’investissement qui ont été financées par des entrées d’IDE. Il a baissé à 5,3 pour cent du PIB à fin 2013. Après un niveau record de couverture de 3,7 mois d’importations à fin 2011, les réserves de change ont commencé à baisser en 2012. Le déclin s’est accéléré en 2013 en raison de la convention de subvention d’importation de produits pétroliers et de la forte augmentation des importations alimentaires. Et cela dans un contexte de baisse des IDE et de sorties persistantes nettes en provenance des transactions du secteur privé qui ont augmenté avant les élections de 2013. Par conséquent, la couverture des réserves de change a chuté à 2,2 mois d’importations à la fin du mois de mars 2014.

9. Le taux de change effectif réel s’est apprécié ces dernières années, alors que les augmentations des prix ont été plus rapides comparées à celles des partenaires commerciaux.

Tandis que le taux de change effectif nominal s’est déprécié d’environ 19 pour cent entre la fin de l’année 2008 et la fin de 2013, il s’est apprécié d’environ 5 pour cent en termes réels.

III. Politiques pour 2014

10. Le gouvernement a pour objectif immédiat de créer une fondation solide pour permettre

une accélération de la croissance et le recul de la pauvreté. Dans ce contexte, les priorités pour 2014 consistent à : (i) promouvoir un environnement social et politique stable qui soutient la reprise économique ; (ii) maintenir la stabilité macroéconomique et financière ; (iii) améliorer la sécurité alimentaire et la sécurité des biens et des personnes; (iv) élargir l’accès aux services de santé et d’éducation ; et (v) renforcer la protection sociale. Un plan à moyen terme sera également élaboré afin de ramener l’économie malgache vers une croissance soutenable amenant à un développement inclusif et durable, et de s’engager à nouveau avec la communauté internationale.

Une meilleure coordination dans les relations avec les partenaires techniques et financiers, et un déblocage des financements extérieurs viendront en appui à ce processus de réforme.

11. L’enveloppe budgétaire de 2014 est insuffisante pour répondre aux besoins urgents de

Madagascar en matière de dépenses. La Loi de Finances envisage un déficit global de 1,6 pour cent du PIB en 2014, sur la base d’une compression continue des dépenses (caractérisée par une tendance baissière continue des dépenses d’investissements et un montant alloué aux dépenses courantes hors-salaires inférieur de 40 pour cent aux engagements pour 2013). Les ressources ne permettent pas d’apurer les arriérés, qui incluent les remboursements de TVA, les subventions de carburant, les arriérés relatifs à la JIRAMA, et la dette envers la Banque Centrale.

12. Une Loi de Finances Rectificative sera soumise à l’Assemblée Nationale en juillet 2014 Cette Loi de Finances Rectificative tient compte des recettes fiscales additionnelles qui peuvent être mobilisées de manière réaliste, ainsi que de l’appui supplémentaire des partenaires techniques et financiers. En ce qui concerne les revenus, un diagnostic interne sur les administrations fiscales et douanières a été initié (appuyé dans ce sens par l’assistance technique). Les mesures qui seront prises à court terme incluent les suivantes :

* L’intensification de la lutte contre la sous-facturation des marchandises importées, (en conformité avec les règles de l’OMC), après consultation préalable des opérateurs privés, notamment, le GEM, le SIM, et le FIVMPAMA ;

* La détection accrue au scanner ainsi qu’une inspection physique des marchandises importées pour dissuader les déclarations frauduleuses;

* Le renforcement de l'application des facturations et des autorisations pour les activités commerciales et sectorielles, principalement au moyen du renforcement des services d’inspection sur le terrain et l’assurance du respect des obligations en matière de droits d’accises;

* Une collaboration et un partage d’informations accrus entre l’administration fiscale et l’administration douanière.

Compte tenu de ces mesures, nous prévoyons que la perception globale des impôts (cumulés depuis le début de l'année 2014) s’élève à 1 114 milliards MGA à fin-juin, 1 707 milliards à fin septembre, et 2 834 milliards MGA à fin-décembre 2014.

13. Ce budget supplémentaire prévoit une augmentation des dépenses d’infrastructures et de services essentiels en accord avec nos priorités de développement en matière budgétaire. Une importance particulière est accordée à la prise en compte des dépenses sociales. En particulier, le gouvernement s’engage à veiller à ce que les dépenses liées à l'éducation, la santé et la nutrition soient au moins (cumulées depuis le début de 2014) de 64,8 milliards MGA à fin-juin, 108,7 milliards MGA à fin-septembre, et 215,4 milliards MGA à fin-décembre 2014.

