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jeannotramambazafy.overblog.com

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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Son dernier spectacle

Son dernier spectacle

Non, la mort ne vous préviendra jamais lorsque votre tour viendra de quitter cet ici-bas, cette vallée de larmes que certains veulent encore et toujours transformer en enfer pavé de bonnes intentions.

Sur le coup, avec ces tas de morts (passez-moi cette expression), je n’y avais pas prêté grande attention. Et c’est ainsi que ce n’est qu’aujourd’hui que je viens de réaliser que la famille décimée à Ankadilanana, Antananarivo, était celle de la chanteuse de jazz connue sous le nom de scène de Lalanto. Elle a péri avec ses parents, sa sœur, son mari et leur enfant. Le père de Lalanto était le colonel Randrianatovina Roger, en retraite, ancien commandant des forces de développement - COM FOD - situées sur la route-digue.

Antananarivo éboulements. Mon Dieu, la chanteuse jazz Lalanto est décédée!

On sait –ou on fait semblant de l’oublier- tout ce qui nous attend, un de ces jours. Mais lorsque c’est toute une famille qui est décimée et lorsqu’on a fréquentée, cela vous fait tout de même un coup. A moins d’être une statue de marbre. J’étais déjà dans cette maison détruite par un éboulement, la nuit du 26 février 2015. Il s’agissait d’aller interviewer Lalanto, justement, qui venait de se faire connaître dans le répertoire du jazz à Madagascar. J’étais alors journaliste culturelle à Madagascar Tribune. Cela date bien de plus d’une décennie.

Antananarivo éboulements. Mon Dieu, la chanteuse jazz Lalanto est décédée!

Elle n’était pas encore mariée à l’époque et sa voix était déjà percutante. Après avoir étudié elle-même l’anglais, Lalanto enseignait cette langue à l’école normale supérieur -ENS- d’Ampefiloha. En ce moment même, je deviens de plus en plus philosophe et je me dis : effectivement la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie. De toute cette famille, il reste une survivante, la sœur de Lalanto qui n’était pas à la maison cette nuit fatidique. Sincèrement, est-ce une chance pour elle qui vient de perdre tous ses proches d’un seul coup ? Les voies du Seigneur sont décidément insondables.

Antananarivo éboulements. Mon Dieu, la chanteuse jazz Lalanto est décédée!

Que dire de plus ? Le monde de la musique en général, à Madagascar, a perdu une voix d’or. Le festival Madajazzcar a perdu définitivement une artiste de talent. Je m’associe personnellement à la douleur des survivants composant les autres membres de la famille Randrianatoavina, cousines, cousins, oncles et tantes, nièces et neveux. Avec la sœur de Lalanto qui dort, désormais, dans la paix du Seigneur aux voies irrémédiablement insondables.

Jeannot Ramambazafy – 28 février 2015

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Andry Rajoelina, 28.02.2015. Mankahery sy manentana ny vahoaka malagasy
Andry Rajoelina, 28.02.2015. Mankahery sy manentana ny vahoaka malagasy

TRADUCTION LIBRE

Face au désastre vécu actuellement par la société malgache sans exclusive, du aux intempéries et au déchainement des éléments naturels et météorologiques, je lance un appel à tout un chacun, mu par la volonté et non par la force des choses, pour que tous se donnent la main selon leurs propres moyens.

Lorsqu’il était président de la Transition, Andry Rajoelina a démontré dans l’action cette solidarité à chaque fois que le pays avait été traversé par ses instants pénibles. Et cet élan de solidarité, nous devons le poursuivre car il fait partie de l’identité culturelle malagasy.

L’heure n’est plus à perdre son temps avec des critiques acerbes ou de l’ironie. Nous n’avons pas de temps à perdre non plus à se rejeter les torts. Nous devons faire montre de notre patriotisme et devons rassembler tous nos efforts communs pour combattre les caprices de Dame nature dans lesquels le peuple malagasy patauge.

Nous devons effectuer ce devoir sacré dans l’amour et l’humilité ;

Cette prise de responsabilité entre dans la lutte pour le grand changement que nous avons commencé en 2009 et nous ne devons pas désespérer.

