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jeannotramambazafy.overblog.com

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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Madagascar. Présidence de la République, fief des criminels ?

La presse nationale a fait de son chou gras l’incroyable braquage qui a été perpétré par trois Gendarmes du G6 à Toamasina. Nos colonnes ont également aligné des révélations se rapportant à l’implication de trois autres Gendarmes dans les affaires de kidnapping

Question pertinente
D’emblée, il faut reconnaître que tous ces faits criminels sont trop « liés » à cette première Institution de l’Etat. D’ailleurs, de mauvaises langues ont manifesté le malin plaisir à indiquer que, justement, c’est cette « liaison » de ces crimes avec la Présidence de la République qui pourrait expliquer ce mutisme et cette inertie observés par les autorités compétentes à élucider, jusqu’au prononcé de verdict judiciaire, toutes ces affaires pénales. « Personne n’irait risquer et sa carrière et encore moins sa vie à poursuivre judiciairement ce Karàna et ces Gendarmes qui bénéficient d’une forte protection d’un ou d’une Conseiller à la Présidence de la République », a-t-on déclaré. Bien évidemment, l’idée d’ouvrir des enquêtes judiciaires contre ce ou cette Conseiller n’effleure même pas l’esprit de quiconque. Et ce ne sera guère Jean Ravelonarivo et Emmanuel Razafindrazaka dit Bôlô, ce dernier ayant été récemment nommé Conseiller spécial à la Primature en charge de la sécurité et des investigations, qui vont pouvoir faire remuer les choses. Etant entendu que ces deux compères de Mahazoarivo n’iraient nullement oser faire éclater des poursuites judiciaires pour jeter en prison ce ou cette redoutable Conseiller à la Présidence de la République. En clair, tout ceci amène plus d’un mauvais esprit à se poser une question pertinente : la Présidence de la République serait-elle devenue le fief des criminels de tout acabit ?

Damien Velonjara

Toujours dans la confusion totale…

En dépit de l’« alerte » médiatique qui a été donnée dans nos colonnes (voir notre édition d’hier), la confusion totale persiste quant aux informations touchant le cas des deux Gendarmes du G6 épinglés, avec des milliards de nos francs, du côté de Moramanga. Ainsi, une première source policière a indiqué hier que, compétence territoriale oblige, les deux « Bérets noirs » en question, avec un autre qui s’est constitué prisonnier, ont été acheminés à Toamasina pour y subir la suite de leurs enquêtes préliminaires, le lieu de leur arrestation et celui où ils ont perpétré leurs crimes relevant de la compétence de la Justice tamatavienne. Or, une seconde source, toujours policière, a déclaré que les trois « Bôdega » dont il s’agit sont encore dans la Capitale, en train de subir les mêmes enquêtes policières et sous la supervision d’un Officier supérieur de la Gendarmerie nationale, comme les textes l’exigent. En clair, personne, au niveau de la Police nationale, n’ose évoquer, devant la presse nationale, les péripéties de cette abominable affaire. Sauf le directeur général, Jean Rolland Andriamampionona, qui a révélé que « les trois Gendarmes en question continuent à subir leurs enquêtes, faites sous les yeux d’un Officier de la Gendarmerie nationale, et que lesdites enquêtes risquent de durer pour démasquer leurs éventuels complices ».

Une déclaration plutôt laconique.

En parallèle à tout ceci, une troisième source policière a confirmé hier que « les deux éléments du G6 sont effectivement en service à la Présidence de la République ». Plus précisément, « faisant partie de la garde rapprochée du Président de la République ». Là, au moins, les choses sont ainsi claires pour qu’aucun sbire aux Palais d’Iavoloha et d’Ambohitsorohitra n’aille encore cribler la presse nationale de quelconque critiques au vitriol, d’avoir « déliré » sur des faits imaginaires ou non fondés. Maintenant, la question est de savoir quel serait le comportement de tous ces gourous qui nous gouvernent au niveau de cette première Institution de l’Etat, notamment le Président de la République, face à ce scandale sans précédent ? Un scandale du siècle qui risque fort de faire lézarder, sinon de faire crouler les murs même de ces Palais présidentiels. Surtout si les rumeurs - attenant au fait que ces deux éléments du G6 auraient été envoyés, par un gros nabab de la Présidence de la République, pour mener cette opération suicide dans la Capitale de l’Est – s’avèrent fondées. Quoi qu’il en soit, le fait même par la Police et la Gendarmerie nationales de continuer à entretenir la confusion totale, dans le traitement de ce dossier enflammé, prouve, à plus d’un titre, que, quelque part, quelqu’un cherche tous les moyens, même les plus inimaginables, à faire noyer cette lugubre affaire.

Damien V.

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