14. Le gouvernement s'engage à éviter l’accumulation des arriérés intérieurs et à apurer le stock existant d’arriérés dans les plus brefs délais. Étant donné le montant du stock existant, une stratégie pour rembourser les arriérés existants sur 3 ans sera élaborée, qui inclut un crédit dans la Loi de Finances Rectificative de 2014 de 200 milliards MGA. Des discussions bilatérales ont été lancées avec les créanciers pour assurer que les accords de remboursement soient conformes à cette stratégie globale. En outre, une stratégie de financement par une opération de rachat de dette sera également envisagée, tout en respectant les règles de la concessionnalité des financements. En ce qui concerne la Banque Centrale, il a été convenu le recours à la titrisation et à l’émission d'un titre de créance pour régler les obligations en cours avec 15 ans de maturité, 3 ans de période de grâce, et au taux directeur de la Banque Centrale. En ce qui concerne les dettes de l'État à ARO et SPAT, le Trésor a émis des Bons de Trésor spéciaux pour régler ces obligations.

15. Dans l’ensemble, la Loi de Finances Rectificative de 2014 vise un déficit budgétaire global (sur la base des engagements) de 2,1 pour cent du PIB. Les recettes s'élèveraient à 11,1 pour cent du PIB, les dépenses courantes s’élèveraient à 10,8 pour cent du PIB et les dépenses en capital s'élèveraient à 6,1 pour cent du PIB. Le financement bancaire ne dépassera pas 1,3 pour cent du PIB.

16. Dans le cadre de l’objectif à long terme de redressement et de soutenabilité des finances publiques de Madagascar, le gouvernement concentrera également ses efforts sur l'amélioration de la gestion des finances publiques (GFP). En accord avec les conclusions de l'évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) de 2013 et de la récente mission de diagnostic de la GFP du FMI, le gouvernement prendra des mesures sur plusieurs fronts :

* Amélioration de la transparence, responsabilité et la bonne gouvernance des finances publiques.

Un plan d’action, dans le but de finaliser les Lois de Règlement pour les années 2008 à 2013, en respect du délai légal, sera préparé d’ici juillet 2014. Il s’agit de renforcer les moyens et les ressources des institutions clés de bonne gouvernance (Inspection Générale de l’Etat, Direction Générale du Contrôle Financier, Inspection du Trésor et BIANCO) et d’élargir leur pouvoir pour garantir la responsabilité. Par ailleurs, la mise en place du Conseil de Discipline Budgétaire et Financière sera effective d’ici octobre 2014 et la Haute Cour de Justice sera opérationnelle dans un délai de 12 mois.

* Amélioration de l'exécution du budget, du suivi et du contrôle au moyen de la modernisation du système de gestion des informations, ce qui permettra de mieux suivre les dépenses à chaque étape de la chaîne, de renforcer les mécanismes de contrôle interne et d’accélérer la production de bilans financiers.

* Formulation d’une stratégie à moyen terme pour la modernisation du système de GFP avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

17. Le gouvernement a annoncé [le retour à la vérité des prix des produits pétroliers à la pompe. La subvention actuelle des prix du carburant est très coûteuse (1,5 pour cent du PIB par an) et n'est pas bien ciblée. En conséquence, à compter du 1er juillet 2014, il sera procédé à des augmentations graduelles des prix tous les trois mois d’un montant non inférieur à 100 MGA (cent MGA), modulable en fonction des circonstances jusqu'à ce que les subventions de l’Etat ne soient plus nécessaires. A partir de là, les prix minima seront déterminés par le mécanisme de fixation automatique des prix de l’OMH. Ce processus ne devrait pas prendre plus de 12 mois, à compter de la mise en place effective des mesures d’accompagnement énumérées dans le paragraphe 18 ci-après.

Les études montrent que l'effet inflationniste de cette mesure sera relativement modeste et

de courte durée. Dans le cadre de ce processus, il a été convenu avec les compagnies pétrolières d’améliorer la qualité du gasoil selon les normes internationales à très faible teneur en soufre de 50 ppm.

18. Conscient des implications sociales découlant de l’élimination des subventions pétrolières, le gouvernement mettra en place des mesures d’accompagnement, avec le soutien des partenaires techniques et financiers, qui comprennent les éléments suivants :

* Des subventions ciblées au profit du transport public dans les zones urbaines. Ces subventions, de nature temporaire, aideront à atténuer les impacts de l’augmentation du prix du carburant sur les tarifs des transports urbains. Ce programme sera mis en oeuvre dans le cadre de la Loi de Finances Rectificative 2014.

* Un développement du programme « Argent contre Travail» dans les zones rurales.

* Une extension du programme pilote de transferts monétaires conditionnels, subordonné à la scolarisation des enfants.

* Un élargissement du programme de kits scolaires à un plus grand nombre de régions.

Des campagnes d'informations sur ces mesures d’accompagnement ont été programmées.

