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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Roland Ravatomanga au micro de Bilal Tarabey (avec le casque d'écoute)

Roland Ravatomanga au micro de Bilal Tarabey (avec le casque d'écoute)

Le président fuyard exilé volontaire en Afrique du Sud n’a plus rien à perdre. Profitant des défaites massives de Jean Louis Robinson, il veut persuader les gens d’Antananarivo (du Magro Behoririka surtout) de « défendre leur choix au nom de la Nation ».

Roland Ravatomanga, responsable d'une future guerre civile malgache

Et si le Robinson a disparu de la scène publique (il n’était pas à la CENI-T le 3 janvier 2014 ; il n’était pas au côté de Razaka Elisé qui a annoncé des résultats qui n’engagent que son QG ; il n’était pas au Magro Behoririka le 4 janvier lorsque Ravalomanana est intervenu via téléphone pour une énième intervention-lavage de cerveau), un autre trio infernal est apparu, avec pour mission de convaincre les esprits faibles qu’il est temps de défendre son choix en rééditant 2002. Donc par les armes : (« Vonona ny hamerina ny tamin’ny 2002 bis isika hiaro ny safidinareo ») -Nous sommes prêts à faire un 2002 bis pour défendre votre choix-, dixit Me Hanitra Razafimanantsoa au Magro Behoririka, le samedi 4 janvier 2014.

Roland Ravatomanga, responsable d'une future guerre civile malgache

Ce trio est composé de Roland Ravatomanga, Me Hanitra Razafimanantsoa donc et Razaka Elisé (de g. à dr. ci-dessus). Leurs noms figureront dans les recoins sombres et noirs de l’Histoire politique de Madagascar. En effet, ils ne seront jamais que les tristes instruments de la soif de pouvoir d’un Marc Ravalomanana au bout du rouleau et qui n’hésite pas un instant à pratiquer la politique de la terre brûlée, avec un discours de sainte nitouche. Et tant pis pour les victimes car "Dada a dit que la lutte ne s'achèvera que lorsque je serai de retour au pays" ("Ka hoy i Dada: raha tsy tonga any aho tsy mijanona ny tolona").

Pour avoir une idée de l’esprit machiavélique de Ravalomanana et l’esprit retors de Roland Ravatomanga, le factotum des futurs sévices, voici la transcription des déclarations de ce dernier au micro de Bilal Tarabey (voir et écouter aussi vidéo ci-dessus) :

Question de Bilal Tarabey (Rfi) au Magro Behoririka, lieu de rassemblement des « zanak’i Dada » :

« Allez-vous appeler à manifester dans la rue ? »

Réponse de Roland Ravatomanga :

« Jamais ! Jamais ! Si la population veut descendre dans la rue, c’est pas notre devoir de l’en empêcher, c’est leur droit le plus absolu… »

Mais dans cette vidéo, il y a aussi l’interview d’un réserviste. Des déclarations pas rassurantes du tout…

« Je suis un réserviste, je peux avoir des armes et je défends les votes des Malgaches. Je peux le faire ! ».

Pour comprendre, les réservistes de l’armée avaient été utilisés par Ravalomanana, en 2002, pour « pacifier » le pays. Le fameux « Haza lambo ». Mais nombre d’entre eux non pas été payés, d’autres carrément rejetés par Ravalomanana lui-même, plus tard...

Mamy Rakotoarivelo (au centre entre Robinson et Me Hanitra) veut bien jouer au supporteur indéfectible mais n'entend pas être la complice d'une guerre civile annoncée. Il ne veut pas être responsable d'une tuerie entre Malagasy. Ce n'est absolument pas la même chose...

Mamy Rakotoarivelo (au centre entre Robinson et Me Hanitra) veut bien jouer au supporteur indéfectible mais n'entend pas être la complice d'une guerre civile annoncée. Il ne veut pas être responsable d'une tuerie entre Malagasy. Ce n'est absolument pas la même chose...

Déjà donc, en allumant le feu, Roland Ravatomanga veut jouer à Ponce Pilate ? Mais il ne s’en sortira jamais à bon compte. En passant, concernant la « nomination » de ce Roland Ravatomanga, Marc Ravalomanana a osé déclarer que c’est parce que « Chissano lui avait dit que Mamy Rakotoarivelo ne pouvait pas être chef de file car il est un Chef d’institution ». Ben il en a mis du temps pour comprendre cela, mais il prend vraiment les Malagasy pour des cons finis, ma parole ! Mamy Rakotoarivelo est tout ce qu’on veut, mais il s’est refusé à être le complice d’une guerre civile annoncée.

En tout cas, la disparition de Jean Louis Robinson du devant de l’actualité est signe de débâcle. D’autant plus que leur « partenaire » de choix (Plus de 4% au premier tour du 25 octobre 2013) s’est manifestée, contredisant cette démarche de guerre civile.

