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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Hery Martial Rakotoarimanana Rajaonarimampianina

Hery Martial Rakotoarimanana Rajaonarimampianina

Non, vraiment, le nouveau président malgache n’a jamais lu l’Histoire politique de Madagascar comprise entre les régimes Ratsiraka et Ravalomanana. Dès lors, pourquoi son sort diffèrerait de ceux-là ? Car en limogeant subitement le président de la HCC (Haute cour constitutionnelle) qui, un mois plus tôt, avait procédé à sa prestation de serment suivie de son investiture, la démarche est simple : faire dévier le sens et l’esprit de la constitution sur laquelle il a prêté serment, pour qu’elle soit taillée à la mesure de son ambition de rupture dans la continuité.

Selon l’article 114, c’est son droit le plus strict, mais lorsque l’on découvre le nom de l’un des nouveaux membres, en l’occurrence Jean Eric Rakotoarisoa -qui a maintes fois interprété le sens de l’article 54 à l’avantage du nouveau président de la république-, c’est clair : à défaut de toilettage direct, et au risque de piétiner cette constitution de manière trop flagrante, ce sera toute une série de décisions influencées par la crainte et la corruption. Or, à partir du moment où un chef d’Etat s’amuse à jouer à cache-cache avec la loi fondamentale, base de tout état de droit, il ne reste jamais longtemps à son poste.

Rajaonarimampianina: même erreur fatale que ses prédécesseurs

Par ailleurs, en menaçant « certains journalistes » qui pourraient « mettre en danger la démocratie naissante à Madagascar », on se demande si, bientôt, il ne va pas aussi s’arroger le titre de « Père de la Démocratie malgache ». Ignore-t-il que, sans liberté de presse il n’y a pas de démocratie ? Hery Rajaonarimampianina est tout simplement en train d’installer une dictature qui ne dit pas son nom mais aussi une atmosphère de désobéissance civile qu’il espère mater en amadouant les Forces armées qu’il vient de baptiser « Tafim-bahoaka » (Armée du peuple). Il a oublié que ce sont les 53% de ce peuple qui l’a choisi, plutôt que Jean Robinson et c’est à ce peuple qu’il doit rendre des comptes.

Sans commentaires...

Sans commentaires...

Concernant la révolution orange de 2009 qui lui a permis d’être ministre des Finances et de Budget du régime de Transition, il est devenu amnésique. Rejeté avec dédain également le fait que sans l’entité MAPAR (« Miaraka amin’ny Prezidà Andry Rajoelina »), il n’aurait jamais été élu président de la république. Sa logique était : une fois élu, j’aurai tous les pouvoirs. Eh bien, c’est ce qu’on ne va pas tarder à savoir, dans les prochaines semaines, les prochains mois. En ayant méprisé les vrais artisans de sa « victoire », il va se trouver confronter à l’identité culturelle malgache qu’il semble aussi minimiser car, comme il l’a clamé : « Izaho no nofidian’ny vahoaka ! » (C’est moi que le peuple a élu !)

Pour le moment, il gagne du temps. Mais ce ne sera toujours que reculer pour mieux sauter vers sa propre chute. Et, au lieu de rassembler les Malgaches, il n’a fait que les diviser -à tous les niveaux- à cause d’un article 54 pourtant clair comme de l’eau de roche. Retenez cet article (celui que vous lisez ici) car, à partir de la date de sa parution sur ce blog, le temps de l’expert-comptable est… compté. Mais sans que le pays ne se développe. Car la pensée unique est de retour à Madagascar, au nom de cette fameuse rupture dans la continuité.

Antananarivo, le 27 février 2014

Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
No comment !

No comment !

« Izaho no nofidian’ny vahoaka ! » (C’est moi que le peuple a élu !). Tout se tient dans cette phrase -entendue sur toutes les chaines de télévision de Madagascar- pour la suite du devenir de la Grande île de l’océan Indien. Mais avant de glaner, ici et là, les « vaovao » (nouvelles) qui se sont précipité à Madagascar dans la seule journée de ce 27 février 2014, revenons sur son discours de prestation de serment du 25 janvier 2014 à Mahamasina.

Mon frère Latimer Rangers doit certainement se poser des questions sur cette énième tentative des nouveaux dirigeants malgaches de museler la presse. Lui qui, durant 11 ans, a été interdit d’antenne à la Rnm (Radio nationale malgache) par le régime Ratsiraka. Il a survécu…

Mon frère Latimer Rangers doit certainement se poser des questions sur cette énième tentative des nouveaux dirigeants malgaches de museler la presse. Lui qui, durant 11 ans, a été interdit d’antenne à la Rnm (Radio nationale malgache) par le régime Ratsiraka. Il a survécu…

« Je ne partirai pas dans une chasse aux sorcières du passé (2 fois) mais je veux que ceux qui se reconnaissent dans cette description (quelle description ? La chasse ou les « sorcières » ?) et ces propos sachent que le changement est en marche, que rien ne pourra l’arrêter et que je n’admettrai aucune dérive » (Extraits du discours de prestation de serment du Président Hery Rajaonarimampianina). L’heure n’est pas au commentaire de texte mais à une profonde réflexion basée sur les communiqués de presse qui suivent. Quoi qu’il en soit, en parlant de presse, justement, à partir du moment où « certains journalistes » sont visés en conseil des ministres, c’est l’ensemble de la presse malgache qui se sent en danger. Et sans presse libre, la démocratie est un mot vide de sens. Voilà qui va faire dégringoler subitement Madagascar dans la liste de Reporters sans Frontières… Enfin, lorsque l’on se plaît à amadouer les forces armées, dénommées désormais « tafim-bahoaka » (armée du peuple), cela ne dit rien qui vaille et entrainera des clivages certains. Surtout que le nouveau secrétaire général de la présidence est un Général.