" Maintenant donc, ces trois-là demeurent: la Foi, l'Espérance et l'Amour, mais l'Amour est le plus grand ". Epître de Paul aux Corinthiens (1 Corinthiens : 13)

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

« Il a de, de l’urgence ; nous demandons à la population d’être heu, prudente ; heu, avec beaucoup de vigilance aussi, hein. Parce que vous savez, heu, regardez l’eau qu’y a ici, heu, par rapport à ce qu’il en a été, heu, il y a un mois, c’est heu, l’eau a monté quoi, les eaux ont monté quoi, donc c’est heu, il faut que la population fasse preuve vraiment, heu, de beaucoup de vigilance.

Ben je veux dire l’Etat mais il y a la population donc c’est pourquoi ont fait appelle à la population parce que c’est dans ces épreuves-là que, heu, heu, la population doit rester, heu soudée, se donner la main, heu parce que c’est eux qui vivent d’abord en premier heu, la situation. Le rôle de l’Etat, c’est d’abord heu, de les prévenir de prendre les dispositions nécessaires à travers la communication, et puis d’appuyer aussi dans la mesure du possible, à travers les vivres, les tentes, les barques, heu, heu.

Mais je pense que le plus important c’est de sensibiliser les uns et les autres et, notamment, les responsables à tous les niveaux, heu, et particulièrement les responsables des villages, des fokontany, heu, pour qu’ils puissent donner les informations à la population, heu, prendre les premières mesures nécessaires et puis faire remonter aussi les informations, quoi.

Je pense que la communauté internationale est là aussi, hein. Elle constate aussi, hein. Donc, heu, y a pas de raison qu’on fasse pas appel à la communauté internationale dans ce genre de situation ».

ARTICLE COMPLET ICI

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar. Présidence de la République, fief des criminels ?

La presse nationale a fait de son chou gras l’incroyable braquage qui a été perpétré par trois Gendarmes du G6 à Toamasina. Nos colonnes ont également aligné des révélations se rapportant à l’implication de trois autres Gendarmes dans les affaires de kidnapping

Question pertinente
D’emblée, il faut reconnaître que tous ces faits criminels sont trop « liés » à cette première Institution de l’Etat. D’ailleurs, de mauvaises langues ont manifesté le malin plaisir à indiquer que, justement, c’est cette « liaison » de ces crimes avec la Présidence de la République qui pourrait expliquer ce mutisme et cette inertie observés par les autorités compétentes à élucider, jusqu’au prononcé de verdict judiciaire, toutes ces affaires pénales. « Personne n’irait risquer et sa carrière et encore moins sa vie à poursuivre judiciairement ce Karàna et ces Gendarmes qui bénéficient d’une forte protection d’un ou d’une Conseiller à la Présidence de la République », a-t-on déclaré. Bien évidemment, l’idée d’ouvrir des enquêtes judiciaires contre ce ou cette Conseiller n’effleure même pas l’esprit de quiconque. Et ce ne sera guère Jean Ravelonarivo et Emmanuel Razafindrazaka dit Bôlô, ce dernier ayant été récemment nommé Conseiller spécial à la Primature en charge de la sécurité et des investigations, qui vont pouvoir faire remuer les choses. Etant entendu que ces deux compères de Mahazoarivo n’iraient nullement oser faire éclater des poursuites judiciaires pour jeter en prison ce ou cette redoutable Conseiller à la Présidence de la République. En clair, tout ceci amène plus d’un mauvais esprit à se poser une question pertinente : la Présidence de la République serait-elle devenue le fief des criminels de tout acabit ?

