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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Arrivée à Ivato du président Rajaonarimampianina, le 5 octobre 2015

Arrivée à Ivato du président Rajaonarimampianina, le 5 octobre 2015

« Pourquoi ne pas avoir parlé des îles éparses ? Mais qui donc les médiatise ? Lorsque la question à leur sujet circule, moi je dis : est-ce que c’est une urgence car, comme vous l’avez dit, allons nous pencher sur l’insécurité ; allons nous pencher sur le développement ; allons nous pencher sur la famine ici et là, ce sont là des choses très importantes !

Nous avons un débat d’idées à organiser ici. Moi, je dis que c’est ce débat d’idées qui fait partie des choses importantes. Laissons ce genre de questions pour entrainer des troubles (la déstabilisation). Cela fait des dizaines d’années que ces choses (Ndr : les îles éparses) sont là, et ceux qui ont débattu à leur sujet depuis ces dizaines d’années, qui avaient voulu leur restitution n’ont pas réussi et n’ont pas poursuivi leur menée jusqu’au bout.

Il y a eu des moments où on n’en avait plus jamais parlé. Or, ces terres sont bien là ! Elles n’ont pas été englouties en ces moments pour resurgir lorsque Rajaonarimampianina est arrivé et qu’il faut en parler. Moi je dis qu’il y a déjà eu des concertations les concernant, hein, avec des pays heu heu heu, comme la France qui est impliquée par cette chose, hein. Alors il y aura un débat d’idées les concernant, hein, alors moi je dis que nous verrons… ».

La France restera toujours au temps de Gallieni, à propos de ces îles. C'est aux dirigeants malgaches d'être plus agressifs, plus patriotes

La France restera toujours au temps de Gallieni, à propos de ces îles. C'est aux dirigeants malgaches d'être plus agressifs, plus patriotes

Mais purée de pomme de terre ! Etre amnésique à ce point frise la démence. Comment être devenu un personnage qui ne tient pas parole à ce niveau. Les Malgaches qui ont voté pour vous et même ceux qui n’ont pas voté pour vous se rappellent très bien de vos déclarations urbi et orbi au sujet de ces îles éparses MALGACHES, le 23 octobre 2015, à l’hôtel Carlton (VIDEO ICI) : « Je vais me battre et me battre farouchement » pour leur restitution. Un vrai cheval de bataille électoral. Et c’est en partie pour cela aussi, pour votre détermination de l’époque, que des Malgaches ont voté pour vous comme pour cette question de délestage où à la même date et au même endroit vous avez promis avec force conviction qu’ « il n’y aura plus de délestage dans tout Madagascar entre 3 et 6 mois lorsque je serai élu » (VIDEO ICI).

A présent, ces îles MALGACHES sont devenues des « choses », « des objets » ? Or, elles regorgent de richesses que d’autres exploitent. Et les délestages, eux, font actuellement des ravages, comme ce soir (5 octobre 2015) où le courant a été coupé durant trois bonnes heures. A présent, cette question des îles éparses MALGACHES est devenue une question pour amener la « déstabilisation » ? Nous, on se fout de ce que vos prédécesseurs ont fait ou pas fait. De toute façon, ils sont été déboulonnés de leur piédestal par la colère populaire. Ce n’est pas un mensonge! A présent, ouvrez grands vos yeux et lisez ce qui suit :

Hery Rajaonarimampianina. Un président des mêmes causes, mêmes effets

Y-a-t-il des commentaires à faire? Des excuses à bafouiller? Excuses officielles lues sur le site de la présidence: « Nous attendons les discussions avec la France et focalisons-nous prioritairement sur le redressement de notre pays », a déclaré le Chef de l’Etat malagasy. C'est donc aux dirigeants malgaches d'attendre le bon vouloir de la France alors? Passons. Ce n’était pas aux dirigeants des six périodes transitoires que Madagascar a travers de faire les démarches nécessaires. Actuellement, vous êtes le premier président élu de la IVème république de Madagascar, après avoir été le candidat Hery Vaovao n°3. Il est de votre devoir, et selon vos déclarations et promesses au Carlton, d’engager les pourparlers. Ou bien vous allez aussi attendre que Ban-Ki-moon vienne vous supplier ? Oui, Rajaonarimampianina est arrivé et c’est son devoir de redevabilité envers le peuple malgache de combattre pour la restitution de ces îles dont les richesses s’évaluent en milliards de dollars. Vous êtes allés à l’ONU, deux fois, en 2014 et en 2015, et tout le peuple attendait la concrétisation de vos paroles. Hélas, vos déclarations de ce jour, à Ivato, ont fait râler même les muets.