Le peuple a toujours le dernier mot, face à toutes les injustices. Ci-dessus, affiche « Le Vote ne change rien la lutte continue ». Atelier populaire : France, mai 1968.

Le peuple a toujours le dernier mot, face à toutes les injustices. Ci-dessus, affiche « Le Vote ne change rien la lutte continue ». Atelier populaire : France, mai 1968.

Enfin, lorsque sur la Tvm (chaîne de télévision publique), on entend des politiciens venus de nulle part, faire de la propagande pure et simple, pour le Dr Jules Etienne, on sent qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’approche même de la notion de démocratie. A présent, la question que se pose le peuple malgache, surtout ceux qui ont voté pour Hery Rajaonarimampianina, est : de quoi demain sera-t-il encore fait ? La dissolution de l’Assemblée nationale, au nom de cette démocratie à pensée unique ? Mais il ne faut jamais perdre de vue le fait suivant, valable partout ailleurs dans le monde : lorsque que le peuple se sent bafoué et trompé, c’est lui qui a toujours le dernier mot. Toujours.

Jeannot Ramambazafy – 27 février 2014

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Conseil des Ministres – Jeudi 27 Février 2014

Palais d’Etat d’Iavoloha

Un Conseil des Ministres s’est tenu ce Jeudi 27 Février 2014 à partir de 14h au Palais d’Etat d’Iavoloha.

I°- Communication

  • Au titre de la Présidence de la République

Le Président de la République, SEM Hery RAJAONARIMAMPIANINA, a déclaré que, le processus de nomination du Premier Ministre de la République devant encore être mené d’une manière concertée et comme aucun délai n’est imposé par les textes en vigueur en la matière, le Gouvernement de Transition d’Union Nationale, dans sa composition actuelle, continue d’exercer les pleines fonctions jusqu’à la mise en place effective dudit Gouvernement de la République, comme il est disposé par l’Article 2 du Décret n°2014 – 057 du 25 Janvier 2014.

Rappelons que ledit Article 2 stipule que, « jusqu’à la formation d’un nouveau Gouvernement de la République, les Membres du Gouvernement de Transition d’Union Nationale, chacun en ce qui les concerne conformément à la composition gouvernementale en cours à la date du présent Décret, continuent d’exercer leurs fonctions, sous l’autorité du Premier Ministre Jean Omer BERIZIKY ».

Ainsi, le Président de la République a donné consigne à tous les Membres du Gouvernement de Transition d’Union Nationale de prendre leurs responsabilités et toutes les mesures, utiles et nécessaires, pour le bon fonctionnement de l’Etat. Et il a également spécifié que « toutes les décisions à prendre doivent notamment converger vers l’instauration et le renforcement tant de l’Etat de droit que de la stabilité politique et institutionnelle à Madagascar ».

Par ailleurs, le Président de la République a fait part au Conseil de la prise de trois (03) Décrets présidentiels :

  1. Décret présidentiel portant constatation de l’expiration du mandat des Membres de la Haute Cour Constitutionnelle.
  2. Décret présidentiel portant nomination de trois (03) nouveaux Membres de la Haute Cour Constitutionnelle, au titre de la Présidence de la République. Le remplacement des actuels Membres élus, qui continuent encore ainsi de vaquer à leurs fonctions, doit encore attendre les résultats des élections à organiser par les Institutions concernées (Assemblée Nationale, Sénat et Conseil Supérieur de la Magistrature).
  3. Décret présidentiel portant abrogation du Décret présidentiel ayant nommé le Président de la Haute Cour Constitutionnelle.

Le Président de la République a indiqué que la prise de ces trois Décrets présidentiels a été faite dans l’esprit de l’application de l’Etat de droit, étant entendu que le mandat des actuels Membres de la Haute Cour Constitutionnelle a déjà expiré.

En outre, le Chef de l’Etat a fait remarquer que certains journalistes font fi des textes en vigueur régissant la déontologie et l’éthique du métier (Propagation de fausses nouvelles ; offenses et outrages à l’Etat ; atteinte à la vie privée ; etc.). Ce qui l’a amené à donner consigne à ce qu’il faut prendre des mesures pour mettre un cran d’arrêt à ces pratiques, abusives et illégales, pouvant mettre en danger la démocratie naissante à Madagascar.

II°- Adoption de Textes règlementaires

  • Au titre de la Présidence de la République

Approbation du Projet d’Ordonnance constatant la dissolution du Conseil Supérieur de la Transition et du Congrès de la Transition.

En effet, selon les dispositions de l’Article 166 alinéa 2 de la Constitution, « le Conseil Supérieur de la Transition et le Congrès de la Transition cessent leurs fonctions dès l’élection du Bureau de la nouvelle Assemblée Nationale ».

III°- Nominations aux Hauts emplois de l’Etat

  • Au titre de la Présidence de la République

Adoption du Décret portant nomination du Général de Division Ralala Roger Pierre comme Secrétaire Général de la Présidence de la République.

Adoption du Décret portant nomination de Mr Rabary-Njaka Henry comme Directeur du Cabinet de la Présidence de la République.