Roland Ravatomanga, responsable d'une future guerre civile malgache

Communiqué de Saraha Georget (photo ci-dessus en vert, couleur de son parti)

« J’en appelle aujourd’hui au calme de nos militants et à la retenue de tous les gens de bonne volonté qui risquent de se sentir floués, spoliés de leur voix qu’ils avaient espéré un temps pouvoir retrouver. Il faudra que tous nos concitoyens acceptent la décision de justice des instances de la CES, quelle qu’elle soit. Ce ne sera pas dans l’affrontement que la solution se trouvera. Nos concitoyens ont suffisamment souffert tout au long de ces cinq années de crise dramatique, pour que nous ne puissions plus les exposer aux dangers d’une crise à la violence avérée. Il nous faudra dès lors nous battre pour continuer à construire l’espoir ».

"Cases dismissed" signifie cas (ou requêtes) rejetés

"Cases dismissed" signifie cas (ou requêtes) rejetés

Au train où vont les choses, ce remake de 2002, ne sera qu’un feu de paille qui révèlera enfin au monde entier la vraie mentalité de Marc Ravalomanana : un menteur, un parjure et un semeur de zizanie.

Roland Ravatomanga, responsable d'une future guerre civile malgache

Car même si Jean Louis Robinson se ressaisit (miracle mon ami !) et accepte les résultats de la CES (Cour électorale spéciale), Ravalomanana poursuivra son œuvre de destruction n’ayant plus rien à perdre. Je ne le redirais jamais assez. Seul effet de douche écossaise qui le stoppera : que la justice africaine active son audition à propos du massacre du 7 février 2009. Car tous semblent perdre de vue que c’est pour cela qu’il ne peut pas quitter l’Afrique du Sud.

Roland Ravatomanga, responsable d'une future guerre civile malgache

Son passeport lui avait déjà été confisqué, étant mis en examen, en attendant d’être écouté par la justice du pays de Madiba.

Jeannot Ramambazafy – 5 janvier 2014

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Madagascar: la mouvance Ravalomanana menace de descendre dans la rue

Le parti de l’ancien président malgache Marc Ravalomanana a menacé samedi de faire descendre ses partisans dans la rue si la Cour électorale spéciale (CES) ne reconnaissait pas la victoire de son candidat Robinson Jean Louis à la présidentielle.

Le candidat du pouvoir Hery Rajaonarimampianina a remporté le second tour de l’élection avec 53,40% des voix selon les résultats finaux annoncés vendredi par la commission électorale, mais la CES doit maintenant examiner les différents recours avant de proclamer le vainqueur.

M. Jean Louis, qui crie à la fraude depuis le scrutin du 20 décembre, a déposé de nombreux recours en annulation. Il s’estime gagnant avec près de 53% des suffrages.

« Pour vous à la CES, je m’adresse spécialement à vous, la foule ici sur la +place de la Foi+ (un ancien supermarché de M. Ravalomanana où se rassemblent régulièrement ses partisans, ndlr) s’adresse spécialement à vous. Ne comptez pas arnaquer le peuple », a lancé le nouveau chef de la mouvance Ravalomanana, Roland Ravatomanga, lors d’un meeting samedi.

« On n’a pas l’intention de vous terroriser, ni de vous menacer. Mais on vous prévient seulement: attention, vous risquez de subir la fureur du peuple », a-t-il poursuivi.

« Encore une fois on ne terrorise pas, on ne menace pas. Ne nous forcez pas à faire une bêtise », a ajouté M. Ravatomanga, qui s’exprimait en malgache.

« Nous avons un juriste de confiance au sein de la CES. Si jamais nous savons avant l’heure que ça va dans le mauvais sens, alors, nous nous en excusons à l’avance, mais le peuple va se lever », a-t-il menacé.

Après le meeting, Roland Ravatomanga s’est montré beaucoup plus mesuré en français devant la presse étrangère: « On n’a jamais demandé de manifestations dans la rue. »

« Si la population veut descendre dans la rue, ce n’est pas notre devoir de l’en empêcher, c’est son droit le plus absolu, nous n’avons, personne, aucun d’entre nous n’a prononcé le mot de descente dans la rue, ne nous faites pas dire ce que nous n’avons dit », a-t-il assuré.

Les « fraudes massives » avancées par le camp de Robinson Jean Louis n’ont pas été constatées par les différentes missions d’observateurs étrangers, dont celle de l’Union européenne, déployées à Madagascar.

Le scrutin est censé sortir Madagascar de la grave crise politique déclenchée en 2009 par le renversement de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, qui soutient aujourd’hui Hery Rajaonarimampianina.

http://maliactu.net/madagascar-la-mouvance-ravalomanana-menace-de-descendre-dans-la-rue/

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