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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Jusqu'où ira cet homme pour cacher son incapacité à diriger la Nation malgache ?

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Présidence de Madagascar. D’anciens candidats nommés conseillers politiques…

Le président de la République devrait nommer officiellement certains de ses anciens concurrents à la présidentielle comme conseillers politiques. Un statut spécialement créé pour l’occasion.

Sur mesure. Malgré quelques mois d’attente, il semble que certains des anciens candidats à la présidentielle qui se sont alignés derrière Hery Rajaonari­mampianina, président de la République, au second tour des élections ont fini par être casés.

Trois d’entre eux, en l’occurrence Jean Eugène Voni­nahitsy, Pierrot Rajaonarivelo et Julien Razafimanazato, se verraient gratifier du titre de « conseiller politique présidentiel ».

Selon une source concordante, « le conseiller politique a le même statut que les conseillers spéciaux ». Pour l’heure, la nomination des trois anciens prétendants à la magistrature suprême ne serait pas encore officielle, mais « c’est déjà acquis », a affirmé la source. « Les conseillers politiques du Président disposent déjà de leurs bureaux à Iavoloha et depuis quelque temps, ont déjà tenu des réu­nions avec lui. Il ne reste plus qu’à attendre le décret de nomination et une réorganisation de l’organigramme de la Présidence, car ce statut n’est pas prévu », a-t-elle ajouté.

Les explications recueillies indiquent par ailleurs que les trois anciens candidats à la présidentielle faisaient partie de « la cellule politique » qui aurait entouré le chef de l’État depuis son entrée en fonction. Une entité qui aurait été présidée par Rivo Rako­tovao, ministre d’État en charge de l’Aménagement du territoire, de l’infrastructure et de l’équipement, et dont aurait également fait partie Benjamina Ramanan­tsoa, ministre du Tourisme.
À part les trois anciens présidentiables, «Benjamin Vaoavao [ancien ténor du parti de l’Avant-garde pour la rénovation de Madagascar (Arema)] et Erick Rabeharisoa [membre du parti Libéralisme économique et action démocratique pour la reconstruction (Leader Fanilo)]» seraient également en voix de nomination pour être « conseillers politiques » du Président.
Tous deux feraient également partie de la « cellule politique » du locataire d’Iavoloha. «Si une telle nomination intervient, ce ne serait que normal, car ils ont été parmi les compagnons des heures électorales et se sont engagés personnellement», a déclaré Jaobarison Randrianarivony, conseiller spécial de Hery Rajaonari­mampianina, qui s’est toutefois gardé de toute affirmation, sans pour autant infirmer les faits rapportés.

Laissés-pour-compte

« Le cas échéant, cela ne devrait pas être considéré comme un renvoi d’ascenseur, mais comme un fait normal » a-t-il ajouté. Quoi qu’il en soit, le raccourci à une marque de reconnaissance semble tentant, étant donné que le statut de « conseiller politique » ne figure pas dans l’organigramme de la Présidence. De plus, à en croire les informations, le locataire d’Iavoloha pourrait être aux petits soins pour ses proches collaborateurs.

« Dans un premier temps, il a été prévu qu’ils seraient nommés simples conseillers, mais ils ont refusé, car ce statut est en dessous du directeur de cabinet de la Présidence. Le conseiller politique, lui, relève directement du Président », a soutenu une source avisée. D’autres anciens candidats à la présidentielle qui ont choisi de soutenir l’homme fort de la République se sont vus attribuer des sièges plus ou moins confortables au sein du régime. À l’instar de Roger Kolo, Premier ministre, Jules Etienne Roland, ministre de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises, grâce au retrait desquels, Hery Rajaonarimampianina a pu se présenter aux élections.

Il y aussi Rolland Ratsi­raka, ministre des Travaux publics, Joseph Martin Ran­driamam-pionona, ministre de l’Élevage, qui ont également donné du leur durant le second tour pour faire élire le candidat numéro 3 en ces temps-là. Toutefois, certains anciens prétendants à la magistrature suprême qui ont eux aussi mouillé le maillot pour Hery Rajaonari­mampianina au second tour, semblent être laissés pour compte, comme Patrick Raharimanana. « Je n’ai de problème avec personne. Il n’y a eu aucune contrepartie préalable à mon soutien au Président durant les élections (…) », a réagi ce dernier.

Garry Fabrice Ranaivoson – L’Express de Madagascar

12.08.2014 |

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