  • Au titre du Ministère des Transports

Adoption du Décret portant nomination de Mr Andrianalisoa James comme Directeur Général de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM).

L’ordre du jour ayant été épuisé, la séance a été levée à 16h.

Antananarivo, le 27 Février 2014

Le Responsable de la Communication

auprès de la Présidence de la République

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Nomination de trois (03) nouveaux Membres

de la Haute Cour Constitutionnelle

Faisant suite au Communiqué de Presse n°010-PRM/COM.14 de ce Jeudi 27 Février 2014, nous vous prions de trouver ci-après les noms des trois (03) Membres de la Haute Cour Constitutionnelle nouvellement désignés par le Président de la République :

  1. Mr Jean-Eric Rakotoarisoa
  2. Mme Yvonne Raharison
  3. Mme Fara Alice Ravaoarisoa.

Antananarivo, le 27 Février 2014

Le Responsable de la Communication

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

L'AUDIO EN INTEGRAL DES DECLARATION D'ANDRY RAJOELINA AU CARLTON ANOSY, 21 FEVRIER 2014

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
http://www.youtube.com/watch?v=VpBPxGeD9hc&feature=player_detailpage

http://www.youtube.com/watch?v=VpBPxGeD9hc&feature=player_detailpage

7 Février 2009 – 7 Février 2014. Voilà cinq ans déjà que la garde présidentielle de Marc Ravalomanana a tiré sans sommation sur des Malagasy, pour protéger un Palais inoccupé. Pour que les générations présentes et à venir n’oublie jamais, le 7 février sera toujours rappelé dans la mémoire collective, à travers une grande messe et un dépôt de gerbes au pied de la Stèle du souvenir, sise à Antaninarenina, en face du Palais d’Ambohitsorohitra d’où les lâches assassins ont commis leur crime horrible : tirer pour tuer des compatriotes, dans le seul but de protéger les intérêts d’un personnage qui n’en valait vraiment pas la peine. En effet, il s’est enfui en Afrique du Sud d’où il ne peut sortir, afin de répondre de ses forfaits. Voici les vidéos et les photos de cette 5e année du souvenir.

VIDEOS et PLANS DE COUPE :

Jeannot Ramambazafy – Haja Randria

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Le couple présidentiel, Voahangy et Hery Rajaonarimampianina, qui a l’avenir de Madagascar entre ses mains, pour les prochaines années à venir. Il importe qu’il ne soit pas complice de l’arrivisme d’un entourage qui ne s'est battu en rien du tout pour accéder au pouvoir à ses côtés

Le couple présidentiel, Voahangy et Hery Rajaonarimampianina, qui a l’avenir de Madagascar entre ses mains, pour les prochaines années à venir. Il importe qu’il ne soit pas complice de l’arrivisme d’un entourage qui ne s'est battu en rien du tout pour accéder au pouvoir à ses côtés

Horreur et désespoir, m’empêchant de prendre du recul pour finaliser mes deux ouvrages (CLIQUEZ ICI). Le Président élu Hery Rajaonarimampianina, à cause de collaborateurs zélés et profiteurs (bah, on leur a offert le pouvoir sur un plateau, sans avoir combattu pour le prendre, n’est-ce pas ?), a complètement loupé son entrée à la tête du pays, qui aurait du être un superbe souvenir sur plusieurs générations. Ben non, le cauchemar continue, en plus horrible.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

Ici, je tiens à mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes. Il ne faut pas inverser les rôles. Ce n’est pas à lui que nous avons élu -j’ai effectivement voté Hery Vaovao n°3 pour les 2 tours- que nous devons des comptes. Non, c’est lui qui doit nous rendre des comptes, nous basant sur son « kabary » en malagasy. Personnellement, si j’ai combattu le pouvoir Ravalomanana, ce n’est pas parce que j’aime ou n’aime pas le personnage, mais c’est sa manière de diriger les affaires de la Nation -qui avait dévié de toutes ses belles promesses, une fois réélu en décembre 2006-, qui est devenue exécrable, au profit de sa société Tiko devenue un empire. Je n’ai pas envie que çà recommence. Ce qui semble en bonne voie, dès le début du mandat du Président Rajaonarimampianina, hélas…

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

Le jour de son investiture -25 janvier 2014-, déjà, certains de ses proches collaborateurs lui avaient fourgué une partie du discours (mot pour mot) de Nicolas Sarkozy -14 janvier 2007-, puis, ils ont bêtement imité la page d’accueil du site de la Maison-Blanche de Barack Obama. Mais voilà que la facture des dépenses du banquet en self-service (pour les Malgaches) au Palais d’Iavoloha, le même 25 janvier 2014, a été disséquée par notre consœur Lalatiana Rakotondrazafy, ce matin du 5 février 2014, sur radio Free Fm 104.2. Totalement ahurissant !

Se basant sur cette facture qu’elle avait sous les yeux, au moment de l’émission, ce qui suit ne peut pas s’inventer et c’est, malheureusement, une réalité qui colle à la peau de tout arriviste qui se… respecte, en prenant le peuple pour des canards sauvages.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

Lors du premier Conseil des ministres, le 29 janvier 2014, dirigé par le nouveau président, il avait été stipulé ceci :

Au titre de la Présidence de la République

2)°- Des engagements de dépenses de plus de 200 000 000 Ariary

Les engagements de dépenses de plus de deux cent millions d’Ariary (200 000 000 Ariary) doivent recevoir l’autorisation du Président de la République et du Premier Ministre. Cette mesure répond à l’optimisation de l’utilisation des ressources de l’Etat. Ainsi, l’utilisation des deniers publics devra correspondre à la réalité des dépenses. De ce fait, la Présidence de la République se réserve le droit de demander tout document qui lui serait utile pour procéder aux contrôles effectifs des dépenses de chaque Département ministériel. La présentation d’un dossier d’engagement ne signifie pas son approbation automatique.

