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Promotion pour le développement culturel et social de Madagascar

Publié le par Jeannot Ramambazafy
Les 33 candidats en lice pour le 25 octobre 2013

Les 33 candidats en lice pour le 25 octobre 2013

TRANSITIONS

Jour J-2 pour le premier tour de l’élection qui permettra à Madagascar un retour à l’ordre constitutionnel suspendu en 2009 par la révolution orange dirigé par Andry Rajoelina. C’est ce que retiendra l’Histoire. Comme elle a retenu le 13 mai 1972 suivies des deux transitions dirigées par le général Gabriel Ramanantsoa (Gouvernement d’union nationale) et le général Gilles Andriamahazo (Directoire militaire). Comme elle a retenu la transition de 1975-1976 dirigée par le capitaine de frégate Didier Ratsiraka (Président du Conseil suprême de la Révolution). Comme elle a retenu la transition de 1991 à 1993 dirigée par le Professeur Albert Zafy, dénommée Haute autorité de l’Etat (HAE). Comme elle retiendra la transition de 1996-1997 dirigée par Norbert Lala Ratsirahonana. Toutes des personnalités ayant eu rang de Chef d’Etat, mais non élues.

ELIRE ET NON PLUS DEPOSER

Parmi ces personnalités, seuls Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont été élus. Ils ont promis monts et merveilles mais ont été jetés hors du pouvoir par un peuple qui en avait assez d’être paupérise au fil des décennies. Car bien que le pays des Malagasy regorge de richesses énormes, le peuple, lui, est devenu parmi le plus pauvre du monde, monétairement parlant, sur presque quatre générations. Dans ce passé encore proche, on allait déposer un bulletin (« androtsaka vato ») plutôt que voter vraiment, choisir, élire un candidat (« Hifidy »). Par peur, par ignorance. Et après quelques années, c’était le désenchantement total. En entamant un second mandat, chaque président élu a toiletté la constitution à sa guise pour tenter de se maintenir au pouvoir. Marc Ravalomanana n’a pas échappé à cette « règle », mais cela n’a pas empêché sa fuite en Afrique du sud où il se trouve toujours à l’heure actuelle. Et d’où il téléguide son poulain avec un slogan pourri jusqu’à la prononciation (« Mino fotsiny ihany ») et qui finira classé dans la catégorie du blasphème.

BULLETIN UNIQUE ET CENI-T

Après plus de quatre années de transition (période allant d’une république à une autre -et non période pour développer un pays- et destinée à ce retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections), un calendrier électoral a enfin été établi. Ainsi, après 7 ans, les Malagasy vont aller aux urnes avec un changement qui restera dans les annales de l’Histoire des élections à Madagascar : l’utilisation du bulletin unique pour la première fois et l’organisation par une entité indépendante (la CENI-T). On dira ce qu’on voudra mais c’est mieux que le ministère de l’Intérieur de jadis. Non ? Cela signifie que, contrairement aux élections précédentes, chaque candidat sera présent dans tous les bureaux de vote répartis dans les 22 régions de l’île. On a fait tout un foin dans la « manipulation » de ce bulletin unique mais c’est vraiment pour prendre le peuple malagasy pour un ensemble de personnes arriérées…

TOUS SONT CERTAINS D’ETRE ELUS…

Bon, je ne vais pas faire tout un roman sur un passé qui ne reviendra plus jamais mais dont il faut tout de même tirer des leçons. Tous ces 33 candidats, à les entendre, méritent et sont certains d’être élus. Mais c’est de l’utopie, mathématiquement parlant. Tous ont un programme qui va sortir Madagascar de la pauvreté monétaire de son peuple. Il y en a un qui se donne 100 jours, tandis qu’un autre promet un million d’emplois au lendemain de son élection… Si l’on survole tous ces beaux programmes, les mots-clés qui ont attiré l’attention, durant ce mois de campagne électorale sont : « fandriahampahalemana » (paix et sécurité), emplois, agriculture, éducation. Entre nous, ce sont les piliers de tout développement de l’homme par l’homme. En effet, sans ressources humaines, tout n’est que du vent. Mais sans nerf de la guerre, c’est le néant.

QUI FERA LA DIFFERENCE AUX YEUX DES ELECTEURS ?

Lequel de ces 33 candidats fera la différence ? Ben, celui qui, aux yeux des électeurs, réalisera ses promesses. Certains étaient déjà au pouvoir mais on n’a rien vu venir. Sauf la dégringolade sociale. D’autres vont tenter leur « chance » (« vintana ») en sautant directement du rez-de-chaussée au 7è étage. Souhaitons qu’ils auront l’onguent nécessaire car tomber de haut çà fait mal au risque de ne plus s’en relever. Un n’est que le factotum de l’ancien couplé présidentiel et un second un sale opportuniste. Enfin, quelques-uns ont une « cote » appréciable. Mais. Les électeurs de 2013 ne seront pas ceux de 2002, ni de 1993 et encore moins ceux des périodes Ratsiraka et Tsiranana où les résultats frôlaient les 100% avec des bourrages d’urnes en bois pas racontables ici : PSD, AREMA. Le TIM a suivi l’élan en ayant déclaré purement et simplement, en 2006, que le courant ne fonctionnait pas à la Coupole du ministère de l’Intérieur. Comme si les groupes électrogènes n’existaient pas étaient plus chers qu’un 4X4 tout-terrain…

DOUCHE FROIDE

En tout cas, parmi les inepties, la démagogie entendues ici et là, tous ceux qui ont déversé la haine, l’invention et le mensonge (aussi bien les candidats que les médias et les intellectuels), ne s’en sortiront jamais indemnes. Le passé est riche d’exemples… Car on ne (re)construit pas la Nation avec cela. Pour ces candidats (mais aussi pour les électeurs) qui croient sur comme fer qu’ils seront élu, voici le tableau complet de l’élection de décembre 2006. Pour leur rafraîchir la mémoire. Mais pour certains, déjà ce sera la douche froide… Un, pourtant, avait déjà prêté serment à la télé… Que chacune et chacun se reconnaisse dès à présent.

Madagascar: on ne reconstruira jamais la Nation sur la haine, l’invention et le mensonge – Résultats de l’élection de décembre 2006

Résultats de l’élection du 3 décembre 2006. Tous étaient convaincus de gagner. Et voyez le pourcentage recueilli par l’actuel candidat Monja Roindefo. Battu par Elia Ravelomanantsoa, le seule dame de cette élection d’il y a 7 ans. Notons que pour le 25 octobre 2013, le nombre des électeurs inscrits sur les listes est de 7.823.305 (voir répartition plus bas). Ce tableau figurera dans mon ouvrage « Histoire des élections à Madagascar, de 1959 à 2013 ». Il sortira quand ? Quand le moment viendra…

Madagascar: on ne reconstruira jamais la Nation sur la haine, l’invention et le mensonge – Résultats de l’élection de décembre 2006

Répartition des électeurs inscrits pour cette année 2013. Croyez bien que ce ne sont pas tous celles et ceux qui ont assisté aux meetings durant le mois de propagande qui sont inscrits sur les listes. Or, je connais déjà celles et ceux qui vont contester les prochains résultats…

Jeannot Ramambazafy – 23 octobre 2013

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