Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
jeannotramambazafy.overblog.com

jeannotramambazafy.overblog.com

Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Jean RAZAFINDAMBO

Jean RAZAFINDAMBO

Jean Razafindambo est un « ancien » journaliste installé depuis longtemps au Canada. Il était récemment de passage à Madagascar pour présenter son recueil de textes intitulé : « «Lettres à mon pays, l'île de Madagascar : Mais où est-il parti ce meilleur de nous-mêmes ». Face à la situation qui prévaut actuellement dans la Grande île de l’océan Indien, il n’a pas pu rester de marbre et donne son avis très pertinent.

Jeannot Ramambazafy – 21 juillet 2014

La politique, dans tout ce qu’elle a de plus beau et en même temps de plus détestable!

Le gros bon sens nous dit que développer un pays durablement prend beaucoup de temps. Qu’est-ce qu’un politicien au pouvoir peut donc faire en quelques mois pour résoudre des problèmes qui ne datent pas d’hier Pas grand-chose à concrètement et franchement parler nous chuchote le gros bon sens! Mais qu’est-ce qu’une population peut faire si, dans les faits, il ne se passe vraiment pas grand-chose au moment où tout le monde ou presque s’attend à ce qu’il se passe quelque chose de tangible à la grandeur du pays Surtout si, en apparence, faute de concret, tout le monde ne perçoit même pas que les bonnes bases de ce qui va se passer de bon plus tard sont en train de se mettre en place Mais qu’est-ce qui va se passer si, dans les faits, ce que les politiciens au pouvoir sont en train de concocter est perçu sans aucune forme de procès par l’ensemble des gouvernés comme inadéquat pour résoudre les problèmes qui ne datent pas d’hier La perception joue donc un grand rôle, que les politiciens le veuillent ou non, dans la dynamique de gouvernance d’une société. Comment donc intégrer cette perception de l’ensemble des gouvernés pour en faire un outil de bonne gouvernance et de développement durable Voilà la question à plus d’un milliard d’euros, n’est-ce pas Car ce qui est logique dans la planification stratégique et politique des gouvernants peut tout simplement être tout à fait illogique dans la perception qu’a l’ensemble de la population. Surtout si, dans le cas particulier de Madagascar, il existe une perte de confiance qui ne date pas d’hier des gouvernés envers les gouvernants. Et ce, quels qu’ils soient ces gouvernants! Il convient de le souligner ici qu’il ne s’agit plus de perception mais de la réalité des faits. Il ne s’agit pas non plus de mettre en doute la capacité de qui que ce soit d’apporter des solutions aux problèmes de Madagascar. Il s’agit tout simplement de mettre en évidence la fragilité de l’équilibre qui doit exister entre les gouvernés et les gouvernants. En effet, quelle que soit la capacité d’une administration à apporter des solutions aux problèmes d’un pays, ces solutions perdront toute leur efficacité si elles ne sont pas bien perçues au point de départ par l’ensemble de la population. C’est aussi simple que ça! Il y a bien des mots qui ont certainement perdu leur sens véritable au fil des années entre les gouvernés et les gouvernants à Madagascar en raison de la perception. Et, à vrai dire, ce n’est plus une perception mais c’est devenu une réalité dans les faits. J’imagine que, dans les faits, les tenants actuels du pouvoir sont conscients de ces enjeux, je l’admets, pas facile à saisir même si dans la perception de l’ensemble de la population, c’est plutôt le contraire. Car, en politique, dans tout ce qu’elle a de plus beau et en même temps de plus détestable, c’est justement dans ces moments où on croit tellement à ce qu’on pense, dit et fait qu’il faut se poser de sérieuses questions. Surtout pour les personnes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie des gouvernants avec la lourde responsabilité de tout faire fonctionner au bénéfice et non au détriment de l’ensemble des gouvernés. Autrement dit, c’est quant on pense avoir raison qu’il faut se poser des questions sur la perception que cela puisse avoir au niveau de l’ensemble de la population. Et si tel est l’impératif quand on pense être dans la raison, les exigences ne peuvent être moindres que cela lorsqu’on est véritablement ou apparemment dans les torts… Tout cela pour dire que quel que soit ce que les gouvernants sont en train de faire ou ne pas faire, il convient de souligner l’importance de la confiance entre les gouvernés et les gouvernants. Et ne perdons pas de vue le fait que l’échec d’une politique des gouvernants aura des conséquences très perceptibles sur la vie au quotidien des gouvernés. On n’apprend plus ce genre de chose à l’ensemble de la population qui le sait, de fait, depuis les régimes qui se sont succédé à Madagascar. Elle n’aspire qu’à une seule chose : avoir confiance en ses gouvernants pour résoudre les problèmes qui ne datent pas d’hier… Alors, si on fait véritablement quelque chose de bon pour l’ensemble de la population mais c’est perçu autrement par cette population, ce n’est pas à la population qu’il faut en vouloir mais à la manière de faire les choses.

À la prochaine!

Jean Razafindambo - 21.07.2014 |

Articles récents

Hébergé par Overblog