Hery Rajaonarimampianina. Un président des mêmes causes, mêmes effets

La question est devenue, de votre bouche, un « débat déstabilisateur » scandaleux. Malheur à celui par qui le scandale arrive! Un dirigeant éclairé, Monsieur, laisse de beaux souvenirs impérissables à la postérité, lorsqu’il quitte son poste à durée toujours limitée dans le temps. A moins de vouloir devenir président à vie. Or, déjà, de votre vivant, la majorité des Malgaches vous surnomment Rajao-qui-fait-ronfler (Rajaonarimampiesona, jeu de mot tiré Rajaonarimampianina), et même Rajao-qui-étourdit (Rajanarimahafanina). Mais c’est vous qui, actuellement, déstabilisez le pays tout entier! Et tant que je serai envie, mon devoir est de dénoncer toutes vos dérives ruinant le pays qui vivra encore pire. Car nous entrons de plain-pied dans une dictature avec ces déclarations méprisables et méprisantes sur ces îles MALGACHES qui, pourtant, peuvent garantir l’avenir de tout un peuple. « Nous allons voir ». Voir quoi dans le noir des délestages persistants? Encore une promesse d’ivrogne. Mais la majorité des Malgaches n’a plus confiance en vous, cessez de vous leurrer.

Hery Rajaonarimampianina. Un président des mêmes causes, mêmes effets

Le Président amnésique (discours ici) et le Premier ministre patriote (discours ici)

Dans un pays dirigé par un vrai patriote et un vrai démocrate, le développement est palpable en deux années. Mais, avec vous, après ce laps de temps, on en est encore au stade des « débats d’idées ». Mais le peuple malgache est confronté à la guerre tout court : une guerre contre des dirigeants qui n’ont aucun intention de s’occuper réellement du sort de leurs compatriotes, louant des étrangers qui, eux, se gaussent de ces discours montés sur ressorts et de ces essuyages de bouche comme pour éviter que ne s’échappe la phrase de la cruelle vérité: « çà vous apprendra à voter pour moi ».

Hery Rajaonarimampianina. Un président des mêmes causes, mêmes effets

Tous les quatre ont été balayés par la foule (comme le chante Edith Piaf) pour leur même style de mauvaise gouvernance. Tsiranana en 1972, après avoir été réélu 5 mois plus tôt, à plus de 98%!; Ratsiraka en 1991, Amiral qui se croyait toujours en pleine puissance; Zafy en 1996 par manque de discernement; Ravalomanana en 2009 qui, jusqu'au bout, croyait encore à sa popularité perdue à cause de son mépris affiché pour le peuple malgache

Mais vous croyez vraiment être intouchable jusqu’en 2018 et que vous pouvez agir à votre guise? Je ne suis pas devin mais allez demander à Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana (Tsiranana est déjà décédé). Aucun n’a pensé, même pas une seconde, qu’il allait être balayé par le peuple à un moment précis. J’ai vécu toutes ces déchéances depuis Dadabe Tsiranana. Et les prémices sont les mêmes qui ont déjà été bien entamées dans ce début de IVème république. Car les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Aussi, Monsieur, persistez toujours dans votre « expertise » de tromperies. Nous, journalistes, nous allons laisser des textes, des photos et des vidéos pour ne pas avoir à entendre encore: « Mais je n’ai jamais fait çà ».

Hery Rajaonarimampianina. Un président des mêmes causes, mêmes effets

Et la vie continue dans laquelle un mandat présidentiel est pisse de chat dans la vie de la nation dirigée par des hommes masqués à l’âme aussi noire qu’un dimanche dans les ruelles d’Ankadifotsy… Deux années ont passé, l’excuse du « c’est mon entourage qui est mauvais » ne tient plus la route. L’incompétence et le mépris guident le pays entier vers le gouffre d’un sous-développement avancé qui sera -qui est déjà- vite récupéré par des intérêts étrangers. A ce rythme pourquoi ne pas vendre carrément ces iles éparses MALGACHES ? Mais rappelez-vous : un linceul n’a pas de poches et seuls les hommes de cran se parent d’un linceul et non pas les couards vivants.

Jeannot Ramambazafy – 5 octobre 2015

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