Damien Velonjara

Toujours dans la confusion totale…

En dépit de l’« alerte » médiatique qui a été donnée dans nos colonnes (voir notre édition d’hier), la confusion totale persiste quant aux informations touchant le cas des deux Gendarmes du G6 épinglés, avec des milliards de nos francs, du côté de Moramanga. Ainsi, une première source policière a indiqué hier que, compétence territoriale oblige, les deux « Bérets noirs » en question, avec un autre qui s’est constitué prisonnier, ont été acheminés à Toamasina pour y subir la suite de leurs enquêtes préliminaires, le lieu de leur arrestation et celui où ils ont perpétré leurs crimes relevant de la compétence de la Justice tamatavienne. Or, une seconde source, toujours policière, a déclaré que les trois « Bôdega » dont il s’agit sont encore dans la Capitale, en train de subir les mêmes enquêtes policières et sous la supervision d’un Officier supérieur de la Gendarmerie nationale, comme les textes l’exigent. En clair, personne, au niveau de la Police nationale, n’ose évoquer, devant la presse nationale, les péripéties de cette abominable affaire. Sauf le directeur général, Jean Rolland Andriamampionona, qui a révélé que « les trois Gendarmes en question continuent à subir leurs enquêtes, faites sous les yeux d’un Officier de la Gendarmerie nationale, et que lesdites enquêtes risquent de durer pour démasquer leurs éventuels complices ».

Une déclaration plutôt laconique.

En parallèle à tout ceci, une troisième source policière a confirmé hier que « les deux éléments du G6 sont effectivement en service à la Présidence de la République ». Plus précisément, « faisant partie de la garde rapprochée du Président de la République ». Là, au moins, les choses sont ainsi claires pour qu’aucun sbire aux Palais d’Iavoloha et d’Ambohitsorohitra n’aille encore cribler la presse nationale de quelconque critiques au vitriol, d’avoir « déliré » sur des faits imaginaires ou non fondés. Maintenant, la question est de savoir quel serait le comportement de tous ces gourous qui nous gouvernent au niveau de cette première Institution de l’Etat, notamment le Président de la République, face à ce scandale sans précédent ? Un scandale du siècle qui risque fort de faire lézarder, sinon de faire crouler les murs même de ces Palais présidentiels. Surtout si les rumeurs - attenant au fait que ces deux éléments du G6 auraient été envoyés, par un gros nabab de la Présidence de la République, pour mener cette opération suicide dans la Capitale de l’Est – s’avèrent fondées. Quoi qu’il en soit, le fait même par la Police et la Gendarmerie nationales de continuer à entretenir la confusion totale, dans le traitement de ce dossier enflammé, prouve, à plus d’un titre, que, quelque part, quelqu’un cherche tous les moyens, même les plus inimaginables, à faire noyer cette lugubre affaire.

Damien V.

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Andry Rajoelina. Hafatra ho an'ny mpitolona sy ny vahoaka malagasy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar, bois de rose. « On attend toujours les arrestations »
Madagascar, bois de rose. « On attend toujours les arrestations »

Depuis la mise en place de l’Assemblée nationale, le nom de Jean Pierre Laisoa dit Jaovato, député indépendant élu à Antalaha mais – depuis – ayant intégré le parti présidentiel, n’a point cessé d’être cité en public comme être impliqué dans des trafics de bois de rose. Mais aucune autorité n’a jamais jugé utile et nécessaire d’ouvrir des enquêtes judiciaires sur ces accusations. En tout cas, après celles faites par des médias nationaux, des révélations fracassantes ont été entreprises par le journal français « Le Monde » pour carrément faire clouer au pilori, entre autres personnes, Jean Pierre Laisoa dit Jaovato.

Dans son édition du 26 janvier dernier, le journal « Le Monde » a rapporté, en détails qui surprennent plus d’un, les résultats des investigations profondes que sa journaliste, Laurence Caramel de son nom, ont menées de Madagascar jusqu’en Chine. Profondes investigations qui ont trait aux trafics de bois de rose ayant écumé le pays depuis des années. Et profondes investigations qui ont donné des noms des principaux « acteurs » de ce fléau. Entre autres, celui de Jean Pierre Laisoa dit Jaovato et de Anthelme Ramparany (voir article ci-contre). Quoi qu’il en soit, depuis la mise en place de l’Assemblée nationale, le nom de ce député élu à Antalaha n’a point cessé d’être cité, et de surcroît en public, comme fortement impliqué dans ces trafics de bois de rose. Plus grave encore, ayant été indexé être spectaculairement fortuné, cet élu a également été indiqué, toujours en public, être le principal « bailleur » des fonds se rapportant à des actes de grande corruption qui ont cruellement terni l’image de cette Institution législative. Malheureusement, et en dépit de tous les échos médiatiques ayant rapporté toutes ces accablantes accusations, aucune autorité n’a point jugé utile et nécessaire de lever le petit doigt, même pour – tout au moins – faire la lumière sur ces dénonciations de corruption. Et pour cause !

Madagascar, bois de rose. « On attend toujours les arrestations »

Fortune inestimable
En effet, dès son apparition au Palais de Tsimbazaza, Jean Pierre Laisoa dit Jaovato a été étiqueté, notamment par la presse nationale, comme être le principal artisan de la victoire du candidat n°3 aux élections présidentielles de décembre 2013. Il a même été annoncé que l’homme a sorti de ses propres poches toutes les liasses de billets, dont le montant total a été indiqué être en centaines de milliards de nos francs, pour que la Région Sava plébiscite Hery Rajaonarimampianina à ce scrutin présidentiel. Et, le plus invraisemblablement du monde, il a également été annoncé que, dès son accession au pouvoir, le Président de la République s’est déplacé à bord d’un reluisant véhicule 4x4, de dernier cri, à lui « gracieusement » offert par le même élu. Depuis et jusqu’à ce jour, aucun démenti officiel n’a guère été rendu public pour faire tomber en brèche toutes ces accusations révélatrices. Tout au contraire, lors d’une émission télévisée, Jean Pierre Laisoa dit Jaovato s’est excité à confirmer que, effectivement, il a été et est dans l’ « exploitation » des bois de rose. Vantard tel qu’il est, il y est même allé à dire qu’il dispose d’une fortune inestimable. Encore depuis et jusqu’à ce jour, ni le Samfin et encore moins le Bianco n’ont pas levé le petit doigt pour, tout au moins, voir un peu plus clair sur toutes ces révélations faites en public. Alors que celles – ci devraient naturellement faire hérisser les poils de l’échine du Samifin, cette entité qui est officiellement chargée de traquer les faits de blanchissement d’argent. Idem pour le Bianco qui, outre la corruption, doit également se mettre aux trousses des faits d’enrichissement sans cause.
Risée de tout le monde
En tout cas, avec ces révélations faites par « Le Monde », et d’autres qui sont alignées dans la présente édition, que la Justice ordonne ainsi l’arrestation de Jean Pierre Laisoa dit Jaovato. Et que ses partisans, notamment au niveau de la Présidence de la République et du Hvm, n’aillent encore vociférer une quelconque accusation de diffamation, par voie de médias, consécutivement à la publication du présent article, étant donné que interpeller la Justice à faire arrêter ce député d’Antalaha n’équivaut point à accuser ce dernier d’avoir déjà perpétré des crimes. Présomption d’innocence oblige ! En effet, suite à toutes ces révélations médiatiques d’ici et d’ailleurs, il appert que, dans le souci de faire instaurer réellement l’Etat de droit, la Justice a l’incontestable devoir et l’incontournable obligation de faire ouvrir des enquêtes judiciaires contre toute personne indiquée être impliquée dans des faits criminels et délictuels. Et le verdict final afférent ira soit laver l’incriminé de tout soupçon soit le condamner. D’ailleurs, que les mêmes partisans de Jaovato n’aillent déjà faire haranguer la soit disant « immunité » drapant l’écharpe tricolore de cet élu d’Antalaha, étant entendu que les dispositions de la Constitution restent sans équivoque et limpides en la matière (voir article afférent). En clair, si vraiment le Président de la République ne veut plus être la risée de tout le monde, après qu’il ait annoncé, en début de son mandat, aller partir en guerre contre les trafics de bois de rose, le moment est maintenant venu pour lui de donner toutes les consignes idoines pour que tous les noms, notamment celui de ce fameux député d’Antalaha, indiqués être impliqués dans des trafics de bois de rose, soient inscrits dans des actes judiciaires, gravant l’ouverture des poursuites pénales contre ceux – ci. L’instauration effective de l’Etat doit absolument passer par cette passerelle judiciaire. Sans quoi, le Chef de l’Etat ne fera qu’asseoir le bien fondé du sobriquet que de mauvaises langues étiquettent sur son front : « Mampihesona » !


Recueillis par Damien Velonjara - Quotidien "La Vérité", 02.02.2015 - Un dossier de www.madagate.com

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