Les petits fours qui valent de l'or, pour les "autochtones"...

Les petits fours qui valent de l'or, pour les "autochtones"...

Certes, ce Conseil des ministres s’est déroulé après la cérémonie d’investiture, mais ne fallait-il pas donner le bon exemple, même si c’était son jour de gloire ? Il ou, plus exactement ses collaborateurs, parvenus trop facilement au sommet de l’Etat, ont effectivement montré la rupture. Mais vers le luxe et le stupre inutiles.

Ainsi, rien que pour le menu, il s’est élevé à 72.500 ariary par personne. Avec 3.000 personnes ont été décomptés, on arrive à la somme astronomique de 3.625.00 ariary soit, en fmg, 1.812.500.000 ! Espérons alors que la présentation de cette facture ne signifiera pas son approbation automatique...

En ce qui concerne le « cocktail de bienvenue », non alcoolisé, pour le même nombre de personnes, à 14.000 ariary par personne, la facture s’élève à 42 millions d’ariary soit 210 millions fmg !

Pour ce qui est des boissons alcoolisées c’est tout simplement aberrant. La bouteille de Johnny Walker a été comptée à 120.000 ariary (pour 60.000 ariary normalement) ; le « punch », en carton de 24 bouteilles a coûté 240.000 ariary le carton.

Cela ne concerne que les consommables « courants », car pour les petits gâteaux (de la victoire), ils coûtent à l’Etat malgache, rien que quelque misérables 33.165.000 fmg. Ne parlons pas des chapiteaux, de la sonorisation et de la sécurité.

Mais en matière de gonflage de prix, c’est le poste « transport personnel » qui a dépassé l’entendement. En effet, il a été taxé à 4.000 ariary pour 3.000 personnes, soit 60 millions fmg. Or, la majorité des personnes venues ce jour-là avaient leur propre véhicule.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

A présent, vous allez vous demander qui a été le seul bénéficiaire de ce vol hautement autorisée ? Une certaine Randriatsara Linah Sylvie qui n’est autre que la Dame Claudine Razafimamonjy, propriétaire de l’espace A&C (Annick Espace et Clémence Hôtel) à Ivato. Incroyable ! Aucune offre de marché n’a été effectuée. Or, cette dame a une très mauvaise réputation. Mais il faut croire qu’elle a des arguments très persuasifs auprès de tous les dirigeants qui passent. Sa manière d’agir, elle l'a aussi mise en pratique durant la Transition. Certains ont perdu leur place à l'époque, mais elle, elle est restée "fournisseuse officielle" de pratiquement tout, payée avec les deniers publics... Une intouchable qui touche-à-tout. Elle est dans les petits souliers du Premier ministre Omer Beriziky qui lui a confié la restauration de sa résidence sise à Antsakarivo, un domaine de l’Etat.

Et face à cela, lorsque la Banque mondiale a déclaré, récemment : « Madagascar est en faillite », on comprend mieux, à présent. Mais c’est une insulte suprême au peuple qui a voté ou non pour Hery qui n’a plus rien de Vaovao, dès lors !

Ici, le Traiteur a été l'hôtel Colbert... Une autre facture très "haut de gamme"

Ici, le Traiteur a été l'hôtel Colbert... Une autre facture très "haut de gamme"

Et encore, tout ce tra-la-la budgétivore a été réservé pour les « autochones », car le déjeuner avec les personnalités étrangères, lui, a été confié à l’hôtel Colbert. Et la facture de cette investiture risque d’être doublée…

Prestation de serment sur la Constitution, le 25 janvier 2014 au matin, à Mahamasina

Prestation de serment sur la Constitution, le 25 janvier 2014 au matin, à Mahamasina

A quoi cela a servi de nous avoir… servi un discours extraordinaire fait plutôt de bonnes intentions et d’actions qui ont déjà existé sous le président Tsiranana (comme la gratuité de l’enseignement public) si, dès le début, il y a maldonne ? Maintenant, à cause d’un entourage incompétent mais profiteur, le Président Rajaonarimampianina n’a plus droit à l’habituelle période de grâce de 100 jours. A travers les nouvelles technologies de l’information, tous ses faits et gestes, et surtout ceux de son entourage, seront scrutés comme à travers un microscope. Je l’ai déjà écrit.

La copie conforme

La copie conforme

Le retour à la réalité des couleurs d'une Nation bien malagasy

Le retour à la réalité des couleurs d'une Nation bien malagasy

J’ai l’impression qu’il leur laisse faire tout ce qu’il leur passe par la tête. Mais miracle, mon ami ! Ils ont changé la page d’accueil du site de la Présidence. Je dis bravo, il y a de l’espoir. Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes avec cette manie de changer de logo chaque fois qu’on change de ministre. Cela coûte très cher à l’Etat et ne développe en rien le pays.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

Certains vont dire : « very fihinanana i Jeannot ». Je répète encore une fois que je travaille pour mon pays et non pour une personne donnée. Le Président a le devoir de protéger ce pays et il a besoin de garde-fous et même d’un fou comme tous les grands de ce monde. Celui qui n’a pas peur de leur dire les réalités vraies, que cachent d’obséquieux conseillers derrière leur « Oui, Monsieur le Président » avec courbettes pitoyables. L'impertinence du fou surpasse toutes les fausses pertinences des nombrilistes. Et si le président Rajaonarimampianina s’entoure d’arrivistes qui ignorent les réalités vraies du pays, personne ne lui fera de cadeaux, tout aussi élu qu’il soit. Sinon, il va droit vers le mauvais côté de la dictature. Il a parlé d’ouverture, moi je préfère le terme équilibre. Si, au lieu de mettre toutes les ressources compétentes autour de lui, ses proches collaborateurs jouent à faire le vide autour de lui, le Président Hery Rajaonarimampianina va finir comme le Professeur Zafy Albert. Je ne suis ni Madame Soleil, ni un oiseau de mauvais augure, mais les aléas de l’Histoire politique de Madagascar me donneront toujours raison.

En fait, il ne sera pas empêché mais démissionnera car, contrairement à Ratsiraka et Ravalomanana qui se sont réfugiés en France et en Afrique du Sud, il n’aura que Sabotsy Namehana. A moins d’aller à Trois-Rivières à Québec, au Canada, où il a fait ses études.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

MONSIEUR LE PRESIDENT HERY RAJAONARIMAMPIANINA : REVEILLEZ-VOUS ! IL N’EST PAS ENCORE TROP TARD ! Et c’est un vétéran des luttes populaires et du journalisme à Madagascar qui vous lance cet avertissement. Car vous commencez à vous mettre tout le monde à dos. Ce qui n’est pas un bon présage. Démontrez que vous n’êtes pas un Président par accident. Il ne s’agit pas de faire du neuf avec du vieux mais d’être pragmatique, le but étant de sortir le pays de sa misère, de sa pauvreté. A commencer par la pauvreté intellectuelle.

Madagascar-Iavoloha : le scandale chiffré de l’investiture de Rajaonarimampianina

Dernière négligence : regardez dans la case de droite. Aucun de ses collaborateurs n'est capable, jusqu'ici, de signaler le problème -car c'en est un- à Wikipédia. En effet, l'épouse du Président Rajaonarimampianina se prénomme VOAHANGY et non Lalao.

A bon entendeur, salut, et ne perdez jamais de vue que gouverner c’est prévoir. Tout prévoir, même l’imprévisible. Farany : « Ny olona tiana no anarina ». Je n’ai qu’une seule ennemie dans la vie : l’injustice sous toutes ses formes. Aucune erreur n'est permise car le temps file très vite. trop vite.

Jeannot RAMAMBAZAFY - 5 février 2014

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagasikara: 7 Febroary 2009-7 Febroary 2014. Dimy taona lasa izay ny von'olona mahatsiravina

Kianjan'ny 13-Mai, ny 7 Febroary 2009 maraina. Nanontany tsara ny PM Monja Roindefo hoe : "Mila birao ny Praiministra, ka rahoviana no ho any". "Izao dia izao!", hoy ny vahoaka manontolo. Loza ny tohiny... Ny namana Ando Ratovonirina, cameraman (RTA) toy ny nataoko io amin'ny sary etsy anila io, no maty voatifitra teo amin'ny tendany, io 7 Febroary 2009 io. Mitovy ny tamin'ny "Diaben'ny Fahafahana" ny 10 Aogositra 1991, notarihin'ny Profesora Zafy, teny akaikin'ny Lapan'Iavoloha.

Dimy taona lasa izay.

Afaka mamela eloka fa tsy hanadino mandrakizay ny vahoaka Malagasy !

Le people malagasy peut pardonner mais n’oubliera jamais !

The Malagasy people can forgive but will never forget !

Dimy taona lasa izay.

Afaka mamela eloka fa tsy hanadino mandrakizay ny vahoaka Malagasy !

Le people malagasy peut pardonner mais n’oubliera jamais !

The Malagasy people can forgive but will never forget !

Madagasikara: 7 Febroary 2009-7 Febroary 2014. Dimy taona lasa izay ny von'olona mahatsiravina

TSINDRIO ETO

Teo amin’ny Tantaran’ny tolona teto amin’ny Firenena Malagasy, mba inona, hono, ny mba nataon’ireo manodidina akaiky an’Ingahy Hery Rajaonarimampianina, ka nahatonga azy ho Filoha voalohan’ny Repoblika faha-efatra? Ary mba taiza, hono, izy rehetra ireo tamin’ny tolona namaivay niainana teto amin’ny Firenena ? Tolona izay namoizana ain’olona daholo ? Tsy hita tabilao na tamin’ny taona 1972, na 1991, na 2002 na 2009. Toa zary fanomezana ho an-dry zareo iny nahalany an’Andriamatoa ministry ny vola tao amin’ny Tetezamita, ny 20 Desambra 2013 iny…

Ny marina, marina ihany ary ny marina tsy ho faty naoviana naoviana, ary tsy afaka miandry zato andro hampahatsiahivina izany toe-javatra misy izany. Samia manontany ny manodidina azy hoe: efa mba hitanareo teny amin'ny 13-Mai ve ireo olona "nahazo" fahefana ireo ?

Madagasikara: 7 Febroary 2009-7 Febroary 2014. Dimy taona lasa izay ny von'olona mahatsiravina

TSINDRIO ETO

Ka tena fantany tokoa va re ny fahorian’ny vahoaka Malagasy tsy maintsy nitraotra, niady amin’ny jadona sy ny tsy rariny sy tsindrio fa lavo izay toa hiverina tanteraka atsy ho atsy, raha ny fomba amam-panaon’ireo no tarafina dieny izao manomboka izao ? Samia ho velon’aina fa fohy izany hoe dimy taona izany eo amin’ny fiainam-pirenena iray manontolo: ny mpitondra mandalo fa ny Firenena -izay vahoka ao anatiny- dia mitoetra mandrakizay. Ary ny tolona dia mitohy ary hitohy foana satria hiadivana izany fahafahana izany fa tsy fanomezana velively.

Ilay Filoha vaovao aloha mety hahataty tsikera ihany, fa ireo manodidina azy ? Haveriko eto ho azy ireo (maro ny mahalala aho amin'izy ireo, fa tsy te-halala intsony satria "tafita"..., nefa ny fahaizana tsy mankaiza fa mangala-tahaka eny ihany, tsy misy maha Malagasy azy intsony...) f’efa nitolona aho tamin’ny 13 May 1972; natao takalon’aina aho ny taona 1991, niaina ny tsy fisiana tanteraka ny taona 2002 ary saika maty teo Antaninarenina io 7 Febroary 2009 io. Fitiavana ny Tanindrazana daholo izany. Fa ry zareo “nahazo” fahefana ireo ?

Handaza any amin’ny “Filoha hajaina” fa izaho indray ny ”Fahavalo” fa tsy ny fahantrana mianjady amin'ny vahoaka atao tsinontsinona foana ?

Efa nalaina tahaka ny kabarin'ny Filoha frantsay Sarkozy, dia izao indray dia ny "site officiel"-ny "Maison-Blanche"-ny Filoha Obama indray no nalain-tahaka. F'aiza ilay maha-Malagasy ary aiza ilay fahaizana mamorona e ? Tsy afaka natao an-tsisiny, ohatra, ilay Lapa eo ampovoany ? Taratry ny peta-toko daholo izany ka misy azy indray ny eso eso ho hita ao amin'ny tranon-kala. Marina e ! Tsy fiarovana ny Filoha izany fa fanambaniana azy io ala-tahaka lava io. Efa mety manova ry zalahy izao fa ireo aloha no nisy, hijanona ho an'ny Tantara. Tsara ny miheno fanakianana fa tsy ny olona makakiana aminy ara-dàlana no enjehina. Sasa-poana ihany izay manao izany, Tompoko...Efa nalaina tahaka ny kabarin'ny Filoha frantsay Sarkozy, dia izao indray dia ny "site officiel"-ny "Maison-Blanche"-ny Filoha Obama indray no nalain-tahaka. F'aiza ilay maha-Malagasy ary aiza ilay fahaizana mamorona e ? Tsy afaka natao an-tsisiny, ohatra, ilay Lapa eo ampovoany ? Taratry ny peta-toko daholo izany ka misy azy indray ny eso eso ho hita ao amin'ny tranon-kala. Marina e ! Tsy fiarovana ny Filoha izany fa fanambaniana azy io ala-tahaka lava io. Efa mety manova ry zalahy izao fa ireo aloha no nisy, hijanona ho an'ny Tantara. Tsara ny miheno fanakianana fa tsy ny olona makakiana aminy ara-dàlana no enjehina. Sasa-poana ihany izay manao izany, Tompoko...

Efa nalaina tahaka ny kabarin'ny Filoha frantsay Sarkozy, dia izao indray dia ny "site officiel"-ny "Maison-Blanche"-ny Filoha Obama indray no nalain-tahaka. F'aiza ilay maha-Malagasy ary aiza ilay fahaizana mamorona e ? Tsy afaka natao an-tsisiny, ohatra, ilay Lapa eo ampovoany ? Taratry ny peta-toko daholo izany ka misy azy indray ny eso eso ho hita ao amin'ny tranon-kala. Marina e ! Tsy fiarovana ny Filoha izany fa fanambaniana azy io ala-tahaka lava io. Efa mety manova ry zalahy izao fa ireo aloha no nisy, hijanona ho an'ny Tantara. Tsara ny miheno fanakianana fa tsy ny olona makakiana aminy ara-dàlana no enjehina. Sasa-poana ihany izay manao izany, Tompoko...

Tsy manompo na manompa olona aho, Tompoko, fa manompo ny Firenena izay hilevenako, ary anisan'ny vahoaka aho alohan'ny hoe mpanao gazety. Tadidio mandrakariva izany alohan’ny hanaotao foana, atsy ho atsy, ka hanenina làlan-dava aoriana ao (hamerina sivana tampoka, ohatra satria tsy hahataty ny "la vérité blesse"). Satria manomboka mitaraina ireo vahoaka ireo, fa ny manodidina anao mbola jamban'ny kajikajin'izy samy irery, amin'ny anaranao. Izaho no tena akaikin'ny vahoaka fa tsy ireo velively akory. Mila olona tena tia tanindrazana ianao, Andriamatoa Filoha fa tsy olona tia fahefana na tapohiny nahazo izany nefa tsy niadivany akory. Eo ny tena lesoka goavana. Farany: tsy "médiabolique" akory ny www.madagate.com nanomboka ny 15 Febroary 2001 -15 taona lasa izay-, fa mampita vaovao mipetraka eo amin'ny zava-misy sy notrandrahana lalina. Tsy manely tsao koa ary tsy mamorona vaovao, hanatsara na hanaratsy zavatra ary na dokam-barotra aza tsy misy eto aminay hatreto.

Jeannot Ramambazafy – 4 Febroary 2014

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

En entrant dans sa quatrième république, après 54 ans d’ « indépendance », tous les Chefs d’Etat ayant précédé Hery Rajaonarimampianina font, désormais, partie de l’Histoire politique de Madagascar. Dans le volet « Mémoire collective », les voici dans ce dossier.

Ainsi, ne m’occupant plus du site officiel de la Présidence, j’ai enfin le temps libre pour terminer mes deux livres : l’un sur Rasanjy, en langue malagasy ; l’autre, plus volumineux et en langue française, intitulé « Madagascar : Histoire des élections présidentielles de 1958 à 2014 ». Je vous en avais fait une promesse depuis longtemps.

Par ailleurs, pour prendre du recul et respecter la période de grâce (100 jours) usuellement donnée à tout président en début de mandat, à compter de ce jour, j’arrête d’écrire sur madagate.com. SAUF URGENCE.

Raisons : primo, pour me permettre de me focaliser sur la finalisation de la rédaction de ces deux ouvrages ; secundo, pour prouver que les insanités lus, et signés en mon nom, pour raconter n’importe quoi sur facebook et autres sites sociaux, émanent de lâches imbéciles, certains de l’entourage même du Président Hery Rajaonarimampianina. Je les ai identifiés mais j’ai d’autres chats à fouetter pour l’instant. Et, à mon âge, je m’abstiens de m’abaisser au niveau du caniveau dans lequel ces tristes sires se trouvent. Leurs actions s’éteindront d’elles-mêmes et, tôt ou tard, leur reviendront comme un boomerang en pleine figure. J'avais déjà touché un mot sur cette usurpation de compte facebook que je n'utilise et n'utiliserai jamais.

Je vous remercie déjà de votre patience. Cependant, rien ne m’empêche de vous offrir des vidéos sur ma chaine youtube (www.youtube.com/papizano100), jusqu’en mars 2014. Enfin, sachez que mon numéro habituel (034 05 584..) a été, pour l’heure, suspendu. Mais je suis en train de le récupérer. Mille excuses si je ne peux vous répondre pour le moment.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina
Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

A bientôt ! Jeannot RAMAMBAZAFY – 3 février 2014

Les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Il s’agit des personnalités qui ont dirigé Madagascar, soit dans une période « normale » (après des élections au suffrage universel), soit durant une période de transition. D’où le titre car le terme « les Présidents des républiques » ne saurait être adéquats.

PREMIERE REPUBLIQUE

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Philibert TSIRANANA (de 1959 à 1972)

Né le 18 octobre 1910, considéré comme le Père de l’Indépendance de Madagascar dont la République a été proclamé le 14 octobre 1958. Il fut le premier président de la première République de cette Grande île de l’océan Indien. Il est le fondateur du Parti Social Démocrate (PSD). Pris dans la tourmente d’un soulèvement estudiantin, en mai 1972, à cause d’un autoritarisme certain, il remet les pleins pouvoirs au Général Gabriel Ramanantsoa. Philibert Tsiranana décède le 16 avril 1978.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Gabriel RAMANANTSOA (de 972 à 1975)

Né le 13 avril 1906. En mai 1972, il reçoit les pleins pouvoirs du Président Tsiranana. Il sera officiellement à la tête du pays à partir du 11 octobre 1972 jusqu’au 5 février 1975. Ce jour-là, face à de fortes pressions populaires, liées à un contexte socio-économique devenu difficile sinon tendu, il remet, à son tour, les pleins pouvoirs au Colonel de gendarmerie, Richard Ratsimandrava, alors ministre de l’Intérieur. Le Général Gabriel Ramanantsoa décède la 9 mai 1979.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Richard RATSIMANDRAVA (1975)

Né le 21 mars 1931. Il reçoit les pleins pouvoirs du Général Gabriel Ramanantsoa. Le Colonel Richard Ratsimandrava est connu pour son système d’administration basé sur le «fokonolona», qui met en valeur les collectivités décentralisées. Le 11 février 1975, il est assassiné. C’est-à-dire, six jours seulement après sa prise de fonction en tant que Chef de l’Etat malgache.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Gilles ANDRIAMAHAZO (1975)

Né le 5 mai 1919. Immédiatement après l’assassinat du Colonel Ratsimandrava, un Comité national de direction militaire ou Directoire militaire, composé de 18 officiers issus de toutes les armes et des six provinces du pays, représentant également toutes les tendances politiques, est créé, afin de gérer cette crise politique. Le Général Gilles Andriamahazo est nommé pour le présider, du 12 février au 15 juin 1975. Il faisait donc fonction de Chef d’Etat. Rappelons qu’en mai 1972, le président Tsiranana l’avait nommé Gouverneur militaire de la ville d’Antananarivo. Le Général Andriamahazo décède le 13 septembre 1989.

SECONDE REPUBLIQUE

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Didier RATSIRAKA (de 1975 à 1992)

Né le 4 novembre 1936. Fondateur du parti de l’Avant-garde pour la rénovation de Madagascar ou AREMA, il a été le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Ramanantsoa puis Président de République Démocratique de Madagascar. Il a écrit sa politique générale de l’Etat dans le « livre rouge » (« Boky mena »). Il était le seul Président de la IIème République de 1975 à 1992

TROISIEME REPUBLIQUE

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Albert ZAFY (de1993 à 1996)

Né le 1er mai 1927, ce cardiologue a été ministre de la Santé dans le gouverment Ramanantsoa. A la suite de la convention dite du Panorama, le 31 octobre 1991, une Haute Autorité de l’Etat (HAE) est créée, présidée par Zafy Albert, en attendant l’élection présidentielle anticipée. Elle a eu lieu en 1993 et Zafy Albert l’emporta au second tour, face à Didier Ratsiraka, avec un score très serré de 50,10% contre 49,90% . Sous la coupe d’une motion d’empêchement diligentée par les Députés de Madagascar, Zafy Albert quitte le pouvoir et désigne un Chef d’Etat intérimaire en la personne de Norbert Lala Ratsirahonana qui, le 5 septembre 1996, a organisé une élection anticipée en décembre 1996.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Norbert Lala RATSIRAHONANA (de 1996 à 1997)

Né le 18 novembre 1938, Norbert Lala Ratsirahonana était le Président de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Le 5 juin 1996, il est nommé Premier ministre par le Président Zafy Albert. Celui-ci empêché, M. Ratsirahonana devient à la fois Chef de l’Etat et Chef du gouvernement intérimaire. Ce sera la troisième période de transition qu’aura connu le pays, après celles de Gilles Andriamahazo et de Zafy Albert.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Didier RATSIRAKA (de 1997 à 2002)

Après quatre années d’exil en France, Didier Ratsiraka retourne au pays et se présente à l’élection présidentielle de décembre 1996. Il battra le Professeur Zafy au second tour. En décembre 2001, il se représente face à un nouveau candidat : Marc Ravalomanana. Les résultats du scrutin ayant été contestés, une grave crise mine le pays. Après des mois de confrontations parfois meurtrières, l’Amiral Ratsiraka, en juin 2002, est contraint de repartir pour une second fois en exil en France.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Marc RAVALOMANANA (de 2002 à 2009)

Né le 12 décembre 1949. Homme d’affaires dans l’agro-alimentaire, il monte sur la scène politique en se faisant élire Maire de la ville d’Antananarivo (1999-2001). En décembre 2001, il se présente comme candidat à l’élection présidentielle. Les résultats sont contestés, amenant à une crise politique. Malgré des accords de Dakar I et II, il devient Président de la République, le 6 mai 2002. Réélu en décembre 2006, Marc Ravalomanana démissionnera le 17 mars 2009, sous la pression du mouvement populaire, en remettant ses pouvoirs à un directoire militaire, qui a remis, à son tour, les pleins pouvoir à Andry Rajoelina, Leader de la Révolution Orange.

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Andry RAJOELINA (de 2009 à 2014)

Né le 30 mai 1974, Homme d’affaires dans le secteur de la communication, il fait son apparition dans l’arène politique en se portant candidat à la mairie d’Antananarivo. Il est élu le 12 décembre 2007. En décembre 2008, suite à la fermeture de la station radio Viva lui appartenant, il entre dans l’opposition. Leader de la « révolution orange », le Directoire militaire lui a remis les pleins pouvoirs, le 17 mars 2009, transfert de pouvoir valisé par la Haute Cour Constitutionnelle, le 21 mars 2009. Il était le Président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) puis Président de la Transition et Chef d’Etat jusqu’à l’élection du premier Président de la IVème République le 20 décembre 2013. Il quitte officiellement ses fonctions, le 24 janvier 2014, après une remise symbolique de la clé de Madagascar au président élu, Hery Rajaonarimampianina, au Palais d’Etat d’Iavoloha.

QUATRIEME REPUBLIQUE

Madagascar : les Chefs d’Etat malgaches, de Tsiranana à Rajaonarimampianina

Hery RAJAONARIMAMPIANINA (de 2014 à …)

Elu au suffrage universel direct à deux tours, avec 53.49%, le 20 décembre 2013, Hery Martial Rakotoarimanana Rajaonarimampianina est devenu le Premier Président de la IVème République de Madagascar. Né le 06 Novembre 1958, il est expert comptable, économiste et financier de formation. Durant la période de Transition (2009-2014), il était le ministre des Finances et du Budget du Président Andry Rajoelina dont le soutien, durant la campagne présidentielle pour le second tour, lui a permis d’avoir battu le candidat Jean Louis Robinson (46,51%). Ne pas préciser ce fait serait une aberration de l'Histoire même.

Après avoir reçu symboliquement la clé de Madagascar, des mains du président sortant, Andry Rajoelina, le 24 janvier 2014, le Président élu, Hery Rajaonarimampianina prête serment de respecter la Constitution malgache, lors d’une cérémonie d’investiture organisée par la HCC, le 25 janvier 2014 à Mahamasina.

NOTE

A compter du 25 janvier 2014, le Président élu Hery Rajaonarimampianina a 100 jours de période de grâce pour prouver qu'il n'est pas un homme fort mais un dirigeant éclairé à la tête d'institutions fortes et de collaborateurs compétents dans leur domaine respectif... Et qu'il cesse déjà de dire toujours que c'est le Président (donc lui) qui décide. Cela va déjà à l'encontre de son discours d'investiture...

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