19. Il est essentiel de procéder à une augmentation des dépenses d’investissement à moyen terme, tout en maintenant la soutenabilité de la dette. Une stratégie à moyen terme relative à l’investissement et à la gestion de la dette sera élaborée afin d’assurer que les emprunts publics et extérieurs restent dans des limites qui garantissent la viabilité de la dette. A cet effet, les emprunts extérieurs du secteur public qui sont contractés seront limités à des sources de financements concessionnels. Toutefois, si toutes les possibilités pour des prêts extérieurs concessionnels sont épuisées, les services du FMI et de la Banque Mondiale seront consultés préalablement pour considérer la possibilité de contracter des prêts non concessionnels afin de répondre aux besoins urgents en matière d’infrastructure. Dans le cadre du dialogue renforcé avec les partenaires techniques et financiers, une conférence des bailleurs est prévue pour le dernier trimestre 2014 afin de discuter des priorités à moyen terme. Un cadre de Partenariat Public-Privé (PPP) sera également préparé.

20. La politique monétaire visera à maintenir une inflation à un chiffre. A cette fin, la Banque Centrale s’engage à maintenir une position monétaire prudente et fondée sur les cibles indicatives concernant les avoirs intérieurs nets et les avoirs extérieurs nets pour le restant de l’année. La Banque Centrale commencera à rétablir sa couverture de réserves, tout en laissant les conditions du marché déterminer le taux de change officiel. D’ici la fin de l’année 2014, le stock de réserves de change se situera à au moins 529 millions DTS (2,3 mois de couverture des importations). Les autorités monétaires veilleront à ne pas s’engager dans des activités et à ne pas prendre des mesures qui pourraient introduire ou intensifier des restrictions de change ou commerciales.

21. Un secteur financier inclusif ainsi qu’un approfondissement financier nécessiteront des réformes exhaustives. Dans un tel contexte, un calendrier de réformes sera établi, qui inclura (i) la mise en place des bases de développement d’un marché financier ; (ii) les fonctions d’audit et de contrôle internes de la Banque Centrale ; et (iii) la supervision et la règlementation financière du système bancaire. Le cadre juridique sera révisé afin d’assurer qu’il soit conforme aux normes internationales dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, ce qui viendrait compléter les efforts de lutte contre la corruption. Madagascar est déterminé à rejoindre le Groupe anti-blanchiment d'Afrique orientale et australe (GABAOA) et s’assurera d’un examen rapide par l’Assemblée Nationale de la loi contre le financement du terrorisme. En outre, la Banque Centrale s’engage aussi à continuer à corriger les faiblesses identifiées dans l’évaluation du dispositif de sauvegarde des mesures de diligence, y compris la mise en conformité du cadre comptable de la Banque Centrale avec les normes IFRS, et souhaiterait une évaluation actualisée dans un avenir proche. Après approbation de l’Assemblée Nationale, la Banque Centrale continuera la publication annuelle des états financiers audités. Une assistance technique du FMI et des autres partenaires techniques et financiers serait importante pour que des progrès soient faits dans ces domaines.

IV. Divers

22. Des réformes structurelles sont essentielles pour ramener l’économie malgache sur la voie d’une croissance soutenable et inclusive. Il s’agit particulièrement des réformes qui permettent de promouvoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit, la mise en place d’un environnement propice à l’égalité des chances pour le secteur privé, et encourageant les entrées d’investissements étrangers.

Dans ce contexte, le gouvernement est en train d’élaborer une nouvelle stratégie pour la réduction de la pauvreté et en faveur de la croissance (SRP) qui devrait être prête en octobre 2014. Sur cette base, nous visons à présenter un programme macroéconomique et un calendrier de réformes structurelles qui pourraient être soutenus par un accord du FMI au titre de la Facilité Élargie de Crédit.

23. Le gouvernement élaborera un plan de revitalisation de la compagnie publique de distribution d’eau et d’électricité, la JIRAMA. Les mesures à court terme incluent la réforme de la gestion et de l’exploitation, notamment pour éradiquer les délestages. A moyen terme, le gouvernement prévoira de prendre des mesures qui tendent vers la maîtrise des charges de carburant en termes de prix et de volume, et vers la réduction de la quantité d’électricité produite et non vendue. Il examinera par ailleurs les questions liées à la tarification de l’électricité, à l’augmentation de l’efficacité des opérations et à la conformisation des statuts de la JIRAMA aux dispositions de la Loi sur les Sociétés Commerciales.

24. Des relations étroites avec les partenaires techniques et financiers sont essentielles. Le gouvernement malgache se réjouit du renforcement accru des partenariats en cours afin de relever les défis auxquels Madagascar fait face. Le gouvernement malgache saisit cette opportunité pour encourager les partenaires techniques et financiers à agir rapidement et à fournir un financement concessionnel essentiel, idéalement sous forme d’aide budgétaire.

Madagascar-FMI. Ce que Rajaonarimampianina a promis mais n’a pas fait
Madagascar-FMI. Ce que Rajaonarimampianina a promis mais n’a pas fait

Aucun rapport sur tous ces sujets n'a été fait aux représentants du peuple, à l'Assemblée nationale. A quoi alors a effectivement servi ces 47,1 millions de dollars en faveur de Madagascar au titre de la facilité de crédit rapide (FCR), entre juin 2014 et septembre 2015 ?

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog