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jeannotramambazafy.overblog.com

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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy

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La dépouille mortelle du Révérend Docteur Richard Mahitsison ANDRIAMANJATO, décédé à Paris le 16 Mai 2013, a été accueillie par les membres de sa famille, ses proches, ses connaissances ainsi que des autorités et hautes personnalités du pays à l'Aéroport International d'Ivato, ce jeudi 23 Mai 2013 vers 11h.
Un culte s'est tenu au Temple d'Ambohitantely pour réconforter la famille, l'Eglise, la Nation et les proches du défunt. Ont été, entre autres, présents à ce culte le Président de la Transition, Andry Rajoelina et son épouse, ainsi que la grande famille de la FJKM conduite par son Secrétaire Général. Le cantique composé par le Pasteur Andriamanjato Richard, « Raha Jehovah no mpiandry », a été entonné lors de ce culte pour lui rendre hommage.
La veillée funèbre se déroulera à l'Eglise FJKM Ambohitantely jusqu'au dimanche 26 Mai 2013, jour des funérailles avec un culte d'action de grâce à 11h30, suivi des obsèques au caveau familial d'Andranonandriana à Ambohidratrimo.

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar n'est plus un fromage, Monsieur Hollande

SADC, UA, UE, OIF. Vous commencez sérieusement à démontrer vos capacités de colons et d’esclaves mouchards, en ce Troisième millénaire. Il faut donc chasser le naturel qu’il y a en vous pour qu’il revienne au galop ?

Exécution sans forme de procès de Rainandriamampandry et du Prince Ratsimamanga, en 1896, icônes de l'unité nationale quoi qu'on dise

Exécution sans forme de procès de Rainandriamampandry et du Prince Ratsimamanga, en 1896, icônes de l'unité nationale quoi qu'on dise

Le 6 août 1896, la France a annexé Madagascar puis l’a colonisé comme bon nombre de pays d’Afrique. Gallieni est arrivé et a crée l’antagonisme hauts-plateaux/côtiers comme s’il s’agissait des Hutus et des Tutsis. Il a pris le soin de privilégier les Merina avec des écoles (médecine, enseignement limitée au CAE -Certificat d’aptitude à enseigner-…) mais a laissé les gens de la côte emprisonnés par des coutumes ne suivant pas le cours du temps.

Les ancêtres d’Abdou Diouf qui, à présent, « s’inquiète »… En haut, leur "exploit"

Les ancêtres d’Abdou Diouf qui, à présent, « s’inquiète »… En haut, leur "exploit"

En 1947, le gouvernement socialiste de Vincent Auriol (16ème président de la République française du 16 janvier 1947 au 16 janvier 1954) a envoyé des troupes pour réprimer durement les Malgaches épris de liberté. Appuyées par des tirailleurs sénégalais. Ceux-là même qui, quelques années plus tôt, combattaient au côté de Malgaches pour libérer la France du joug du nazisme. Et par deux fois même : 1914-1918 et 1939-1945. Prétexte : l’attaque du camp français de Moramanga, le 29 mars.

La statue de Gallieni à cheval, qui trônait devant les grilles du parc d’Ambohijatovo, a été enlevée, en 1973

La statue de Gallieni à cheval, qui trônait devant les grilles du parc d’Ambohijatovo, a été enlevée, en 1973

En 1960, Madagascar a retrouvé son Indépendance d’avant le 6 août 1896. Mais quelle indépendance ? L’économie était aux mains d’intérêts français. Une des causes du mouvement estudiantin de mai 1972. A ce moment, la France avait déjà distillé le spectre du tribalisme. Qui n’a jamais eu lieu.

Le Père jésuite Rémi Ralibera, journaliste de « Lakroan’i Madagasikara », interviewé sur le campus d’Ankatso, en mai 1972. Il a fait partie des 400 déportés au bagne de Nosy-Lava. Il a été président de l’Ordre des Journalistes de Madagascar, de 1977 à 1991. Il est décédé le 21 novembre 2008

« Dès qu’il y a des problèmes à Madagascar, on soulève toujours ce lièvre, on soulève toujours ce problème. On dit qu’il y aura guerre tribale, qu'il y aura lutte ethnique. Vraiment, je crois qu’il y dix ans ou quinze ans ce serait possible, peut-être. Maintenant non. Et nos jeunes viennent de démontrer que chez eux il n’y a plus ce problème. Les adultes, eux aussi, ont dépassé cela, dans le sens que le problème n’est plus là. Seulement, à l’échelle internationale, et en France en particulier, on revient toujours là-dessus. Dès qu’il y a quelque chose, on revient là-dessus. A l’ambassade de France on revient là-dessus dès qu’on parle de cela. Je crois connaître davantage les Malgaches que ceux de l’ambassade. (…) ».

Certains prient vraiment pour cela arrive. Mais entre Malgaches…

Certains prient vraiment pour cela arrive. Mais entre Malgaches…

En fait donc, le tribalisme, la prédiction de troubles, de guerre civile, est un outil d’exploitation politique pour recoloniser économiquement le pays. Depuis l’après Indépendance. Mais quelles sont les réalités ? 1972, 1991, 2002, 2009. Il n’y a jamais eu de « guerre civile » à Madagascar, malgré les efforts déployés, et ce n’est pas en cette année 2013 que cela se produira. Malheureusement, il existe des ignares, des idiots et des imbéciles qui jouent le jeu des colons et des anciens esclavagistes. Particulièrement certains médias qui ne se sont jamais gênés pour mettre à leur Une ce spectre du tribalisme déguisé, actuellement, en guerre civile. Et de faire une relation avec ce qui se passe sur le continent africain. « Ivoirisation » et que sais-je encore. Déjà, nous sommes une île et donc n’avons pas de frontières terrestres.

Abdou Diouf semble avoir oublié le sort de ses ancêtres pour défendre la France… Puis ils ont été utilisés dans la répression de 1947-1948 à Madagascar

Abdou Diouf semble avoir oublié le sort de ses ancêtres pour défendre la France… Puis ils ont été utilisés dans la répression de 1947-1948 à Madagascar

Dernier hibou de mauvais augure en date, le Sénégalais Abdou Diouf, Secrétaire général de l’OIF qui tiraille (comme tout tirailleur sénégalais ?) en prétextant qu’il est « profondément inquiet ». Mais qui s’est inquiété du sort de milliers d’Africains devenus esclaves ? Il semble que M. Diouf reste trop longtemps dans son bureau parisien pour se souvenir que, sur l’ile de Gorée, au large de Dakar, dans son pays même, une maison d’esclave (esclaverie) a été construite en 1776 par les Hollandais.

Que connaît cette fille de la perdide Albion sur les problèmes réels à Madagascar ? Nothing…

Que connaît cette fille de la perdide Albion sur les problèmes réels à Madagascar ? Nothing…

De son côté, en ce week-end de Pentecôte, Catherine Ashton prend-elle les chrétiens malgaches (en majorité) pour des crétins ? L’esprit malsain a pénétré son cerveau pour renvoyer la balle à l’UA (Union africaine) formée d’anciens pays colonisés. Et personne ne pense à ce système machiavélique qui consiste à diviser pour régner à la manière de Gallieni.

Et Béatrice Atallah met, à présent, de l’eau dans le moulin d'un chantage pécunier éhonté de la part d'une partie de ces anciens colonisateurs

Et Béatrice Atallah met, à présent, de l’eau dans le moulin d'un chantage pécunier éhonté de la part d'une partie de ces anciens colonisateurs

Rien n’a été encore officialisé mais voilà aussi que Béatrice Atallah, présidente de la Ceni-T, joue leur jeu en avançant que « les bailleurs de fonds vont suspendre leurs aides financières pour les élections à venir si trois candidats à l’élection présidentiel du 24 juillet 2013 ne se retirent pas ».

Ils parlent d’ « ivoirisation ». Or que les Ivoiriens sont appuyés par des journalistes patriotes, eux. Et non par des médias, porte-parole de politiciens véreux, pour quelques ariary de plus

Ils parlent d’ « ivoirisation ». Or que les Ivoiriens sont appuyés par des journalistes patriotes, eux. Et non par des médias, porte-parole de politiciens véreux, pour quelques ariary de plus

Mais que demande le peuple malgache - « olom-pirenena » citoyen - et non le « vahoaka », foule au nom de laquelle le premier politicard venu parle- à l’heure actuelle? Tout simplement un retour à l’ordre constitutionnel qui ne peut se faire sans des dirigeants élus, après quatre années de transition. L’être humain étant lui-même imparfait seuls les couillons finis clament des élections parfaites, reconnues de et par tous. C’est qui le « TOUS » ? De leur côté, certains « politiciens », malgaches de surcroît, sales opportunistes et profiteurs comme tout incapable atteint de logorrhées verbales, adoptent une conduite d’intellectualisme (parler pour ne rien dire, pour meubler le temps) pour mieux tromper leur cour : « C’est moi la plus belle, c’est moi le plus beau, les autres ne sont que des connards ».

Gettysburg, 1863. Voilà ce que souhaitent certains Malgaches même. Or, ils seront les premiers à détaler au premier coup de semonce. Très bavards mais pleutres sans aucune fierté ni sens de l’honneur

Gettysburg, 1863. Voilà ce que souhaitent certains Malgaches même. Or, ils seront les premiers à détaler au premier coup de semonce. Très bavards mais pleutres sans aucune fierté ni sens de l’honneur

Et certains Malgaches ont gardé le réflexe d’esclaves émancipés, à travers cette liberté d’expression qui ne connaît aucune limite. Allez sur certains forums et vous serez effarés par leur capacité à médire des autres et de leur propre pays. Sans apporter aucune solution réelle. Ont-ils eu des parents malgaches un jour ? Le grand problème de Madagascar est que les Malgaches n’ont jamais eu d’ennemi commun à combattre. L’ennemi du Malgache c’est un Malgache comme lui. Les pays développés le sont devenus après avoir traversé des tragédies terribles. France : règne de la terreur ; Afrique du Sud : Apartheid ; U.S.A. : guerre de sécession, massacre des Indiens, ségrégation raciale ; Allemagne ; nazisme ; Rwanda : massacre de 1994 ; pays de l’Est : interdiction d’expression et de parole ; monde asiatique : tsunamis et autres cataclysmes naturels…

François Hollande à l’Elysée, le 16 mai 2013

François Hollande à l’Elysée, le 16 mai 2013

Or, il existe un paradoxe. La solidarité malgache, sur la Grande île, est exemplaire chaque fois qu’une région est ravagée par un cyclone. Et des cyclones, il en arrive tous les ans... Dernièrement, une collecte pour contrer l’invasion des sauterelles, a été organisée. Mais que fait la « communauté internationale » ? Elle attend que tout le monde ici meure. En fait, ce serait l’idéal pour elle. Actuellement, François Hollande, en digne héritier socialiste de Vincent Auriol remet la philosophie de Gallieni sur le tapis. Après avoir déclaré que « les Africains doivent se gérer eux-mêmes » et rappelé que « l’Afrique est un continent à très forte potentialité économique grâce aux richesses minières, naturelles, agricoles… » (14e sommet de la francophonie à Kinshasa), voilà que M. Edam (heu Hollande, pardon, l’edam étant un fromage hollandais, çà prête à confusion) a eu le culot de dire que « la France n’est pas le problème. La France c’est la solution » (Elysée, 16 mai 2013). La solution de quoi ? Il n’y a pas de solution sans problème.

Madagascar n'est plus un fromage, Monsieur Hollande

M. Hollande, Madagascar n’est plus un fromage ! La solution pour les Malgaches c’est d’aller à l’élection présidentielle, le 24 juillet 2013, avec tous ces 41 candidats qui représentent bien toutes les tendances. La guerre civile ? C’est vous qui voulez la créer pour justifier une intervention armée. Comme en 1947, grâce à des nationaux traîtres et fantôches qui finissent toujours comme Judas. Mais pour une fois, tous tombent d’accord, de Marc Ravalomanana à Andry Rajoelina, en passant par Didier Ratsiraka. Respectez, pour une fois aussi, notre souveraineté nationale qui, comme le Général de Gaulle l’avait dit, le 27 mai 1942, « se confond exactement avec la démocratie. La démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, et la souveraineté nationale c’est le peuple exerçant sa souveraineté sans entrave ». Pourquoi en faire une « démoncratie » au moment où le Saint-Esprit plane sur les chrétiens du monde entier ? Il faut en finir au plus vite car vous savez pertinemment, M. Hollande, qu’un gouvernement « d’union nationale » n’a été, n’est et ne sera jamais fiable et viable; Vous l’avez déclaré, le 16 mai à l’Elysée : « Chacun doit être à sa place. Un gouvernement d'union nationale favoriserait les extrêmes ». Donc, ce qui n’est pas une solution pour les anciens colons, l’est pour les pays comme Madagascar, avec la bénédiction des esclaves émancipés de la SADC ? Dès lors, qui a vraiment intérêt à ce que la transition perdure à Madagascar ?

Jeannot Ramambazafy – Lundi de Pentecôte, 20 mai 2013

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Publié le par Jeannot Ramambazafy
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be

Ben depuis 1994, et de mémoire de journaliste, c’est bien la première fois dans les annales du Festival Donia de Nosy Be qu’un Chef d’Etat en exercice assiste physiquement à l’évènement. C’était le dimanche de la Pentecôte 2013. Rien que pour çà, il a bien mérité la médaille qui lui a été décernée. Cela devant 20.000 spectateurs, dans un stade d’Ambodivoanio (litt.: au pied des cocotiers) hyper chauffé. Ce, grâce à des artistes venus d’horizons très divers. Place aux photos !

Solange et Vola du Cofestin (Comité d'organisation du festival)

Solange et Vola du Cofestin (Comité d'organisation du festival)

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Le Président de la Transition discute avec le Président du Conseil général de Mayotte, partenaire de cette 20è édition du Festival Donia

Le Président de la Transition discute avec le Président du Conseil général de Mayotte, partenaire de cette 20è édition du Festival Donia

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
The beautiful Black Nadia !

The beautiful Black Nadia !

20.000 spectateurs !

20.000 spectateurs !

Ninie Doniah

Ninie Doniah

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Natoyah, Miss Donia 2013

Natoyah, Miss Donia 2013

Mama Be 2013

Mama Be 2013

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Le groupe Sisca

Le groupe Sisca

Le groupe Rotsaka

Le groupe Rotsaka

Et voilà Andry TG V !

Et voilà Andry TG V !

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Le Président Andry Rajoelina et Vincenzo Sanna

Le Président Andry Rajoelina et Vincenzo Sanna

Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Andry Rajoelina à la clôture de la 20è édition du festival Donia de Nosy Be
Cadeau du Conseil général de Mayotte

Cadeau du Conseil général de Mayotte

A l'année prochaine, avec plus d'ouverture à l'international

A l'année prochaine, avec plus d'ouverture à l'international

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

Pasteur Richard Mahitsison Andriamanjato, teraka ny 31 Jolay 1930 tao Mahitsy, nodimandry ny 16 Mey 2013 tao Parisy (Frantsa)

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

Mamane, lors de sa chronique sur le Gondwana, pays imaginaire où règnent les républiques très très démocratiques, le 6 mai 2013 sur Rfi, a sans aucun doute parlé de Madagascar. J'ai mis des images sur cette chronique et tout colle. Comme il le spécifie à la fin : " Le jour où tu sera étonné d'être supris, eh ben çà sera une surprise pour tout le monde".

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

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Publié le par Jeannot Ramambazafy

En écoutant attentivement Mgr Samoela Jaona Ranarivelo lire la douzaine de résolutions issues de cette rencontre initiée par le FFKM -Conseil oecuménique des églises chrétiennes à Madagascar- (en malgache dans la vidéo ci-dessus), c’est simple : dans cet article, je ne vais pas me fatiguer à entrer dans les détails, mais c’est toute la république de Madagascar qu’il faudra recommencer ! Je dis bien TOUTE. Certains ont applaudi comme des imbéciles qui vivent au jour le jour. Un seul exemple aberrant : comme réintroduire l’éducation civique en cette période transitoire ? Tout est à la fois clair et ambigu. L'art oratoire malgache d'imager le réel. Et le peuple malgache, qu'ils prennent au sentiment sans vergogne, dans tout çà ? C'est trop (mal) calculé pour être honnête.

Par ailleurs, ce FFKM semble se donner bonne conscience en regard de l'article 1 de la feuille de route, avec un an et demi de retard:

Feuille de route signée le 16 septembre 2001 à l'hotel "Le Paon d'Or" à Ivato:

1. Continuation du dialogue Malgacho-Malgache entre les Acteurs Politiques Malgaches pour la formation d’un Gouvernement de Transition d’Union Nationale et l’élargissement de la composition du Congrès de Transition (CT), du Conseil Supérieur de Transition (CST) et de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

C'est par cela qu'il fallait commencer. Où était le FFKM à cette période ? Ne vous demandez plus alors, pourquoi les "Fiangonana zandriny" (églises cadettes pour ne pas dire sectes) poussent comme des champignons. Etait-ce vraiment un "dialogue" ou bien l'officialisation des théories de Raymond Ranjeva et consorts (pro-Ratsiraka qui n'a pas signé cette feuille de route), ceux qui ont applaudi comme des diables sortant de leur boîte ?

Mais une fois l’euphorie de ces envolées théoriques passée, il faudra revenir à la réalité vraie. Où les instigateurs de cette année zéro trouveront-ils les moyens (financiers) pour appliquer leurs résolutions ? Ont-ils, au moins, chiffré le coût de ce grand chambardement ou bien, comme à l’accoutumée, ils n’ont fait que dire à haute voix tout ce qui leur passait par la tête, sans réfléchir aux conséquences ? Feront-ils alors appel à des financements parallèles occultes ? Qui fera office de force exécutoire ? Voilà les vraies questions restées sans réponse. On ne change pas les mentalités du jour au lendemain et on ne construit pas une nation en marchant à reculons. Quatre présidents élus dont deux exilés et un empêché n’ont fait de Madagascar qu’un laboratoire d’essais de toutes sortes de projets de société qui ont paupérisé le pays. Avec, en intermède, cinq périodes de transition pour toujours recommencer. Faut pas rêver les gars, surtout que la Communauté internationale -dont on ne peut se passer en l’état actuel des choses- va voir d’un très mauvais œil l’allongement de cette transition qui a déjà duré quatre ans et le report des élections dans lesquelles certains pays ont déjà engagé de grosses sommes. J’aurai aussi applaudi si le FFKM avait « modéré » ainsi dès janvier 2009 et sans baisser les bras. Mais, à l’heure actuelle, Madagascar n’a pas -et n’aura pas- les moyens de ces ambitions bien présentées mais en retard d’un demi-siècle.

En ce Troisième millénaire où la mondialisation entraine des contraintes auxquelles un pays « pauvre » comme Madagascar ne peut échapper, l’heure n’est pas à la phraséologie nationaliste qui a toujours aboutie nulle part. Certes, il y a début à tout, mais ces résolutions puent la complicité d’anciens « filoha » filous qui ont ravagé le pays. Après le record du monde de candidats présidents de la république, Madagascar va gagner le trophée suprême de l’Art de compliquer les choses.

Pour le moment, parlons plutôt de recommandations. Elles seront distribuées à toutes les entités concernées. Qui vivra verra. Mais je rappelle ici que le temps perdu ne se rattrape jamais et on fera jamais du neuf avec du vieux. Aucun de ces instigateurs n’est désintéressé. Le peuple (« vahoaka »)? Ce n’est que la bonne excuse pour commettre les pires infamies sur son dos. Attendez qu’ils soient au pouvoir. Même l’espace de quelques mois… Tenter de refaire la transition de 1991, c’est de la rétrogradation. A cette époque, il n’y avait pas de Sadc (c’est Ravalomanana qui nous a mis dedans) ni de « communauté internationale ». Il faut vivre avec son temps, les gars !

Tiens, une idée plus réaliste, et à la rigueur, pourquoi ne pas organiser un referendum avec la question suivante : Etes-vous d’accord pour les recommandations du FFKM ? Là, le peuple malgache réel tranchera vraiment.

Le FFKM « modérateur » ? Plutôt robot politique en retard d’un siècle, car il a dépassé son rôle de simple "porte-parole". Et l’idée est : ce sera toutes les résolutions ou rien et après nous le déluge. Seigneur, pardonnez-les car ils ne savent vraiment pas ce qu’ils font. (« Andriamanitra ô ! Mamelà ny helony fa tena tsy fantany mihitsy izay ataony »). Mais que ces quatre cavaliers de l'apocalypse malgache soient responsables de leurs actes et paroles.

Jeannot Ramambazafy – 5 mai 2013

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